Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 07:12

ENS Eduscol

Extraits

Afin d'illustrer l'originalité et l'intérêt de cet ouvrage, nous vous proposons le sommaire et l'extrait"Lavoisier : de l’offensive antiphlogistique
aux trois états de la matière"
 en pdf :

Sommaire & Lavoisier : de l’offensive antiphlogistique aux trois états de la matière

 

_____________________________________________________________________________________

 

Le Télégramme

Pourquoi une histoire de l'oxygène? 
La chimie est une science très ancienne. Écrire son histoire, c'est très compliqué et ça a déjà été fait. Je me suis donc intéressé à l'oxygène, dont la découverte a annoncé l'avènement de la chimie moderne. Lorsque Lavoisier nomme pour la première fois l'oxygène et l'intègre à sa nomenclature, en1787, c'est un moment de rupture dans l'histoire de la chimie. Car, cette découverte met à mal deux traditions qui jusque-là avaient le monopole. Il y avait d'abord la tradition grecque des quatre éléments: l'eau, l'air, la terre et le feu. Or,Lavoisier met en évidence la notion de gaz et montre que l'air que l'on respire est un mélange de plusieurs gaz.

____________________________________________________________________________________

Nord Littoral

Ça nous fait de l’air !

La formule chimique O2 fait désormais partie de notre langage courant, mais sait-on vraiment ce qu’elle signifie ? Ce livre de l’enseignant Gérard Borvon nous en dit plus à son sujet. Il suit le parcours de l’oxygène, depuis les grimoires des alchimistes jusqu’aux laboratoires des chimistes, avant qu’il n’investisse notre environnement quotidien.

__________________________________________________________________________

Comité de lecture médiathèque Arcueil.

http://www.mediatheque-arcueil.fr/c...

Histoire de l’oxygène de l’a chimie à la chimie - Gérard Borvon, VuibertRetour ligne automatique

Un documentaire facile à lire. Il parle d’oxygène et de chimie pour comprendre la nature et les propriétés de la matière. L’histoire de la chimie débute avec la découverte du feu qui est la première source d’énergie. On trouve les trois piliers de la chimie : la chimie organique, la chimie minérale et la biochimie. L’oxygène c’est la vie on ne peut s’en passer. Grâce à la chimie on a trouvé les quatre éléments le Feu, Air, Eau, et la Terre.

On trouve aussi les formules comme (H2O hydrogène oxygène) et CO2 (gaz carbonique). Ces quatre éléments représentent en moyenne 96% de la masse d’un corps humain. D’abord vient l’oxygène à 65% c’est dire son importance dans notre existence. Il est suivi du carbone à 18,5% de l’hydrogène à 9,5%et les minéraux ne représentent que 3,5% de la masse. Grâce à la chimie on a découvre L’ADN, ARN et les acides nucléaires. On trouve que Le mot alchimie qui vient de l’arabe :الكيمياء , al-kīmiyā. Ce livre est important pour connaitre le rôle d’oxygène dans notre santé, aussi pour savoir quelle est la relation entre l’oxygène et la chimie. On trouve le grand homme de la chimie comme, Antoine Lavoisier père de la chimie moderne, Jabir ibn Hayyan , Aboubakr Mohammed Ibne Zakariya Al razi , Aristo qui fut un grande philosophie aussi. On trouve la naissance de l’alchimie qu’est nait à Alexandrie vers le IX siècle avant J-C. La chimie est parfois appelée la science centrale car elle se connecte avec la physique qui est aussi une science naturelle, ainsi que l’astronomie, la géologie, la biologie et la mathématique.

Youssouf Oumouri

__________________________________________________________________________

Bibliothèque municipale de Lyon

Gérard Borvon propose avec cet ouvrage une approche assez différente de ce qui se fait traditionnellement en histoire des sciences, très portée sur les personnes, et se penche directement sur l’objet étudié plutôt que sur l’étudiant ou sur l’étude. L’oxygène est évoqué tous les jours, à mots couverts, quand on évoque les problèmes de l’eau (H2O) ou de la pollution de l’air (CO2), mais aussi quand on parle de vie ou de liberté, le grand bol d’oxygène nous dégage les bronches et est devenu un symbole non plus seulement chimique mais qui s’est diffusé dans toutes les couches et tous les aspects de nos cultures. Un livre clair, écrit avec une certaine légèreté, et qui remonte au IIIe siècle avant JC et Empédocle ou Platon pour arriver à Jean-Michel Jarre en passant par les creusets des alchimistes, Lavoisier ou Mendeleïev. Une multitude de récits particuliers qui s’entrecroisent pour donner une image pleinement culturelle d’un élément qui n’est jamais resté confiné dans les laboratoires.

_____________________________________________________________________________________

Voir sur : Le choix des bibliothécaires.

1) Qui êtes-vous ?

J’ai été enseignant en sciences physique-chimie en lycée et formateur en histoire des sciences à l’Institut de formation des maîtres (IUFM) de Bretagne. Je suis l’auteur d’articles et d’ouvrages visant à diffuser la culture scientifique dont cette "Histoire de l’Oxygène, de l’alchimie à la chimie" et une "Histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron" chez Vuibert.

2) Quel est le thème central de ce livre ?

A une époque où les formules chimiques, O2, H2O, CO2... se sont échappées des traités de chimie et des livres scolaires pour se mêler au vocabulaire de notre quotidien, présenter une histoire de l’oxygène, foisonnante de récits qui, depuis l’antiquité grecque en passant par les alchimistes et les premiers chimistes, se côtoient, s’opposent et se mêlent. Au travers du personnage central de l’oxygène, comme fil conducteur, tracer l’histoire d’une chimie qui n’est pas seulement affaire de laboratoires et d’industrie, mais élément à part entière de la culture humaine.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?

"Le mot doit faire naître l’idée", déclarait Lavoisier. Incontestablement le mot "oxygène" fait naître des idées.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?

"Donnez-moi de l’Oxygène", la chanson de Diane Dufresne mais aussi naturellement "Oxygène" de Jean-Michel Jarre.

5) Qu’aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?

La conviction que les scientifiques des époques passées nous ont transmis, à travers leur parcours humain, le contenu et le style de leurs écrits, une culture dont l’influence dans notre inconscient est bien plus forte qu’on l’imagine parfois et qui est, comme la littérature, l’art, la musique... une part entière de la culture humaine.

_____________________________________________________________________________________

 

L’actualité Chimique revue de la Société Chimique de France

Le commentaire commence bien :

"D’une érudition de bon aloi, cet ouvrage nous entraîne dans l’aventure de l’invention de la science et de l’esprit scientifique depuis Empédocle et en compagnie des grands alchimistes, en prenant l’histoire de l’oxygène comme fil conducteur. De nombreuses citations et gravures originales agrémentent cette étude qui a le mérite d’éclairer des connaissances souvent peu ou mal traitées. Les apports respectifs, liés à leur personnalité et leur environnement, de Priestley, Scheele et Lavoisier, sont plus subtilement analysés qu’à l’ordinaire (quoique le rôle de Madame Lavoisier soit, bien sûr, escamoté !). On apprécie, par exemple, qu’il soit précisé que la charge de fermier général ait été sollicitée par Lavoisier, non par cupidité, mais pour installer et alimenter un laboratoire « moderne ».

La discussion sur l’importance du langage dans l’émergence et le développement de la science est particulièrement pertinente et dépasse largement la question de la chimie. Celle de la paternité d’une découverte, ouvrant sur celle de la brevetabilité, concept actuellement fort débattu, aurait pu être illustrée par l’intéressante pièce de théâtre de Carl Djerassi et Roald Hoffmann, Oxygène. Il est dommage que Georges Claude et l’importance des gaz dans l’industrie contemporaine soient oubliés, et on aurait aimé que la métallurgie ne soit pas considérée comme la seule industrie ayant changé le monde ; le verre, la faïence l’ont fait tout autant."

Mais attendons la suite :

"Après avoir justement rappelé (p. 201) que l’oxygène a été le premier polluant produit par l’activité du vivant (et tout en reconnaissant qu’on lui doit d’être !), Gérard Borvon exécute en quelques phrases sans appel « l’industrie chimique et son activisme auprès des pouvoirs publics pour contrer toute tentative visant à limiter l’impact de ses produits sur l’environnement et la santé. » Il fait l’impasse sur tout ce que la chimie a apporté comme amélioration dans notre vie quotidienne, son apport à l’augmentation remarquable de notre longévité, et balaie d’un revers de plume l’initiative « Responsible care » (en France « Engagement de progrès »), antérieure à l’action autoritaire REACH. Par contre, il ne manque pas de l’accuser du scandale, réel, du Médiator, alors que le trou d’ozone et les pluies acides, certes moins médiatiques ces derniers temps, auraient peut-être été plus illustratifs du sujet traité ! Et pourquoi ne pas invoquer la mortalité routière (l’automobile est pleine de chimie !), l’agriculture et l’alimentation, etc. comme si la Nature avait attendu l’Homme pour produire poisons et venins ! Pour paraphraser Esope, et n’en déplaise à certains, la chimie comme la langue est la meilleure et la pire des choses, et les nuisances, diffuses ou non, sont de la responsabilité de chacun et non d’une divinité maléfique, fût-elle la chimie.

Pour terminer sur une note aimable, et puisque l’auteur ne rechigne pas à convoquer littérature et musique avec Jean-Michel Jarre par exemple, pourquoi ne pas avoir fait référence à Jules Verne et à son roman, mis en opéra par Offenbach, Docteur Ox, dans lequel avec son assistant Ygène il s’interroge : « La vertu, le courage, le talent, l’esprit, l’imagination… ne seraient-ils qu’une question d’oxygène ? ». Voilà qui aurait été moins polémique, mais bien intéressant à noter !

R. Agnès Jacquesy"

Commentaire de l’auteur :

Je dois reconnaître à R. Agnès Jacquesy une lecture attentive mais aussi quelque peu sélective.

Sa conclusion, qu’elle reconnaît sévère car elle souhaite, dit-elle, terminer par une "note aimable", pose le problème du lien entre l’activité scientifique et son application industrielle.

L’industrie chimique est la première à regretter son déficit d’image, faut-il entraîner toute la chimie et l’ensemble des chimistes dans ce désamour ? Ou faut-il, comme j’ai tenté de le faire, présenter une chimie qui ne soit pas seulement "affaire de laboratoires et d’industrie, mais élément à part entière de la culture humaine" ?

Est-ce vraiment "exécuter" l’industrie chimique que de signaler les efforts de ses représentants pour s’opposer à des normes qui limiteraient l’impact de ses produits sur l’environnement et la santé humaine ?

Ai-je vraiment ignoré "les pesticides largement répandus et dont on connaît aujourd’hui les effets dévastateurs sur l’environnement et la santé humaine, les sacs plastiques qui s’accumulent en ilots flottants dans les océans et étouffent dauphins ou tortues Luth, les boues toxiques déversées dans les décharges africaines, les composants de l’électronique dont on se débarrasse dans les pays de l’Afrique et de l’Asie et qui empoisonnent les enfants qui les brûlent pour en extraire les métaux" (p 206)

Merci à R. Agnès Jacquesy pour son rappel de Jules Verne et de son docteur Ox. Mais l’image de ce "savant fou" et de son oxygène provoquant l’agressivité ne serait-elle pas elle-même jugée trop "agressive" par les représentants de l’industrie chimique ?

Quant à Georges Claude, faudra-t-il dissimuler, pour ne pas "exécuter" l’industrie chimique française, que l’homme de l’Air Liquide est aussi le propagandiste d’extrême droite condamné en 1945 pour fait de collaboration avec l’occupant ?

 

_____________________________________________________________________________________

Lu sur ATHENA

 

Athena - Revue - Portail de la Recherche et des Technologies en Wallonie

L’ histoire de l’oxygène est celle de l’élément le plus répandu sur Terre. Rappelons qu’il représente 47,3% de sa masse ! L’azote est l’autre constituant principal du mélange gazeux qu’est l’air. Mais contrairement à l’azote, l’oxygène (gaz incolore, inodore et insipide) est très réactif et utilisé. Il réagit par oxydation et combustion exothermiques avec quasiment tous les autres corps simples (mis à part les gaz rares).

Pensons à la genèse et à la fabrication des acides, oxydes, aciers, soudures, produits de blanchiment, appareils respiratoires et de lutte contre l’hypoxie, épurateurs d’eau, etc. L’oxygène joue donc un rôle majeur en chimie, dans notre vie quotidienne et dans la vie tout court par la respiration !

Et la chimie n’est pas uniquement affaire de formules et d’équations. Cette passionnante histoire, qui nous mène de l’Extrême-Orient à l’Europe en passant par l’Égypte et le Monde arabe, est foisonnante de récits. Au temps des alchimistes, de leurs fourneaux, cornues, alambics et autres grimoires, ce savoir sentait le soufre et le poison.

Aujourd’hui, les formules O2, H2O et CO2 se sont échappées des laboratoires et livres scolaires, pour se mêler au vocabulaire courant. Il suffit de les taper dans un moteur de recherche Internet pour voir les résultats… Elles sont l’aboutissement d’une histoire ancienne et mouvementée, racontée avec force détails par Gérard Borvon pour qui l’oxygène, c’est « le nouvel élixir… devenu symbole de la vie du corps et de l’esprit ».

Ce livre est l’occasion de tracer, à grands traits, une histoire de la chimie et d’en rappeler utilement quelques fondamentaux. Les philosophes grecs du 5e siècle avant notre ère - Empédocle, puis Platon et Aristote - parlent des 4 éléments :Retour ligne automatique
l’air, l’eau, le feu et la terre, en vigueur jusqu’au 18e siècle ! L’histoire nous mène ensuite dans les laboratoires des alchimistes jusqu’au 17e siècle. Au 18e, nous rencontrons les premiers véritables chimistes : Stahl, Macquer, Priestley, Scheele, Cavendish…, avant d’arriver à la « révolution lavoisienne ».

Lavoisier, fondateur (des bases et de la nomenclature) de la chimie moderne - démontre en 1775 que la substance préparée par Priestley et Scheele est le 2e corps simple constituant l’air, avec l’azote. Il le nommera « oxygène » (du grec oxus, acide, et genein, engendrer).

En 1783, il découvre aussi que c’est le 2e élément de l’eau, après l’hydrogène. L’oxygène est conçu par Lavoisier comme le pilier d’une science analytique et académique, la chimie - capable, par sa rigueur, de rivaliser avec la physique et les mathématiques, dépouillée de la magie de l’alchimie et du phlogistique (principe ou fluide du feu s’insinuant lors de la combustion).

Le tout sera décrit avec clarté et rigueur dans son célèbre Traité élémentaire de Chimie, publié en 1789.

L’oxygène deviendra source d’inspiration artistique (littéraire, poétique, picturale, musicale,…) et l’objet de nouveaux mythes. La chimie est souvent perçue comme menaçante, car dangereuse.

Le récit évoque cette chimie, tant décriée, qui cherche d’abord à interroger et respecter la nature et qui n’est pas seulement l’affaire de laboratoires et d’industrie, mais élément du bien-être et de la culture humaine. -

Texte : Christiane De Craecker-Dussart 

c.decraecker@skynet.be

__________________________________________________________________

   Une conférence avec AMELYCOR.

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog d'histoire des sciences
  • Le blog d'histoire des sciences
  • : Comme l'art ou la littérature,les sciences sont un élément à part entière de la culture humaine. Leur histoire nous éclaire sur le monde contemporain à un moment où les techniques qui en sont issues semblent échapper à la maîtrise humaine. La connaissance de son histoire est aussi la meilleure des façons d'inviter une nouvelle génération à s'engager dans l'aventure de la recherche scientifique.
  • Contact

Recherche

Pages

Liens