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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 12:49

 

Lorsque l’on visite le magnifique musée de l’électricité qui a été aménagé dans la propriété qu’André-Marie Ampère possédait à Poleymieux -aux pieds des Monts d’Or et à quelques lieues de Lyon - on remarque, dans la salle consacrée à l’illustre savant et à sa famille, une plaque sur laquelle figure la mention suivante :
« Le jeune André-Marie AMPERE n’est jamais allé à l’école : guidé par son père, il s’est instruit lui-même à Poleymieux ».

 

Et c’est vrai.

L’homme dont le nom est universellement connu ; celui-là même qui a donné son nom à plusieurs unités fondamentales de l’électricité et de l’électromagnétisme ; le génie des mathématiques, de la chimie et de la physique qui enseignera les mathématiques analytiques à l’école polytechnique, qui sera membre de l’Académie des Sciences et de nombreuses sociétés savantes ; cet homme-là était un parfait autodidacte !

 

 

Dès l’âge de 27 ans, il enseigne les mathématiques, la chimie et la physique à Lyon. A 33 ans, il est nommé Inspecteur-Général de l’Univer-sité et en 1809, il est professeur titulaire à l’Ecole poly-technique.

 

Ampère n’avait que 13 ans quand il avait rédigé son premier livre : un traité des sections coniques dû à sa seule inspiration. Son dernier ouvrage fut une monumentale « Classification des Sciences » dont la publication fut achevée par son fils.

 

L’œuvre scientifique d’Ampère est sans doute l’une des plus vastes qui ait été produite par un autodidacte. En chimie, il eut des vues profondes sur la structure atomique de la matière et il fut le précurseur de la théorie d’Avogadro (Loi d’Avogadro-Ampère). Mais c’est au domaine de l’étude des phénomènes liés à l’électromagnétisme que son nom est le plus intimement lié. Il fut par ailleurs convaincu de l’existence de « courants particulaires » au sein même des atomes, hypothèse qui ne sera confirmée qu’un siècle après sa mort, laquelle survint à Marseille le 10 juin 1836.

 

Passionné de philosophie, ce disciple de Rousseau et des encyclopédistes essayera toute sa vie de trouver la voie du bonheur par l’amélioration de l’homme. C’est ce qu’il nommait la « science de la Félicité Publique ». Et pourtant sa vie privée ne fut qu’une suite de malheurs et de désenchantements.

par Denis Depris

 

   
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