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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 07:30

The first International Exposition of Electricity in Paris ran from August 15, 1881 through to November 15, 1881 at the Palais de l’Industrie on the Champs-Elysees.

 

It served to display the advances in electrical technology since the small electrical display at the 1878 Universal Exposition. Exhibitors came from the United Kingdom, United States, Germany, Italy and Holland, as well as from France.


From Wikipedia, the free encyclopedia

 

 

This show was a great stir. The public could admire the dynamo of Zénobe Gramme, the incandescent light bulbs of Thomas Edison, the Théâtrophone, the electric tramway of Werner von Siemens, the telephone of Alexander Graham Bell, an electrical distribution network by Marcel Deprez, and an electric car by Gustave Trouvé.

 

The first International Congress of Electricians.

 

As part of the exhibition, the first International Congress of Electricians, which met in the halls of the Palais du Trocadero, presented numerous scientific and technical papers, including definitions of the standard practical units volt, ohm and ampere.[1]

 

George Berger was the Commissioner General. Aside from the provision of the building by the French government, the exhibition was privately financed. Organizers would donate profits to scientific works in the public interest.

 

Adolphe Cochery, Minister of Posts and Telegraphs of the time, had initially suggested that an international exposition should be held.[2]

 

Among the exhibits were :

 

Apparatus for production and transmission of electricity, natural and artificial magnets, and compasses, devices used in the study of electricity, many applications of electricity (sound, heat, light, electroplating, electrochemistry, signage, power,industrial applications, agricultural and domestic), lightning, old instruments in connection with electricity.

 


The Edison dynamo.


Electric lighting was one of key developments on display at the exposition, with up to 2500 electric lamps in use. Comparative testing of Edison, Swan, Maxim, and Lane-Fox incandescent lamps were conducted by William Crookes to establish the most efficient form of lamp.[3]


A : Edison lamp.

B : Maxim lamp.

C : Swan lamp


Using the described Théâtrophone apparatus, visitors could hear the live opera two kilometres away.



The Théâtrophone


References

 

* CNAM (ed.). "Exposition internationale d’Électricité". Retrieved Aug 16, 2008.

 

* Gérard Borvon, Histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron, Vuibert, 2009, ISBN 978-2-7117-2492-5

 

* (1) a b K. G. Beauchamp, Exhibiting electricity IET, 1997 ISBN 0-85296-895-7, pp.160-165

 

* (2) Walker, George (1881). Consular reports, Issues 4-8,United States. Dept. of State, 1881. United States Dept of State. p. 253.

 

* (3) Proceedings of the Institution of Electrical Engineers, Volume 11, page 230


External links

 

* Gérard Borvon (2009-09-12). "Histoire de l’électricité. L’exposition Internationale d’électricité de 1881, à Paris".

 

* 1881 : first international congress of electricians, first international electrical units system.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 10:40

Vingt siècles nous séparent de Thalès, le premier à avoir cité les propriétés attractive de l’ambre et de l’aimant naturel.

 

La science grecque qui s’était réfugiée dans l’Egypte d’Alexandrie a trouvé ses héritiers chez les lettrés arabes. L’Europe s’éveille du " moyen âge ", cette longue succession de siècles traditionnellement, et souvent injustement, décrits comme ceux du plus profond obscurantisme.


Il n’était pas sans danger, au cœur du 13ème siècle, de s’intéresser de trop près aux propriétés attractives de l’ambre ou de l’aimant. Le Franciscain Roger Bacon (1214-1294), considéré comme l’un des premiers expérimentateurs médiévaux, en a fait la douloureuse expérience. Ses pratiques ayant été dénoncées et condamnées, il connut de longues années d’emprisonnement. Certains de ses confrères n’ont pas eu la même chance, leur carrière et leurs écrits ont fini sur les bûchers de l’Inquisition.

 

Nous sommes donc parvenus au cœur de la " Renaissance ". Une nouvelle liberté règne dans les arts et les lettres. On peut à nouveau s’intéresser aux phénomènes attractifs sans être soupçonné de commerce avec le diable. William Gilbert (1544-1603), médecin de la reine Elisabeth d’Angleterre, a décidé de s’y employer. Sous le titre " De Magnete " (au sujet de l’aimant), il publie les résultats de l’étude approfondie du magnétisme à laquelle il s’est consacré. Il y traite également de l’attraction de l’ambre jaune frotté. A cette occasion il forge le mot " électrique ".

 

 

Buste de William Gilbert dans la bibliothèque du Trinity College à Dublin.

 

Comment aurait-il pu imaginer que la rigueur de sa conduite expérimentale et la clairvoyance de ses conclusions allaient, non seulement, ouvrir une voie royale à une nouvelle branche du savoir, mais aussi, révolutionner la civilisation humaine dans son ensemble.

 

Gilbert a suivi, à Cambridge, les études classiques d’un étudiant en médecine. Mathématiques et astronomie, dialectique, philosophie, physique aristotélicienne, métaphysique et éthique occupent ses quatre premières années. Les études médicales par elles-mêmes consistent pour l’essentiel en lectures de Galien et de ses commentateurs. Le médecin grec qui avait structuré, à Rome, au deuxième siècle de notre ère, la théorie des quatre "humeurs" (sang, phlegme, bile jaune et bile noire) et des quatre "tempéraments" (sanguin, phlegmatique, colérique et mélancolique), est encore la seule autorité reconnue par le Collège Royal des Médecins. Tout se passe comme si aucune observation, aucune technique nouvelle, n’était venue enrichir l’art de guérir depuis plus de dix siècles. Gilbert refuse un savoir ainsi figé. Il complète donc ses études de façon autodidacte. Avant même d’obtenir son doctorat, en 1569, il a commencé à étudier les propriétés de l’aimant.

 

Le nouveau médecin crée un cabinet à Londres au milieu de l’année 1570. Il se fait rapidement une clientèle dans l’aristocratie et les milieux intellectuels de la capitale et devient un membre influent du collège des médecins. En parallèle, il poursuit ses études particulières avec beaucoup « de peine, de veilles et de dépenses ». Deux livres sont issus de ce travail. Le plus remarquable, « De Magnete », paraît en 1600. Année heureuse pour son auteur ! Il est, au même moment, choisi comme médecin attitré de la reine et promu à la présidence du Collège Royal de Médecine.

 

Naissance de l’électricité :

 

Comme son titre l’indique, De Magnete, est essentiellement consacré à l’aimant, c’est à dire au minerai que nous désignons aujourd’hui par le terme d’oxyde magnétique et qui est aimanté de façon naturelle. L’ouvrage est une bonne synthèse des connaissances du moment. Il accrédite l’idée que la terre est, elle-même, un énorme aimant. Nous en reparlerons.

 

Pour le moment, l’aspect de l’ouvrage qui mérite notre intérêt immédiat réside ailleurs. Il est contenu dans le long chapitre consacré à l’ambre. Ce faisant, Gilbert vise un objectif : il souhaite établir, de façon sûre et définitive, la différence entre l’attraction de l’ambre et celle de l’aimant.

 

Ce travail était de la première urgence. La tradition confondait régulièrement ces deux types d’action. Thalès, le premier, avait été cité comme « communiquant la vie aux choses inanimées » en utilisant aussi bien l’ambre que l’aimant. Pourtant les différences ne pouvaient que s’imposer à qui décidait de se fier à l’observation plutôt qu’aux seuls textes hérités des anciens.

 

Gilbert n’était pas le premier à avoir insisté sur ces différences. Au milieu du 16ème siècle l’Italien Girolamo Cardano, que nous désignons en France sous le nom de Jérôme Cardan, en avait déjà établi une première liste. Cardano était lui-même médecin, la poudre d’aimant naturel, comme celle d’ambre, faisait vraisemblablement partie des remèdes qu’il proposait à ses patients.

 

Cardano trouvait cinq comportements différents à l’ambre et l’aimant. Nous en retiendrons trois :

 

1) L’ambre attire toutes sortes de corps. L’aimant n’attire que le fer.
 

2) L’action de l’ambre est provoquée par la chaleur et le frottement, celle de l’aimant est permanente.
 

3) L’aimant n’attire que vers ses pôles. L’ambre vers n’importe quelle partie frottée.

 

Gilbert reprend ces propositions à son compte. Il y ajoute deux observations :

 

1) Une surface mouillée ou une atmosphère humide supprime l’effet de l’ambre. Ce qui n’est pas le cas pour l’aimant.
 

2) la propriété attractive de l’ambre, contrairement à celle de l’aimant, appartient à une grande variété de substances.

 

Au regard de l’histoire de l’électricité, c’est naturellement cette dernière observation qui est la plus remarquable.

 

L’électricité est une propriété générale de la matière.

 

Gilbert savait déjà, après avoir lu les auteurs grecs, que l’ambre n’était pas le seul corps présentant des propriétés attractives. Le diamant, autre parure des hommes et des dieux, en était lui-même pourvu. La question se pose donc tout naturellement : peut-on élargir encore la liste des corps présentant la propriété qu’il désigne par le terme " électrique " ? Ce mot, forgé par Gilbert en référence à l’ambre, aura, comme nous le savons, une belle carrière.

 

Guidé par une intuition encore influencée par la tradition, Gilbert commence donc ses investigations par les gemmes et les pierres précieuses.

 

Pour s’aider dans sa recherche il utilise un instrument inspiré de son étude du magnétisme : une aiguille métallique d’une dizaine de centimètres montée sur un pivot. N’importe quel métal convient. Le cuivre, par exemple, ou encore l’argent. Le fer conviendrait également, mais mieux vaut l’écarter si on souhaite éviter toute confusion avec le magnétisme : un aimant n’a aucune action sur une aiguille de cuivre ou d’argent. Ce " versorium ", comme Gilbert le nomme, est un détecteur très sensible. Il permet de mettre en évidence des attractions qui resteraient cachées si on ne cherchait à attirer que des bouts de ficelle ou de papier posés sur une table. Gilbert établit ainsi une liste d’au moins 23 corps " électriques ".

 

Les plus humbles se révèlent, souvent, être les plus actifs. Deux en particulier se distinguent : le soufre et le verre. Quoi de plus banal que ces deux matériaux ? Pourtant ils se montrent bien plus efficaces qu’une boule d’ambre de belle taille. Ils le sont à tel point qu’on s’étonne de constater qu’il aura fallu vingt siècles avant qu’on en prenne conscience.

 

On mesure l’obstacle dressé, sur le chemin de la connaissance par la valorisation mythique de l’ambre. Comme si l’idée même de chercher dans des matières ordinaires la propriété attractive avait pu paraître sacrilège. Après Gilbert, le verre, le soufre deviendront les matériaux expérimentaux de choix.

 

Mais n’oublions pas que l’objectif était de mettre en évidence les natures différentes de l’attraction magnétique et de l’attraction électrique. Il était donc atteint au-delà de toute espérance. D’un côté il existe bien une propriété qu’on ne rencontre que dans la "pierre d’aimant" ou, de façon temporaire, dans l’acier mis au contact d’un aimant. De l’autre il est déjà possible de dresser une liste de plus de vingt corps qui, frottés, peuvent manifester la propriété attractive de l’ambre.

 

Avec le recul, cette distinction pourrait apparaître comme un obstacle sur la route qui, deux siècles plus tard, mènera à la fusion des deux disciplines et à la naissance de l’électromagnétisme. En fait, cette séparation temporaire doit être considérée comme une première étape essentielle. En laissant les deux savoirs se développer de façon parallèle on a permis leur épanouissement. C’est le lent cheminement qui a mené de l’ambre à la " bouteille de Leyde " puis à la " pile de Volta " qui a permis de produire les courants électriques qui alimenteront bientôt les électroaimants.

 

Si on doit reconnaître à Gilbert le mérite d’avoir étayé la distinction entre "électrique" et "magnétique", nous lui devons par dessus tout d’avoir su " banaliser " la propriété attractive de l’ambre et d’en avoir gommé le caractère " magique ". D’avoir, à la fois, ouvert la voie d’une nouvelle discipline et de l’avoir baptisée.

 

Gilbert meurt trois ans après la publication de son ouvrage sur le magnétisme. Il n’aura pas eu le temps d’écrire celui qui serait venu le compléter et qui aurait pu s’intituler : "Au sujet des corps électriques".


 

On peut trouver un développement de cet article dans ouvrage

paru en septembre 2009 chez Vuibert : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron"

 

JPEGVoici un ouvrage à mettre entre toutes les mains, celles de nos élèves dès les classes de premières S et STI de nos lycées, et entre les mains de tous les futurs enseignants de sciences physiques et de physique appliquée (tant qu’il en reste encore !).

 

L’auteur est un collègue professeur de sciences physiques, formé à l’histoire des sciences, et formateur des enseignants en sciences dans l’académie de rennes. Bref quelqu’un qui a réfléchi tant à l’histoire de sa discipline qu’à son enseignement et sa didactique, et cela se sent. Le style est fluide et imagé, bref, plaisant au possible...

 

...voici donc un bon ouvrage permettant de se construire une culture scientifique sans l’âpreté des équations de la physique.

 

extrait du commentaire paru dans le Bulletin de l’Union des Physiciens.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 10:19

Par Gérard Borvon

 

Thalès (625-547 av JC), grec de la ville de Milet, à la fois physicien, astronome et géomètre, est traditionnellement désigné comme le premier électricien. C’est par Aristote et Hippias que nous apprenons qu’il « communiquait la vie » aux choses inanimées au moyen de l’ambre jaune désigné sous le terme grec « ήlectron », êlektron, transcrit par le latin electrum et qui est à l’origine du mot électricité.

 

Communiquer la vie aux êtres inanimés…dès sa naissance l’électricité s’entoure de mystère.


 

L’ambre

 

 

Un rapide coup d’œil sur un dictionnaire contemporain nous apprend que l’ambre est une " résine dure et cassante, dont la couleur varie du jaune pâle au rouge et dont on fait des colliers, des articles pour fumeurs, etc.… ". La photographie qui accompagne ce texte nous montre un insecte prisonnier d’une pierre blonde à la transparence de cristal.

 

L’ambre, matière mythique de la Grèce antique, a conservé, encore aujourd’hui, une place importante dans l’artisanat du sud méditerranéen. Il alterne sur les colliers et les bracelets avec le corail et les perles d’argent filigrané. On pourrait croire ce minéral, comme la rose des sables, mûri au soleil du désert.

Pourtant l’ambre nous vient du froid.

 

Depuis des millénaires, les habitants des côtes de la Baltique recueillent ce don précieux de la mer, déposé sur le sable après chaque tempête. Son origine est-elle marine ou terrestre ? Depuis l’antiquité jusqu’à la fin du 18ème siècle, de longues controverses se succèdent avant qu’il soit admis que l’ambre est une résine fossilisée.

 

Il y a 40 à 50 millions d’années, dans une période que les géologues désignent par le nom d’Eocène, un climat tropical régnait sur l’Europe et la Scandinavie. Les pins producteurs de la résine, source de l’ambre, poussaient au milieu de palmiers dattiers, de séquoias, de thuyas, de cyprès, de cèdres et de la plupart des feuillus que nous trouvons encore dans nos contrées : chênes, hêtres, châtaigniers. Des nuées de moustiques, de mouches, de guêpes emplissaient l’air de leurs bourdonnements. Les fourmis, les scarabées, les scorpions grouillaient sous la mousse. Tout ce petit peuple venait s’engluer dans la résine encore fraîche. Au printemps, les magnolias et les rhododendrons fleurissaient au-dessus des tapis de genévriers et, même, de théiers qui poussaient là où le sol n’était pas inondé. L’eau, en effet, était partout présente. C’est elle qui a protégé la résine d’une oxydation qui l’aurait détruite. Cette eau alimentait des fleuves qui concentraient l’ambre à leurs embouchures, créant ainsi de riches dépôts.

 

Puis le climat s’est refroidi. Les glaciers qui ont recouvert l’Europe du Nord, ont transporté et déposé ces terres sédimentaires. L’ambre s’y trouve encore aujourd’hui. Quand, par chance, les gisements bordent les mers actuelles, l’érosion libère les blocs. La densité de l’ambre étant très peu supérieure à celle de l’eau de mer, les courants et les tempêtes l’amènent facilement sur les plages où il est commode de le pêcher.

 

Une matière attirante

 

Douce, chaude au toucher, écrin mystérieux d’insectes étranges, douée du don extraordinaire d’attraction à distance, cette pierre a certainement provoqué chez nos plus anciens ancêtres, la fascination qui est encore la nôtre.

 

Un morceau d’ambre perforé âgé de 30 000 ans, sans doute un talisman, est considéré comme le premier objet de cette matière associé à l’homme. Des ours, des chevaux sauvages, des sangliers, des élans y ont été façonnés par les hommes qui habitaient le Nord de l’Europe 7000 ans avant notre ère. Les agriculteurs du néolithique qui peuplaient les mêmes régions trois mille ans plus tard, se faisaient enterrer avec des colliers et des amulettes d’ambre. Durant les deux millénaires suivants, l’ambre se répand peu à peu dans toute l’Europe, jusqu’à la Méditerranée. Par les mêmes voies circulent le cuivre et l’étain qui feront s’épanouir les civilisations de l’âge du bronze.

 

A cette époque, de véritables routes commerciales sillonnent l’Europe.

 

Depuis le Jutland, elles prennent la route de l’Elbe ou celle du Rhin et du Rhône. De la Baltique orientale elles descendent l’Oder et la Vistule pour rejoindre la Méditerranée à travers la mer Noire. Une route maritime existe également qui descend de la Mer du Nord à travers la Manche et contourne l’Espagne pour rejoindre la Méditerranée.

 


 

Les routes de l’ambre. ( Voir la vidéo sur ARTE )


Les tombes sous Tumulus des princes et princesses de l’âge du bronze fouillées dans le sud de l’Angleterre et sur les rivages des côtes armoricaines nous ont transmis de fabuleux trésors. L’ambre s’y associe à l’or pour exalter la puissance de leurs propriétaires.

 

En Grèce, l’ambre de la Baltique arrive vers 1600-1500 avant J-C. Les tombes de cette époque trouvées à Mycènes en contiennent des centaines de perles qui semblent avoir été importées déjà taillées. Peu de temps après, on trouve ce même ambre en Egypte dans les tombeaux royaux. Ce commerce semble avoir été la spécialité des Phéniciens. Il a fallu attendre le 4ème siècle avant J-C pour que Pythéas, grec de la colonie de Marseille, nous donne le récit de son voyage vers les mers de la Baltique où il aurait lesté son navire par des blocs d’ambre.

 

Les larmes des Héliades.

 

Dans la mythologie grecque, l’ambre est de nature divine. Ce sont les rayons d’Hélios, dieu du soleil, pétrifiés quand l’astre s’enfonce dans les flots. Ce sont les larmes des Héliades, nymphes mortelles, qui pleurent, chaque soir, la mort de leur frère Phaéton.

 

Phaéton, fils d’Hélios, avait obtenu la permission de conduire le char du soleil. Hélas, il ne sut pas maîtriser les chevaux ailés de l’attelage. Celui ci se rapprocha de la terre. Des montagnes commencèrent à brûler, des incendies dévastèrent les forêts, la sécheresse gagna de vastes zones qui devinrent des déserts. Zeus, dans sa colère, lança sa foudre sur Phaéton et le fit s’abîmer dans les flots du fleuve Eridan (souvent associé au Pô, l’une des voies d’entrée de l’ambre mais désignant également les mers bordées par le pays des celtes et des germains). Accourues sur les rives du grand fleuve, les Héliades, sœurs de Phaéton, restèrent inconsolables. Les dieux, par compassion, les transformèrent en peupliers pour qu’elles puissent éternellement accompagner de leurs pleurs, la disparition du soleil couchant. Leurs larmes, figées en perles dorées, deviennent la plus belle parure des femmes grecques.

 


Rubens. Chute de Phaeton


Les noms de l’ambre.

 

"êlektron", tel est donc le nom qui nous vient des grecs. Pour désigner l’ambre, les latins nous ont transmis le terme de succin (succinum), dérivé de sucus (jus, sève). Le mot "ambre", quant à lui, pourrait provenir d’une suite de traductions malheureuses. Les Arabes désignaient par Haur roumi (peuplier romain) l’arbre dont ils considéraient la sève comme source du succin. Ce mot transformé en "avrum" par les traducteurs latins des auteurs arabes aurait été confondu avec "ambrum" qui désignait l’ambre gris, "anbar" en arabe. L’ambre gris, concrétion odorante qui se forme dans les intestins des cachalots et qui sert en parfumerie, n’a cependant rien de commun avec l’ambre jaune. Seul le nom les confond en français comme en espagnol (ambar) ou en anglais (amber).

 

L’allemand utilise le mot "bernstein" qui évoque une "pierre qui brûle". Les populations nordiques rencontrées par Pythéas étaient, en effet, réputées pour utiliser l’ambre comme combustible. Les slaves utilisent le mot gentar ou jantar signifiant amulette. Le mot « goularz » du breton armoricain pourrait évoquer la lumière (goulou) et serait, dans ce cas, proche du mythe grec.

 

Chaque langue exprime, ainsi, l’un des aspects du mythe de l’ambre : celui d’une pierre de soleil ou de lumière, celui d’une pierre qui attire, celui d’une pierre qui protège, celui d’une pierre qui guérit. L’ambre n’a laissé aucun peuple indifférent.

 

Mais que nous rapportent les auteurs grecs en dehors du mythe ? Peu de choses en vérité. Ils savent, au mieux, que l’ambre attire mais n’indiquent pas toujours qu’il faut d’abord le frotter.

 

Le phénomène reste donc très superficiellement étudié. Rien n’évoque le début d’une pratique ou d’une réflexion qui s’apparente à un comportement "scientifique". Contrairement à la chimie, qui peut se réclamer d’une tradition remontant aux origines mêmes des civilisations humaines, la science électrique n’a pas de véritable préhistoire.

 

Le long sommeil de l’ambre.

 

L’amélioration des transports, alliée à la richesse des gisements, fait perdre progressivement à l’ambre sa valeur marchande. Inévitablement, son caractère « magique » s’en trouve amoindri. Il se prolonge cependant sous la forme des propriétés médicinales qui lui sont attribuées.

 

Les colliers de perles d’ambre gardent particulièrement toute la faveur des guérisseurs. On trouve couramment dans la littérature académique du 18ème siècle, la mention de colliers portés pour guérir des migraines, des maladies des yeux ou de la gorge. Un ouvrage d’archéologie publié au début du 20ème siècle décrit ces colliers talismans portés par certaines familles bretonnes du Morbihan. L’auteur les imagine issus des tumulus, ces "roches aux fées" ou ces "cavernes du dragon" si souvent visitées par leurs ancêtres.

 

Un morceau d’ambre est, encore aujourd’hui, donné à mâcher aux enfants des rives de la Baltique pour les soulager des maux de dents. Notre siècle semble être celui où les vieux mythes sont réactivés. L’ambre est revenu au centre d’un commerce qui se pare des vertus de l’ésotérisme. On peut acheter sur internet les colliers qui feront courir aux bébés des risques d’accident que la simple sagesse devrait conduire à éviter.

 

De l’ambre au succin.

 

De façon plus académique, l’ambre, sous le nom de succin est à la base d’une foule de remèdes préparés par les apothicaires jusqu’à la fin du 18ème siècle et peut-être même au-delà. On peut l’utiliser sous forme de poudre mais aussi en solution. Témoin cette recette ramenée de Copenhague en 1673 par Thomas Bartholin, correspondant de l’Académie des Sciences de Paris : " faire brûler en cendres du sang et une peau de lièvre dans un vaisseau neuf, la lessive de ces cendres bien chaude dissout, dit-on, le succin qu’on y jette". Un remède préparé avec de tels raffinements devait nécessairement être efficace.

 

Si l’on en croit la liste des maux qu’il est supposé guérir, le succin serait effectivement une véritable panacée. Une telle universalité ne peut, cependant, qu’alerter un esprit critique. Des médecins scrupuleux la mettent en doute. Par exemple M.J Fothergill, du collège des médecins de Londres qui considère, dans un article publié en 1744, que seul le « préjugé » en a maintenu l’usage en médecine et plaide pour une entreprise d’assainissement de la science médicale : "Si des personnes habiles et expérimentées voulaient consacrer leurs loisirs à nous instruire de l’inefficacité des méthodes et des remèdes semblables à celui-ci, la Médecine serait renfermée dans des bornes plus étroites".

 

Même si on trouve, encore aujourd’hui, l’acide "succinique" dans la liste de nos produits pharmaceutiques, le succin a certainement un intérêt thérapeutique limité. Par chance, cependant, sa présence prolongée dans les officines des pharmaciens et dans les cabinets des médecins, aura eu le mérite de le sauver de l’oubli.

 

C’est donc un médecin, William Gilbert qui, au 17ème siècle, saura étudier les propriétés attractives de l’ambre avec le nouveau regard de la science naissante et pourra, mieux que Thalès, prétendre au titre de "premier électricien".

 

Voir : William Gibert, le premier électricien.


On peut trouver un développement de cet article dans ouvrage paru en septembre 2009 chez Vuibert : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron"

 

 

JPEGVoici un ouvrage à mettre entre toutes les mains, celles de nos élèves dès les classes de premières S et STI de nos lycées, et entre les mains de tous les futurs enseignants de sciences physiques et de physique appliquée (tant qu’il en reste encore !).

 

L’auteur est un collègue professeur de sciences physiques, formé à l’histoire des sciences, et formateur des enseignants en sciences dans l’académie de rennes. Bref quelqu’un qui a réfléchi tant à l’histoire de sa discipline qu’à son enseignement et sa didactique, et cela se sent. Le style est fluide et imagé, bref, plaisant au possible...

 

...voici donc un bon ouvrage permettant de se construire une culture scientifique sans l’âpreté des équations de la physique.

 

extrait du commentaire paru dans le Bulletin de l’Union des Physiciens.


Lire aussi :

 

Science et magie semblent deux adversaires irréconciliables. A y regarder de près ils peuvent aussi s’alimenter l’un et l’autre.

 

L’observation et l’analyse de pratiques magiques aboutit parfois à des découvertes scientifiques.

 

La magie se colore à son tour du vocabulaire et du prestige de la science pour renforcer et étendre son territoire.

 

Ce va-et-vient est particulièrement visible dans le domaine de l’électricité et du magnétisme. Nous essaierons de le mettre en lumière à différents moments du développement de ces sciences.

 

Premier exemple : l’ambre.

 

L’ambre entre science et magie.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 09:55

Rien ne destinait Faraday à une carrière scientifique sinon sa soif de connaître. D’origine modeste (son père est forgeron), il quitte l’école à quatorze ans pour entrer comme courtier chez un libraire. Il en profite pour dévorer tous les livres qui passent à sa portée. Sa culture est bientôt remarquée par un client du magasin qui le recommande à Humphry Davy. Celui-ci l’engage comme assistant, en 1813, au laboratoire de la "Royal Institution". Il entre à la "Royal Society" de Londres en 1824 et, l’année suivante, en devient directeur du laboratoire.

XXXXXXXXXX

 


De la chimie à l’électrostatique.

 

Continuateur de Davy, il établira les lois quantitatives de l’action chimique du courant électrique. Il est d’ailleurs l’auteur du vocabulaire, inspiré du grec, de cette discipline : cathode (électrode de sortie du courant), anode (électrode d’entrée), ion (particule qui se déplace) vers l’anode (anion) ou vers la cathode (cation). Il mesure l’intensité d’un courant électrique en inventant le "voltamètre", électrolyseur dont les électrodes sont coiffées de tubes à gaz gradués. Ses travaux feront avancer les notions d’atome et de poids atomique énoncées plus tard par Dalton. Juste reconnaissance, on donnera le nom de "faraday" à l’unité représentant la charge d’une "mole" d’électrons.

 

Avide de tout ce qui touche à l’électricité, il en explore l’ensemble des domaines. Par exemple celui de l’électrostatique. Chacun connaît la "cage de Faraday", enceinte conductrice grillagée qui isole des effets électriques. Dans les démonstrations effectuées par les musées scientifiques, le "cobaye humain" enfermé dans la cage ne voit pas sans inquiétude les éclairs dont on le bombarde. Ils lui sont pourtant totalement inoffensifs, apportant ainsi la preuve que la meilleure protection, en temps d’orage, est un habitacle métallique, par exemple celui d’une automobile.

 

Le nom donné à l’unité de capacité, le "farad" rappelle cet apport à l’électrostatique et à l’étude des "diélectriques" (ce terme, qui désigne les isolants, est également de Faraday).

 

Faraday et l’électromagnétisme

 

L’électromagnétisme est, cependant, le domaine où il donne toute la mesure de son talent imaginatif. Sa première publication sur l’électromagnétisme date de septembre 1821. Un an après celle de Ampère. Faraday y montre comment un aimant peut tourner autour d’un courant électrique et inversement comment un élément de circuit électrique peut tourner autour d’un aimant.

 

Le montage est simple. Dans un vase plein de mercure un aimant droit est à demi immergé verticalement, un pôle sortant légèrement de la surface du liquide. L’autre pôle est relié, par un lien souple, à la base du vase. Un conducteur vertical plonge au centre du vase, à proximité de l’aimant. On y établira un courant électrique en reliant une pile entre son extrémité supérieure et la base du vase contenant le mercure.

 

Le courant étant établi, si le fil est maintenu fixe, l’aimant tourne autour de celui-ci. Si, à l’inverse, le fil est libéré et l’aimant maintenu fixe, c’est le fil qui tourne autour de l’aimant.

 

Ces mouvements ininterrompus sont bien autre chose que les brèves attractions et répulsions observées entre aimants ou entre électroaimants.

 

Ampère sera le premier à noter l’importance du phénomène. Dans une communication à l’Académie des sciences, du 8 avril 1822, sur les nouvelles expériences électro-magnétiques faites par différents physiciens depuis le mois de mars 1821, il souligne les nouveaux progrès de cette branche de la physique dont, dit-il, "nous ne soupçonnions pas même l’existence il y a seulement deux années et qui déjà nous a fait connaître des faits plus étonnants peut-être que tout ce que la science nous avait jusqu’à présent offert de phénomènes merveilleux". Il note, en particulier, l’apport essentiel de l’expérience de Faraday :

 

"Un mouvement qui se continue toujours dans le même sens, malgré les frottements, malgré la résistance des milieux, et ce mouvement produit par l’action mutuelle de deux corps qui demeurent constamment dans le même état, est un fait sans exemple dans tout ce que nous savions des propriétés que peut offrir la matière inorganique".

 

Le montage annonce les "moteurs" électriques. Le premier, digne de ce nom, sera imaginé par Barlow en 1822 : une roue dentée dont les pointes plongent dans une cuve de mercure est placée entre les branches d’un aimant en fer à cheval. Quand le courant passe du mercure à l’axe de la roue, elle tourne. La "roue de Barlow" est encore présente dans les collections des laboratoires de la plupart des établissements d’enseignement secondaire.


Roue de Barlow


 

 

Du moteur à la génératrice.

 


Il faut attendre 1831 pour que Faraday fasse l’observation des "courants induits" qui amènera à la construction des premières génératrices.

 

L’idée est simple : si un courant électrique peut "créer" un aimant, un aimant doit être capable de "créer" un courant.

 

"Ces considérations, dit-il, l’espoir d’obtenir de l’électricité à partir du magnétisme ordinaire, m’ont stimulé à différents moments pour enquêter expérimentalement sur les effets inductifs des courants électriques. Je suis arrivé tardivement à des effets positifs ; et non seulement mes espoirs ont-ils été remplis, mais j’ai obtenu une clef qui m’a semblé ouvrir l’explication des phénomènes magnétiques d’Arago et aussi de découvrir un nouvel état qui aura probablement une grande influence dans certains des effets les plus importants des courants électriques."

 

L’expérience d’Arago avait fortement impressionné ses contemporains. Un disque horizontal de cuivre, ou d’un autre métal bon conducteur, mis en rotation, entraînait dans son mouvement une aiguille aimantée placée au dessous.

 

Les montages utilisés par Faraday pour son "enquête expérimentale" sont d’une étonnante simplicité.

 

D’abord, il enroule ensemble, sur un même cylindre de bois, deux "hélices" de fil de cuivre. Ces hélices (Ampère dirait solénoïdes) comportent chacune plus de 200 spires conductrices isolées.

 

La première bobine est reliée aux pôles d’une "batterie voltaïque" comportant dix paires de plaques cuivre/zinc de 10cm environ de côté.

 

La seconde est reliée à un galvanomètre. Cet instrument, encore rudimentaire, est composé d’une aiguille aimantée montée sur un pivot et placée, en direction nord-sud, dans une bobine de fil conducteur enroulé sur un cadre rectangulaire. Le passage d’un courant dans la bobine peut être repéré, voire mesuré, par la déviation de l’aiguille.

 

Un courant est établi dans la première bobine. L’électroaimant ainsi créé va-t-il induire un courant dans la seconde ?

 

L’expérience est un échec. L’aiguille du galvanomètre reste immobile.

 

Faraday ne renonce pas et utilise, cette fois, une batterie voltaïque de 100 éléments. Le courant attendu n’est toujours pas au rendez-vous mais, remarque Faraday, "quand le courant fut mis, il y eut un soudain et très léger effet au galvanomètre et il y eut de même un léger effet quand le contact a été rompu". Il remarque également que le courant "induit" observé dans la deuxième hélice lors de la fermeture du circuit "inducteur" était inverse de celui observé lors de l’ouverture du circuit.

 

Pour autant, Faraday n’est pas satisfait : obtenir un si faible effet, par le moyen aussi énergique qu’une batterie de 100 éléments, est véritablement décevant. Il imagine, alors, un montage susceptible de mieux répondre à son attente.

 

Prendre un anneau de fer doux de deux centimètres de section et de quinze centimètres de diamètre. Sur la moitié de l’anneau une hélice, A, de fil de cuivre de 200 spires est enroulée et reliée à une batterie de 10 plaques. Une autre hélice "secondaire" identique, B, est enroulée sur l’autre moitié et reliée à un galvanomètre.

 

A la fermeture du circuit "primaire", A, "le galvanomètre, constate Faraday, est immédiatement affecté de façon bien plus intense qu’avec la batterie 10 fois plus puissante utilisée auparavant". Avec la batterie de 100 plaques "l’effet est si grand que l’aiguille du galvanomètre se met à tourner 4 ou 5 fois avant que l’air ou le magnétisme terrestre ne réduise son mouvement à quelques oscillations".


Anneaux et solénoïdes utilisés par Faraday


 

La dernière expérience est devenue un classique des cours de physique. Elle consiste à utiliser un barreau aimanté et une bobine conductrice : " l’aimant est rapidement plongé dans la bobine, immédiatement l’aiguille est déviée… l’aimant étant retiré, l’aiguille est déviée dans la direction opposée". La même expérience peut être réalisée en utilisant un solénoïde alimenté en courant (un électroaimant) au lieu d’un aimant permanent.

 

Plus démonstratif encore : le montage de la "roue de Barlow" est repris. La roue de cuivre dont les pointes touchent au mercure et qui est placée entre les branches d’un aimant en U est, cette fois, simplement reliée à un galvanomètre. Quand on lui imprime un mouvement de rotation, un courant permanent est détecté au galvanomètre pendant toute la rotation. Le "moteur" électrique est donc réversible et peut se transformer en une "génératrice" capable de transformer de l’énergie mécanique en énergie électrique.

 

Comment expliquer ces phénomènes ? Faraday construit progressivement un modèle original.

 

Lignes de force et champs :

 

Le concept d’action à distance proposé par Newton ne s’est pas imposé sans mal. Comment imaginer qu’un corps puisse agir là où il n’est pas. Seule la "magie" avait cette prétention. Descartes, rejetant le vide et décrivant l’univers comme une vaste mécanique entraînée par les rouages d’invisibles tourbillons, avait conservé l’adhésion de ceux qui faisaient, d’abord, confiance au sens commun.

 

Pourtant, l’efficacité mathématique des lois qui en étaient issues, avait imposé le concept d’action à distance, y compris dans le domaine de l’électricité et du magnétisme, avec les lois énoncées par Coulomb et Ampère.

 

Faraday n’est pas convaincu. Il est déjà difficile d’imaginer que deux corps puissent exercer, l’un sur l’autre, des forces à distance. Que dire alors de courants électriques créés à distance ? Pour Faraday, un lien matériel existe nécessairement entre aimant "inducteur" et courant "induit". Quelque chose agit dans l’espace qui les sépare.

 

Depuis les observations du Napolitain Giambattista Della Porta (1534-1615) et les schémas qu’en donne Descartes (1664), les physiciens savent réaliser un "spectre magnétique". Une surface lisse, carton ou verre, est placée sur un aimant. On la saupoudre de limaille de fer. Quelques secousses et on fait apparaître le "fantôme" qui hante l’environnement de cet aimant : des faisceaux de lignes semblables à des gerbes de blé : un "champ" magnétique dira Maxwell.

 

Ces lignes, Faraday les appellera "lignes de force magnétiques". De même des "lignes de force électriques" existent autour des corps chargés d’électricité.


lignes de force électriques entre deux charges opposées


Faraday, nous dit Maxwell, "voyait par les yeux de son esprit, des lignes traversant tout cet espace où les mathématiciens ne considéraient que des centres de forces agissant à distance ; Faraday voyait un milieu où ils ne voyaient rien que la distance ; Faraday cherchait le siège des phénomènes dans des actions réelles, se produisant dans ce milieu, tandis qu’ils se contentaient de l’avoir trouvé dans une puissance d’action à distance particulière aux fluides électriques". (introduction au "Traité d’Electricité et de Magnétisme. Maxwell. 1873)

 

Ces "lignes de force" (avec Maxwell, nous disons aujourd’hui "lignes de champ") ont, pour Faraday, des propriétés physiques concrètes et observables.

 

Par exemple, celles du champ électrique. De toute charge électrique positive, Faraday "voit" partir une ligne de champ qui rejoint nécessairement, quelque part, une charge électrique négative équivalente. Les propriétés de ces lignes de champ expliquent les actions et mouvements observés.

 

Elles expliquent l’attraction : Ces lignes de champ sont élastiques et soumises à une "tension" longitudinale. Tendues comme un ressort, elles auront tendance à rapprocher les charges électriques, de signe contraire, placées à leur extrémité.

 

Elles expliquent la répulsion : les lignes de champ issues d’une même charge électrique ou d’une charge de même nature se repoussent latéralement.

 

Elles s’écartent de la charge ponctuelle qui les produit. Elles écartent, également, l’un de l’autre deux corps portant des charges identiques.

 

Elles s’accordent, aussi, avec la loi mathématique d’action à distance : les lignes de champ sont plus denses à proximité d’un corps chargé, c’est pourquoi le corps qui s’y trouve placé sera soumis à un nombre plus grand de lignes de forces et donc plus fortement attiré ou repoussé.

 

La loi de Faraday.

 

Les champs magnétiques sont eux mêmes constitués de lignes de force reliant deux pôles opposés. Tendues dans leur longueur elles se repoussent également latéralement.

 

Mais leurs propriétés sont bien plus spectaculaires. Si elles sont "coupées" par un conducteur mobile, à l’image des tiges d’un champ de blé tranchées par la lame d’une faux, une "force électromotrice induite" se crée dans le conducteur qui les coupe et provoque la circulation d’un courant dans celui-ci.

 

Pour être plus précis : la quantité d’électricité qui traverse ce conducteur est proportionnelle au nombre de lignes de champ coupées.

 

Ou encore :

 

l’intensité du courant électrique est proportionnelle au nombre de lignes de champ coupées par unité de temps.

 

C’est la "loi de Faraday" qui deviendra loi de "Faraday-Lenz" quand Lenz aura fait observer que le sens de ce courant induit "est tel que, par ses effets, il s’oppose à la cause qui lui donne naissance". Nouvelle illustration du principe "d’action et de réaction".

 

Les techniciens et les ingénieurs qui s’emploieront bientôt à construire les génératrices et les moteurs du nouvel âge de la civilisation industrielle, devront beaucoup à cette vision matérielle des champs magnétiques. Ils sauront trouver les matériaux et inventer les formes des "pièces polaires" capables d’amplifier, de multiplier et de canaliser ces lignes de champ. De les rendre parallèles, divergentes où convergentes suivant l’effet recherché.

 

Mais quel est l’engrenage qui lie, ainsi, lignes de champ magnétique et courant électrique ? Quels mouvements, quelles ondulations animent ces champs ? C’est ce que cherchera à établir Maxwell.

 

Maxwell (1831-1879), la mise en équations.

 

James Clerk Maxwell est le descendant d’une famille noble d’Écosse. Il fait ses études à Edimbourg puis au Trinity college de Cambridge. Il enseigne ensuite à Aberdeen et à Londres avant de se retirer pendant six ans dans son domaine écossais où, dans la solitude, il rédige son "grand œuvre" : le "Traité d’électricité et de magnétisme".

 

En 1871 il revient à la vie universitaire comme professeur de physique expérimentale à Cambridge où il crée le "Cavendish Laboratory", future pépinière de savants. Il n’a que quarante huit ans quand il meurt d’un cancer intestinal. Il laisse, cependant, un héritage inestimable à la Physique. Einstein, Plank, entre autres, le reconnaîtront comme leur précurseur.

 

James Clerk Maxwell a 23 ans quand, à l’issue de ses études, il débute dans l’étude de l’électricité. Comment ne pas être enthousiasmé en découvrant le territoire ouvert par Œrsted, Ampère, Laplace, Lens… et, surtout, Faraday !

 

"Je résolus, dit-il, en abordant l’étude de l’électricité, de n’étudier aucun traité mathématique sur ce sujet, avant d’avoir entièrement lu les "Experimental Researches on Electricity" de Faraday".

 

Il est fasciné par le côté visionnaire de l’œuvre de Faraday qu’il oppose aux froides théories des "mathématiciens de profession", adeptes de Newton et des actions à distance :

 

"Ce fut peut-être un avantage pour la science, dit-il, que Faraday, bien qu’ayant une parfaite connaissance des notions fondamentales de temps, d’espace et de force, n’ait pas été un mathématicien de profession. Il n’était pas tenté de s’engager dans les nombreuses et intéressantes recherches de mathématiques pures, qu’auraient suggérées ses découvertes si elles avaient été présentées sous une forme mathématique, et il ne se sentait pas porté à imposer à ses résultats une forme qui répondît au goût mathématique de l’époque ou à les exprimer sous une forme qui permît aux mécaniciens de les aborder. Mais il se garda ainsi le loisir de faire son travail personnel, d’accorder ses idées avec ses observations et d’exprimer sa pensée dans un langage ordinaire et non technique."

 

Maxwell est, lui, un mathématicien averti, en particulier dans tout ce qui concerne la récente mécanique des fluides. Il souhaite adapter l’œuvre de Faraday au "goût mathématique" de ses contemporains :

 

"C’est surtout dans l’espoir de faire de ces idées la base d’une méthode mathématique que j’ai entrepris ce traité.", écrira-t-il dans son "Traité de l’Electricité et du Magnétisme", œuvre majeure qu’il publiera en 1873.

 

Sa première "mise en mathématique" du modèle de Faraday, se concrétise à l’occasion d’un mémoire qu’il lit en février 1856 devant la "Société Philosophique de Cambridge", sous le titre "On Faraday’s lines of force". Il en adresse un exemplaire à Faraday.

 

Celui-ci lui répond. "J’ai reçu votre Mémoire et vous en remercie beaucoup ; je ne dis pas que je vous remercie personnellement pour ce que vous avez dit des lignes de force, parce que je sais que vous l’avez fait dans l’intérêt de la vérité philosophique, mais vous devez supposer que cela m’est agréable et m’encourage beaucoup à penser. J’ai été tout d’abord effrayé de voir concentrer sur ce sujet une telle puissance mathématique, puis émerveillé de le voir si bien supporter cette épreuve.".

 

Passage de témoin d’un physicien de 65 ans, au sommet de sa carrière, à son jeune collègue de 26 ans.


On peut trouver un développement de cet article dans ouvrage paru en septembre 2009 chez Vuibert : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron"

 

JPEGVoici un ouvrage à mettre entre toutes les mains, celles de nos élèves dès les classes de premières S et STI de nos lycées, et entre les mains de tous les futurs enseignants de sciences physiques et de physique appliquée (tant qu’il en reste encore !).

 

L’auteur est un collègue professeur de sciences physiques, formé à l’histoire des sciences, et formateur des enseignants en sciences dans l’académie de rennes. Bref quelqu’un qui a réfléchi tant à l’histoire de sa
discipline qu’à son enseignement et sa didactique, et cela se sent. Le style est fluide et imagé, bref, plaisant au possible...

 

...voici donc un bon ouvrage permettant de se construire une culture scientifique sans l’âpreté des équations de la physique.

 

extrait du commentaire paru dans le Bulletin de l’Union des Physiciens.


 

Pour aller plus loin.

 

Voir l’excellente vidéo du site Ampère/CNRS.

Faraday : créer de l’électricité avec le magnétisme ?

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:05

 

 

L’électricité est la science qui a le plus fort développement à la fin du 19ème siècle.

 

Les articles publiés par "La Nature" sont d’un intérêt majeur pour suivre les progrès de cette science et de cette technique.

 

Le Conservatoire numérique des Arts & Métiers a constitué une bibliothèque numérique consacrée à l’histoire des sciences et des techniques, constituée à partir du fonds ancien de la bibliothèque du CNAM.

Parmi les ouvrages numérisés la revue La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie..

Nous y avons relevé les articles consacrés à l’électricité pour un passionnant voyages à travers le développement de cette science et de cette technique dans le dernier quart du 19ème siècle.

 

 

1873 - 1905.

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1873 - 1880.

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1881 - 1896.

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1891 - 1897.

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1898 - 1901.

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1902 - 1905


 

1873 - 1880.

XXXXXXXXX



1873 : Première année : n°1 à 26

 

 

Préface

 



61 Machine électro-médicale de Ruhmkorff

154 Les aimants. — Travaux de M. Jamin

249 L’induction péripolaire

341 Machine magnéto-électrique de Gramme (NIAUDET BREGUET)

158 Une nouvelle lumière électrique à Londres

218 Effets de la lumière sur le sélénium

415 Le télégraphe Hughes


 

1874 : Deuxième année, premier semestre : n° 27 à 52

 

129 Exploseur magnéto-électrique de Breguet (A. NIAUDET)

156 Moteur électro-capillaire

251 Modification apportée par le passage d’un courant électrique à la longueur d’un fil conducteur

260 Action brisante d’une décharge électrique à travers l’eau

289 La télégraphie et la presse anglaise

127 L’électricité contre le phylloxéra

174 Nouveau câble transatlantique

382 Un nouveau télégraphe transatlantique



 

1874 : Deuxième année, deuxième semestre : n° 53 à 78

 

19 Nouvelle pile thermo-électrique de M. C. Clamond

27 Les nouveaux systèmes de télégraphie électrique. — Le télégraphe français. — Le système Morse. — L’appareil Caselli. — Les appareils imprimeurs. — Le télégraphe Hughes. — Appareils de M. Meyer. — Télégraphe autographique. — Télégraphe multiple (C. BONTEMPS)

107 Les nouveaux systèmes de télégraphie électrique. — Le télégraphe français. — Le système Morse. — L’appareil Caselli. — Les appareils imprimeurs. — Le télégraphe Hughes. — Appareils de M. Meyer. — Télégraphe autographique. — Télégraphe multiple (C. BONTEMPS)

211 Les nouveaux systèmes de télégraphie électrique. — Le télégraphe français. — Le système Morse. — L’appareil Caselli. — Les appareils imprimeurs. — Le télégraphe Hughes. — Appareils de M. Meyer. — Télégraphe autographique. — Télégraphe multiple (C. BONTEMPS)

51 Piles secondaires de M. Planté (A. NIAUDET BREGUET)

86 Observations sur les paratonnerres (A. NIAUDET)

295 La télégraphie océanique (CH. BONTEMPS)

331 idem

363 idem

374 idem

334 Les paratonnerres de Paris

350 Télégraphe de poche


 

1875 : Troisième année, premier semestre : n° 79 à 104

 

138 Application de la machine magnéto-électrique gramme (A. NIAUDET BREGUET)

150 La lumière électrique au Nouvel Opéra (G. TISSANDIER)

183 Expériences nouvelles sur la vitesse de la lumière par M. ALFRED CORNU

416 Appareil magnéto-faradique de M. Gaiffe

287 Télégraphe acoustique de Neale

383 Nouvelle source de magnétisme


1875 : Troisième année, deuxième semestre : n° 105 à 130

17 Aimants Jamin (ALF. NIAUDET)

84 Les progrès de la télégraphie. — Le Jacquard électrique de sir Ch. Wheatstone (CH. BONTEMPS)

117 Boussole circulaire

154 Statistique de la télégraphie océanique

400 Nouvelle pile au sesquioxyde de fer

411 Revue d’électricité : électro-aimants de M. Camaccho ; vitesse d’aimentation et de désaimantation des métaux magnétiques ; nouvelle source d’électricité, tonnerre en boule (CH. BONTEMPS)

15 Photographie de l’étincelle électrique

15 Aimantation

31 Polarisation rotatoire magnétique

111 Magnétisme

270 L’exposition d’électricité

367 Nouveau tube spectro-électrique


 

1876 : Quatrième année, premier semestre : n° 131 à 156

 

21 Nouvelle machine magnéto-électrique à courants continus (A. NIAUDET)

102 La diffusion de la force : la machine solaire de M. Mouchot (CH. BONTEMPS)

239 Nouveau système de lampe électrique à régulateur indépendant (E. GlROUARD)

392 La télégraphie militaire (A. NIAUDET)

31 Étude sur le magnétisme

62 Sifflet électrique

94 Expérience d’un nouvel appareil d’éclairage électrique

110 Influence de la trempe sur l’aimantation

126 Appareil enregistreur du son

127 Magnétisme intérieur des aimants

143 Influence de la chaleur sur le magnétisme

143 Influence du magnétisme sur le spectre de certains corps

176 Vérification des unités de mesure

271 Aimantation


 

1876 : Quatrième année, deuxième semestre : n° 157 à 182

 

33 Pile au chlorure d’argent de M. Warren de la Rue (A. NIAUDET)

60 Le radiomètre de M. Crookes (A. BREGUET)

83 Le télégraphe électrique sans conducteur et les électro-diapasons (CH. BONTEMPS)

108 Le télégraphe de Reuss (CH. BONTEMPS)

205 Rhé-électromètre de M. Melsens (HERVÉ MANGON)

331 Action de la lumière sur la conductibilité électrique du sélénium ; l’oeil artificiel de M. Siemens

30 Piles électriques

48 Oscillations électriques

64 Théorie du radiomètre

95 idem

143 idem

255 idem

79 Plume électrique d’Éricson

207 Transmission de l’électricité à travers le sol

367 Eclairage électrique

368 Magnétisme


 

1877 : Cinquième année, premier semestre : n° 183 à 208

 

195 Les câbles électriques sous-marins et leur fabrication (P. NOLET)

289 Le télégraphe parlant. Le téléphone de M. G. Bell. (CH. BONTEMPS) (G. TISSANDIER)

328 idem

251 idem

337 Bougie électrique de M. Jablochkoff (A. NIAUDET)

369 Expériences électriques au dix-huitième siècle

411 Les expériences de M. Volpicelli et la nouvelle théorie de l’induction électro-statique (H. TARRY)

94 Radiomètre

159 Paratonnerres

335 Éclairage électrique

350 Nouvelle application de l’électricité


 

1877 : Cinquième année, deuxième semestre : n° 209 à 234

 

59 Le téléphone de M. Gray (CH. BONTEMPS)

75 Les nouvelles machines électriques (CH. BONTEMPS)

91 Éclairage à l’électricité (A. NIAUDET)

110 idem

109 Une île électrisée (CH. BONTEMPS)

204 Machine de Holtz perfectionnée par M. Demoget

274 Le Téléphone (W. H. PREECE)

383 Première expérience du téléphone à Paris

387 Télégraphie sous-marine. La destruction des câbles (CH. BONTEMPS)

402 La lumière électrique à la gare de Lyon

47 Régulateur pour la lumière électrique

143 Électrolyse

222 Le téléphone de M. Bell

224 Électro-aimants

319 Électro-magnétisme


 

1878 : Sixième année, premier semestre : n°235 à 260

 

13 Machine rhéostatique (GASTON PLANTÉ)

90 La pile électrique

97 Ruhmkorff.

160 Le téléphone de M. Graham Bell

163 Les paratonnerres à pointes, à conducteurs et à raccordements terrestres multiples. Description détaillée des paratonnerres établis sur l’Hôtel de ville de Bruxelles (C. M. GARIEL)

203 Suite des recherches de M. Gaston Planté sur les effets des courants électriques de grande tension. Lumière électrosilicique ; gravure électrique sur verre (G. TISSANDIER)

223 Chronique du téléphone

242 idem

371 idem

230 Aperçu historique sur la lumière produite par l’électricité (A. BREGUET)

289 idem

394 idem

[237 Sur une nouvelle disposition de sonnerie électrique pour les établissements industriels]

257 Le phonographe d’Édison (A. NIAUDET)

304 Téléphone de M. Trouvé (G. TROUVÉ)

324 La plume électrique d’Édison (A. NIAUDET)

337 L’histoire du téléphone racontée par son inventeur (GR. BELL)

355 idem

401 Le phonographe et l’aérophone. — Une visite à M. Édison

15 Téléphone

112 idem

231 idem

398 idem

155 Phonographe

319 Nouvelle pile

370 idem

287 Électricité

303 Fer magnétique

303 Nouvel électroscope

319 Nouveau télégraphe

366 Le phonographe d’Édison au boulevard des Capucines

367 Perfectionnement au téléphone

381 idem

398 idem

416 idem

367 Décharge électrique

367 Décomposition électrolytique de l’eau

382 Emploi du téléphone à l’Observatoire du Puy-de-Dôme

383 Lois de la conductibilité électrique


 

1878 : Sixième année, deuxième semestre : n°261 à 287

 

Physique

11 Sur les effets de la machine rhéostatique (GASTON PLANTÉ)

23 Le Microphone (CH. BONTEMPS)

40 Le nouveau phonographe à mouvement d’horlogerie (G. TISSANDIER)

47 Régulateur de lumière électrique

69 Lanterne de projection et mégascope (L. LAURENT)

83 Téléphone à mercure (A. BREGUET)

128 Microphone de M. Hughes

133 L’éclairage électrique de la filature du Champ-du-Pin (Epinal)

135 Micro-tasimètre d’Edison

175 idem

145 Gyroscope électrique (G. M. HOPKINS)

179 Spectres magnétiques obtenus par les actions électro-dynamiques (S. P. THOMPSON)

204 Lampe électrique à incandescence, fonctionnant à l’air libre (EMILE REYNIER)

208 Microphone stéthoscopique

253 Microphone construit par M. Trouvé

304 Voltamètre détonant, phénomènes curieux de polarisation des électrodes

320 Batterie de piles au bichromate de potasse

321 Le Mégaphone de M. Edison

330 Nouveaux appareils électro-médicaux de M. Trouvé

352 Phonomètre d’Edison

353 Appareil électro-médical à courant continu du docteur Onimus

371 Electromètre enregistreur de M. Mascart (A. ANGOT)

417 La lampe électrique de M. Richard Werdermann

429 Le Condensateur chantant (DU MONCEL)

46 La lumière électrique à Paris

79 Dépolarisation

95 Perfectionnement du téléphone

208 idem

415 idem

110 Note sur les électro-aimants

127 La machine parlante

127 Calvanoplastie

128 Microphone stéthoscopique

175 L’Électromotographe

207 Tonnerre en boule artificiel

208 Nouvelle pile électrique

208 Le téléphone

271 idem

303 idem

415 idem

303 La machine solaire

415 Éclairage électrique


 

1879 : Septième année, premier semestre : n° 288 à 313

 

 

Physique

 

12 Fractionnement de la lumière électrique (ALFRED NIAUDET)

15 Etincelle électrique ambulante (GASTON PLANTÉ)

28 L’éclairage électrique à Paris (A. NIAUDET)

44 Le microphone et le téléphone perfectionnés (G. H. HOPKINS)

55 Le téléphone appliqué aux torpilles

91 Le son et le téléphone. Recherches de M. C. J. Blake (CH. BONTEMPS)

96 Nouvelles lampes électriques de M. Ducretet

263 idem

97 La lumière électrique à Londres

100 Rhéostat par pression

128 Moteur magnéto-électrique harmonique de M. Édison

188 Téléphone de M. P. Gower (A. NIAUDET)

286 Un nouveau télégraphe écrivant

289 Le crayon voltaïque (C. M. GARIEL)

348 Nouveau timbreur électrique

353 Appareil de lumière électrique de M. Jamin (A. NIAUDET)

369 Le téléphone électro-chimique d’Édison (E. HOSPITALIER)

372 Le téléphone écrivant de Cowper (CH. BONTEMPS)

386 Recherches sur l’électricité par M. Gaston Planté

404 Lampe électrique à incandescence

14 La télégraphie électrique dans l’Inde

31 Récepteur téléphonique

79 Électrolyse de l’eau

79 Application géologique du téléphone

122 Propriétés magnétiques du nickel et du cobalt

144 Nouveau téléphone

160 Extension du système métrique

174 L’éclairage électrique à Paris et à San Francisco

190 Conférence sur la machine parlante

191 Polarisation magnétique

223 Électricité à haute tension

238 Avertisseur télégraphique des inondations

352 Une nouvelle loi physique

365 Modification des appareils d’Ampère

267 La lumière électrique à bon marché

394 La lumière Drummond au théâtre

398 Applications des paratonnerres à aigrettes en France



 

1879 : Septième année, deuxième semestre : n°314 à 338

 

 

Physique

 

6 Lumière électrique. Comparaison des systèmes à incandescence et des systèmes à arc voltaïque (A. NIAUDET)

51 Machine magnéto-électrique de Méritens (DU MONCEL)

66 Nouvelles recherches de M. Crookes sur le radiomètre (A. LEDUC)

77 La lampe électrique Rapieff (E. HOSPITALIER)

126 La balance d’induction de M. Hughes (E. HOSPITALIER)

140 Le labourage à l’électricité (A. NIAUDET)

160 La bougie électrique, système Wilde (E. HOSPITALIER)

165 Téléphone avertisseur de M. Perrodon, construit par M. Trouvé

187 Illusion d’acoustique produite par le téléphone (PLUMANDON)

211 Le contrôleur électrique des rondes de nuit de M. Napoli (E. BACLÉ)

229 Bijoux électriques animés

259 Sur l’éclairage électrique (J. JAMIN)

261 Nouvelle lampe électrique à incandescence (Système Reynier)

261 Sur l’emploi des piles hydro-électriques et des lampes Reynier pour l’éclairage domestique (E. REYNIER)

286 La force motrice à domicile par l’électricité (E. HOSPITALIER)

319 Recherches sur les effets de la machine rhéostatique (G. PLANTÉ)

325 Le dressage des chevaux par l’électricité. Mors et stick électriques (GASTON TISSANDIER)

341 Le moteur électrique de M. Marcel Deprez (E. HOSPITALIER)

372 Une expérience d’électricité au dix-huitième siècle

383 Percement du verre par l’étincelle électrique (FAGÈS)

395 L’éclairage électrique ; système Lontin (E. HOSPITALIER)

410 Travail maximum disponible dans les piles (E. HOSPITALIER)

14 Le labourage à l’électricité

62 L’éclairage électrique au palais de l’Industrie

115 Les jets d’eau électrisés

226 Les nouveaux téléphones Edison et le service des communications téléphoniques à Paris

291 Étalon métrique

307 Recherches sur l’électricité

354 Le labourage électrique

402 Nouvelles expériences de lumière électrique

403 Éclairage électrique des chutes du Niagara


 

1880 : Huitième année, premier semestre : n°340 à 365

 

 

Physique

 

14 La lumière électrique dans les mines

22 L’éclairage électrique par la pile Tommasi (E. HOSPITALIER)

44 Un jouet scientifique, l’électrophore Peiffer (GASTON TISSANDIER)

47 Pile au chlorure de chaux de M. Niaudet

49 La télégraphie Duplex. Transmission simultanée des dépêches en sens inverse par un seul et même fil

79 La nouvelle lampe électrique de Werdermann

91 Poste téléphonique avec ou sans microphone

99 La pile thermo-électrique de M. C. Clamond (E. H.)

119 Le chemin de fer électrique de Berlin. La traction électrique des chemins de fer aériens et souterrains dans les grandes villes (E. HOSPITALIER)

129 Description de la plus grande bobine d’induction construite jusqu’à ce jour (A. NIAUDET)

239 idem

131 Emploi des piles électriques

143 La lampe électrique d’Edison

146 La production de l’électricité

161 Les audiphones (D. COLLADON)

209 idem

179 Éclairage électrique, système Siemens (E. HOSPITALIER)

186 L’état radiant de la matière, expériences de M. Crookes (C. M. GARIEL)

199 Les communications téléphoniques aux États-Unis (E. HOSPITALIER)

223 Télémètre électrique de M. G. Le Goarant de Tromelin

275 Appareil microphonique recueillant la parole à distance (PAUL BERT et D’ARSONVAL)

282 Simples remarques sur un point inexpliqué des expériences de M. Crookes (AD. GUÉBHARD)

305 L’emmagasinement de l’électricité (E. HOSPITALIER)

321 Piles thermo-électriques de Noë (A. NIAUDET)

353 Galvanomètre de Marcel Deprez (A. NIAUDET)

359 Les grandes usines électriques de Paris. Les Magasins du Louvre. L’Hippodrome (E. HOSPITALIER)

143 Nouveau condensateur voltaïque

159 L’avertisseur électrique des voyageurs

184 Reproductions héliographiques par la lumière électrique

238 Le téléphone d’Edison à l’observatoire du pic-du-Midi

238 L’emploi des machines dynamo-électriques en télégraphie

254 La lumière électrique et les végétaux

255 Nouveau télé-microphone

286 Nouvelle machine dynamo-électrique de M. de Méritens

319 Le magnétisme de la moelle de sureau

347 Sur quelques effets lumineux des courants induits


 

1880 : Huitième année, deuxième semestre : n°366 à 391

 

 

Physique

 

15 Tourniquet électrique de MM. de Fonvielle et Lontin

39 La nouvelle bougie électrique de M. Jamin (E. HOSPITALIER)

54 La lampe électrique d’Edison

63 Allumeur automatique de lumière électrique, système Reynier

100 Machines dynamo-électriques et régulateurs à courants continus de MM. Siemens et Hefner-Alteneck (E. HOSPITALIER)

110 La métallurgie électrique (E. HOSPITALIER)

125 Lanterne de diffusion pour la lumière électrique (L. CLÉMANDOT)

155 Pile Reynier (A. NIAUDET)

158 Perfectionnements apportés aux bobines du genre Siemens (G. TROUVÉ)

203 Les communications téléphoniques à Paris. Système Edison. Système Gower (ED. HOSPITALIER)

241 idem

219 Avantages de l’application de la lumière électrique aux théâtres et particulièrement au grand Opéra (E. VIGNES)

220 La télégraphie sous-marine. Le syphon recorder de sir William Thomson

239 Sur l’éclairage électrique du grand Opéra de Paris (CH. GARNIER) (E. HOSPITALIER)

254 idem

338 idem

268 Les usines électriques de Paris. Le Salon de peinture. L’avenue de l’Opéra (E. HOSPITALIER)

270 Le photophone de MM. Graham Bell et Sumner Tainter (E. HOSPITALIER)

273 idem

341 idem

398 idem

307 Une visite à M. Graham Bell (G. TISSANDIER)

308 Téléphone de M. Hopkins

362 Télégraphie sous-marine. Le « Repeater » Van Choate

371 Le grisoumètre électrique

373 Le télégraphe hydrostatique (MAURICE GIRARD)

400 Appareil électrique avertisseur des incendies

402 Ligne électrique sous-marine de Marseille à Alger (A. NIAUDET)

78 Le prix Volta

159 Sur l’effluve électrique

160 Électricité polaire des minéraux

318 La Commission internationale des poids et mesures

319 Le photophone

334 idem

335 idem

367 Le photophone appliqué à la physique solaire

 

 

 

 

 

 

1881 - 1896.

xxxxxx

 

 

1881 - 1

 

p35 Lampe à incandescence de M. Swan (E. H.)

p96 Machine dynamo-électrique Wallace-Farmer

p146 Les unités électriques (E. HOSPITALIER)

p251 La machine dynamo-électrique d’Edison

p286 Relations entre les unités électriques, thermiques et mécaniques (E. HOSPITALIER)

p330 La force et la lumière par l’électricité (E. HOSPITALIER)

p338 Pile secondaire de M. Faure (A. NIAUDET)

p350 L’éclairage électrique à Londres (E. H.)

p358 Arc voltaïque (A. NIAUDET)


 

1881 -2

 

p10 L’éclairage électrique à Londres (E. HOSPITALIER)

p52 Nouvelle machine dynamo-électrique et régulateur à division de M. Gramme (E. H.)

p135 L’éclairage électrique par incandescence système Maxim (E. HOSPITALIER)

p 163 Transmetteurs microphoniques de MM. Paul Bert et d’Arsonval (Dr A. D’ARSONVAL)

p 182 Fabrication des aimants

p257 Auditions théâtrales téléphoniques à l’Exposition d’Électricité

p263 Le Congrès international des électriciens

p282 idem

p302 idem

p318 idem

p279 L’éclairage électrique à l’Exposition d’Électricité. I. Les générateurs. II. Les foyers. L’éclairage par incandescence (E. HOSPITALIER)

p310 idem

p375 idem

p406 idem

p289 Le tramway électrique à l’Exposition d’Électricité

p307 Les chemins de fer électriques à Paris (G. TISSANDIER)

p333 L’éclairage électrique à l’Opéra

p 340 Les petits moteurs électriques à l’Exposition d’Électricité (E. HOSPITALIER)

p394 La distribution de l’électricité (E. HOSPITALIER)

p396 Le laboratoire de l’Électricien ; fabrication des piles secondaires de Gaston Planté (G. TISSANDIER)


 

1882 - 1

 

p6 La distribution de l’électricité (E. HOSPITALIER)

p42 idem

p74 idem

p27 La télégraphie moderne. Appareils à transmission rapide (E. HOSPITALIER)

p67 Accumulateur de M. Faure, modèle de M. E. Reynier

p163 Les téléphones à Paris. Société générale des téléphones (A. NIAUDET)

p252 Appareils d’électrothérapie de M. D. Trouvé (Dr Z...)

p339 Les compteurs d’électricité (E. H.)

p359 Chemin de fer électrique à accumulateurs (G. TISSANDIER)
p391 Études préliminaires pour la construction d’un moteur électrique léger (G. TISSANDIER)


 

1882 - 2

 

p7 L’éclairage électrique des voies publiques. Holborn. La place du Carrousel. Projet pour la Nouvelle-Orléans

p14 Exposition internationale d’électricité au Palais de Cristal à Londres

p 102 La lumière électrique par incandescence et les accumulateurs (G. TISSANDIER)

p122 Les dangers de l’éclairage électrique

p 179 L’accident des Tuileries et les dangers de l’éclairage électrique

p 247 Formation rapide des accumulateurs à lame de plomb, par M. Gaston Planté

p267 L’éclairage électrique du théâtre des Variétés à Paris

p298 La lumière électrique par incandescence à New-York (PH. DELAHAYE)

p 325 L’Écliptique, nouveau moteur électrique de M. Paul Jablochkoff

p369 Nouvelle machine dynamo-électrique à courants alternatifs de M. J. E. H. Gordon (E. HOSPITALIER)

p410 idem


1883-1

p6. Situation actuelle des réseaux téléphoniques dans le monde entier

p32 Petites lampes à incandescence (G. T.)

p37 Nouvelle machine dynamo-électrique à courants alternatifs, système Ferranti-Thomson (E. HOSPITALIER)

p42 Résultats des opérations faites à l’Exposition d’Électricité sur les différents systèmes d’éclairage électrique

p50 Nouveaux perfectionnements apportés aux accumulateurs électriques (E. H.)

p91 L’électricité domestique. Les téléphones à piles (E. HOSPITALIER)

p 117. Eclairage électrique des forges et ateliers de Saint-Denis.

p 162. La distribution d’électricité en Angleterre

p 178. Transport de force à distance par Deprez

p 188. Nouveaux galvanomètres de Thomson

p199 Le téléphone au Japon

p263 Éclairage électrique à Nantua

p 264. L’enseignement technique de l’électricité en Angleterre

p279 L’électricité pratique

p332 Les compteurs d’électricité et d’énergie (E. HOSPITALIER)

p337 La fabrication des conducteurs électriques

p375 Le réseau téléphonique de Reims

p391 Éclairage électrique des rues à San José (Californie)


1883 - 2

p5 La téléphonie à grande distance

p35 Le langage des Électriciens

p219 Le tramcar électrique de la « freench électrical power storage C° » (E. ROUBY)

p387 Les accumulateurs Faure-Sellon-Volckmer (E. HOSPITALIER)


1884 - 1

p44 L’enseignement de l’électricité (E. H.)

p102 Accumulateurs électriques (F. REVNIER)

p117 Nouvelles machines électriques d’influence

p155 Les progrès de l’éclairage électrique (GASTON TISSANDIER)

p171 Les moteurs électriques de MM. Ayrton et Perry (E. HOSPITALIER)

p 209 Le nouveau poste central des télégraphes à Paris (E. CAEL)

p379 La Conférence internationale des Unités électriques

p 408 Station centrale d’éclairage électrique système Édison, à New-York

p418 Éclairages électriques privés


 

1884 - 2

 

p132 L’électricité domestique. Appareils d’éclairage avec accumulateurs (G. TISSANDIER)

p 337 Utilisation des forces naturelles. L’électricité à Bellegarde (Ain) (L. GREZEL)

p367 Lampes électriques portatives de M. G. Trouvé

p397 L’éclairage électrique domestique (E. H.)

p 410 idem


 

1885 - 1

 

p7 Grande expérience de lumière électrique exécutée à New-York. Promenade électrique aux flambeaux (Dr Z...)

p30 Unités électriques. Le Watt et le Joule (E. H.)
p 50 Électricité pratique. Forme simple du commutateur de Gaston Planté. Appareil avertisseur du vol des coffres-forts

p51 Le charbon et les accumulateurs (P. JUPPONT)

p169 L’éclairage électrique domestique (E. HOSPITALIER)

p192 Éclairage électrique des voitures

p275 Éclairage électrique des trains de chemins de fer

p353 Appareils de mesure électrique de M. Lippmann (ED. HOSPITALIER)

p354 L’éclairage électrique de la gare de Strasbourg

p 378 La société générale des téléphones (E. HOSPITALIER)

p410 Nouvelle pile « auto-accumulateur » (JABLOCHKOFF)


 

1885 - 2


p3 L’ohm légal. Les étalons prototypes, secondaires et pratiques. Le bureau d’étalonnement officiel (E. HOSPITALIER)

p26 Lampes à incandescence. Leur fabrication

p75 Moteurs et machines dynamo-électriques (E. HOSPITALIER)

p112 Le téléphone à Paris. Densité des abonnés
p124 L’éclairage électrique du musée Grévin (G. M.)

p157 Compteur d’électricité de M. J. Cauderay (E. HOSPITALIER)

p 175 Éclairage électrique de laboratoire

p187 L’électricité pratique. Timbre électrique. — Sondes électriques pour la recherche des fuites de gaz. — Allume-gaz électrique, etc.

p idem

p idem

p263 Les appareils industriels de mesure électrique (E. H.)

p305 L’électricité à la Salpêtrière (Dr Z...)

p323 L’éclairage électrique et la micrographie

p351 Transmission de la force par l’électricité (MARCEL DEPREZ)

p 385 La distribution d’énergie électrique par transformateurs (E. HOSPITALIER)


 

1886 - 1

 

p6 Éclairage électrique à distance à Québec, au Canada (l’abbé J.-C.-K. LAFLAMME)

p117 Le grand galvanomètre de l’Université de Cornell

p149 Les effets du courant électrique produit par la machine rhéostatique (GASTON PLANTÉ)

p163 Éclairage électrique de l’Eldorado (X...)

p215 Usine centrale d’électricité de la ville de Tours (E. HOSPITALIER)

p237 Éclairage électrique domestique (G. TISSANDIER)

p337 Les moteurs à air comprimé et l’éclairage électrique (E. HOSPITALIER)

p384 Expérience sur la transformation des forces physiques (G. T.)

p388 Électricité domestique. Réveille-matin allumoir (Dr Z...)


 

1886 - 2

 

p12 L’électricité domestique. L’éclairage par les piles Leclanché (GASTON TISSANDIER)

p17 Théorie du téléphone. Recherches de M. E. Mercadier

p 48 Les appareils d’enseignement électrotechnique

p52 Conjoncteur-disjoncteur automatique pour la charge des accumulateurs (E. H.)

p152 La transmission de la force par l’électricité. Expériences entre Creil et Paris. Système Marcel Deprez

p 224 Allumoir électrique pour les becs de gaz

p 305 La dynamo-mammoth de M. Brush (E. H.)

p323 La construction des paratonnerres

p331 La télégraphie électrique en Afrique

p340 Électricité domestique

p 374 Méthode d’impression par l’électricité (G. MARESCHAL)

p387 Machine Edison pouvant actionner 1000 lampes

p415 Les voitures magnétiques en Chine et au Japon (N. DE T.)


 

 


 

1887 - 1

 

p37 Les machines dynamo-électriques à distribution (E. H.)

p66 Vitesse de propagation de l’électricité dans les fils télégraphiques (E. PHILLIPPI)

p72 Expériences de M. Hippolyte Fontaine. — Transmission électrique de la force motrice à distance (E. HOSPITALIER)

p131 La soudure électrique (E. H.)

p155 Le téléphone de Paris à Bruxelles

p231 Machine dynamo-électrique de l’Hôtel Continental, à Paris

p305 Batterie secondaire de 100 chevaux à l’hôtel de ville de Paris (ÉMILE REYNIER)

p389 L’Éclairage électrique à l’Opéra de Paris (LOUIS FIGUIER)


 

1887 - 2

 

p11 La lumière électrique en Espagne

p13 Electricité pratique : La trompette électrique de M. Zigang ; l’emploi du cofferdam dans les piles ; bouton allumeur-extincteur ; commutateur-substituteur ; support à amalgamer de M. Radiguet ; dépolissage des lampes à incandescence (E. H.)

p39 Chauffage par l’électricité

p57 Le travail électrique des métaux (E. H.)

p101 La première station centrale de distribution d’électricité à Paris (E. H.)

p129 La télégraphie sans fil conducteur (G. MARESCHAL)

p 227 Le générateur pyromagnétique d’électricité (TH.-A. EDISON)

p235 Comment on peut construire soi-même une machine dynamo-électrique (X..., Ingénieur)

p314 idem

p279 La télégraphie électrique au Japon

p306 Les accumulateurs électriques de M. Desmazures (E. H.)

p327 La fabrication des accumulateurs aux Etats-Unis

p 344 Un chemin de fer électrique dans une salle à manger (E. H.)

p 359 Modèle de démonstration de la machine électrostatique de Wimshurst

p407 La téléphonie internationale. Le téléphone de Paris à Bruxelles


 

1888 - 1

 

p123 Le nouveau phonographe d’Edison (E. H.)

p129 Le dog-cart électrique de M. Magnus Volk (E. H.)

p 200 Le laboratoire central d’électricité (E. H.)

p227 Les lampes à incandescence de grande puissance lumineuse (E. H.)

p234 Emploi des tubes de Geissler pour l’observation des mouvements vibratoires

p 386 L’éclairage électrique et les incendies


 

1888 - 2

 

p31 Expériences d’électrostatique avec des lampes à incandescence

p38 La pile légère de l’aérostat dirigeable « la France »

p57 Compteur d’électricité de M. H. Aron (E. H.)

p215 La distribution d’énergie électrique par le système à trois fils. Station centrale de Mulhouse (E. H.)

p273 Le dog-cart électrique du Sultan (E. H.)

p302 Éclairage électrique des théâtres de Londres (L.)

p343 L’usine électrique de Thorenberg (Suisse) (E. H.)

p379 idem

p366 Une usine électrique monstre. Station centrale de Deptfort (E. H.)

p385 Les orgues électriques (J. LAFFARGUE)


 

1889-1

 

p29 La traction électrique aux mines de Stassfurth (J. LAFFARGUE)

p53 La lanterne magique électrique (DANIEL BELLET)

p114 Les notations physiques. Conventions, abréviations, et symboles (E. HOSPITALIER)

p143 idem

p119 Concours pour les compteurs d’énergie électrique (J. L.)

p121 La mort par l’électricité

p165 Les canalisations électriques à Londres et à Paris (J. LAFFARGUE)

p 199 L’éclairage électrique de Dieulefit et Valréas (E. HOSPITALIER)

p231 Le prix Volta

p322 Comparaison des prix de l’éclairage au gaz et par incandescence électrique (E. HOSPITALIER)

p363 Le nouveau phonographe d’Edison (E. HOSPITALIER)

p372 Les canalisations électriques aux États-Unis (J. LAFFARGUE)

p397 Les expériences publiques d’électricité (W. DE FONVIELLE)

p30 La peine de mort électrique


 

1889 - 2

 

p17 Les procédés de soudure électrique de M. Elihu Thomson, à l’Exposition universelle (E. H.)

p29 Les expériences publiques d’électricité (W. DE FONVIELLE)

p51 Les rayons électriques. Expériences de M. le docteur Hertz

p91 Distribution de l’énergie électrique par courants alternatifs, système Ferranti (E. H.)

p99 Exposition universelle de 1889. Eclairage général (PAUL GAHÉRY)

p199 idem

p103 La fantare Ader à l’Exposition universelle de 1889 (E. H.)

p139 Les canalisations électriques à Paris (J. LAFFARGUE)

p145 Répulsions et rotations électrodynamiques. Expériences de M. Elihu Thomson (E. HOSPITALIER)

p218 Eclairage électrique. Application de la pile du commandant Renard

p246 Le Congrès international des électriciens de 1889

p259 Traction électrique des tramways. Le système Thomson-Houston à l’Exposition universelle de 1889 (E. HOSPITALIER)

p267 Phénomènes électriques produits par les radiations solaires (ALBERT NODON)

p317 Distribution d’énergie électrique par accumulateurs à Saint-Hilaire-du-Harcouët (J. LAFFARGUE)

p331 Les boulevards de Paris électrisés (J. L.)

p366 Brûlé vif par l’électricité

p369 L’Usine municipale d’électricité des Halles centrales, à Paris (E. HOSPITALIER)

p386 L’éclairage des côtes de France (DANIEL BELLET)

p409 L’installation électrique du château royal de Pelesh et du palais royal de Buchares (J. LAFFARGUE)


 

1890 - 1

 

p108 Le tricentenaire de Gilbert (E. H.)

p123 L’éclairage électrique en Amérique. Le système municipal Edison (E. HOSPITALIER)

p179 Les moteurs à courants alternatifs

p215 L’éclairage électrique à Berlin

p299 Un type de station centrale pour la distribution de l’énergie électrique dans une petite ville (E. HOSPITALIER)

p 310 Propagation des courants alternatifs

p326 Le langage scientifique. L’hystérésis

p328 La station centrale Edison à Brooklyn (J. LAFFARGUE)

379 Contrôleur de rondes électrique (L. K.)


 

1890 - 2

 

p22 Les problèmes de l’avenir

p45 L’éclairage électrique des navires (J. LAFFARGUE)

p66 Omnibus électrique

p112 Expériences d’électricité (J. LAFFARGUE)

p113 Un manège électrique (X..., ingénieur)

p131 Les courants alternatifs à l’usine municipale des Halles, à Paris

p 139 Nouvelles applications de la distribution de l’énergie électrique, par courants alternatifs transformés (E. HOSPITALIER)

p 193 Les bateaux électriques de plaisance (E. HOSPITALIER)

p 209 La première exécution d’un condamné à mort par l’électricité

p278 Éclairage électrique de Moritz dans l’Engadine (Suisse) (J. L.)

p298 La traction électrique des bateaux sur les canaux

p355 Lampe électrique de mines à accumulateurs (X..., ingénieur)

402 Les dangers de l’électricité


1891 - 1

p33 Les dangers de l’électricité. L’accident de Nancy (J. LAFFARGUE)

p71 Applications électriques du sélénium

p 97 Utilisation de la force du vent. Le moulin électrique de Cleveland (Etats-Unis) (J. LAFFARGUE)

p 106 Les conducteurs bimétalliques (A. LAISANT)

p139 Distribution de l’énergie électrique par les courants alternatifs à Paris. Eclairage électrique de la Belle-Jardinière (J. LAFFARGUE)

p178 La production industrielle de l’énergie électrique par la pile (E. HOSPITALIER)

p183 Le secteur électrique de la place Clichy, à Paris (E. HOSPITALIER)

p 345 idem

p405 idem

p241 Concerts téléphoniques à grande distance (E. H.)

p258 Le téléphone de Paris à Londres (E. HOSPITALIER)

p339 Les voies nouvelles de l’industrie électrique (E. H.)


 

1891 - 2

 

p21 Concours de compteurs d’énergie électrique. Les appareils primés (E. HOSPITALIER)

p37 Transmission d’énergie électrique par courants alternatifs à 30 000 volts (J. LAFFARGUE)

p58 L’avenir des lampes à incandescence

p90 Les chemins de fer et les tramways électriques dans le monde entier

p 102 La téléphonie à Paris (J. L.)

106 La production industrielle de l’hydrogène et de l’oxygène par l’électrolyse de l’eau (CH.-ED. GUILLAUME)

p118 Les télégraphes en Chine

p138 Éclairage de la bibliothèque nationale de Paris et du British Museum de Londres

p162 Expériences de M. Tesla sur les courants alternatifs de grande fréquence (E. HOSPITALIER)

p231 Expériences avec les courants alternatifs à haute tension (J. LAFFARGUE)

p242 L’Exposition internationale d’électricité et le Congrès international des électriciens de Francfort-sur-le-Mein (E. H.)

p274 Les expériences de Lauffen-Francfort. Transmission et distribution de l’énergie électrique à grande distance par courants alternatifs polyphasés (E. HOSPITALIER)

p323 idem

p339 Transformateurs à courant continu (E. H.)

p 366 Les progrès de la téléphonie (J. L.)

p371 Les machines dynamos (J. LAFFARGUE)

p390 Prix de revient de l’aluminium électrolytique

p401 Transformation des courants électriques polyphasés (E. HOSPITALIER)

p410 Le chemin de fer électrique, système Heilmann (E. H.)


 

1892 - 1

 

p91 Les phares électriques des côtes de France (DANIEL BELLET)

p138 Fabrication électrique de la soude caustique et du chlore

p158 Transmission électrique des images à distance. L’électro-autographe de M. N.-S. Amstutz (E. H.)

p197 L’installation électrique de M. A. Menier (FRANCK GÉRALDY)

p209 Expériences de M. Tesla sur les courants alternatifs de grande fréquence (E. HOSPITALIER)

p323 Un nouveau ventilateur électrique (E. H.)

p338 Le chauffage électrique (E. H.)


 

1892 - 2

 

p55 Le théâtrophone (G. MARESCHAL)

p96 L’arrosage des villes par l’électricité

p163 Résultats des expériences de transport d’énergie électrique entre Lauffen et Francfort (E. H.)

p211 Transport d’énergie électrique à grande distance. Tivoli-Rome (E. HOSPITALIER)

p254 Compagnie télégraphique américaine (D. B.)

p263 Les applications du chauffage électrique (E. HOSPITALIER)

p274 Une scie électrique

p282 Tramway électrique de Marseille

p 295 L’analyse des métaux par leurs variations de résistance électrique aux basses températures

p299 Les origines de la science de l’électricité (LT-COLONEL HENNEBERT)

p311 Les canalisations électriques à Paris (J. LAFFARGUE)

p342 Application de dynamos à courants alternatifs aux transmissions téléphoniques (E. H.)

p359 Les machines dynamos (J. LAFFARGUE)

p369 Les tramways électriques à Paris (J. LAFFARGUE)

p386 Durée des lampes à incandescence (E. H.)

p382 Le téléphone de New-York à Chicago (G. TISSANDIER)

p401 idem Le téléphone de New-York à Chicago (G. TISSANDIER)

p411 Mesure de la puissance électrique des courants alternatifs (E. H.)


 

1893 - 1

 

p16 Tramway électrique chasse-neige

p113 Distribution hydro-électrique de travail et d’énergie électrique à Anvers (E. HOSPITALIER)

p126 Éclairage électrique des wagons de la Compagnie des chemins de fer du Nord (J. LAFFARGUE)

p 135 L’électricité à bord des navires de guerre (J. LAFFARGUE)

p145 Les oscillations électriques. Expériences de MM. Sarasin et de la Rive (CH.-ED. GUILLAUME)

p 183 Le titan électrique du port de Bilbao (DANIEL BELLET)

p218 Expériences d’électricité. Curieuse source d’électricité. Communication téléphonique sans ligne spéciale (G. MARESCHAL)

p225 Les expériences de M. Henri Moissan. Nouveau four électrique (GASTON TISSANDIER)

p273 Les fours électriques (GASTON TISSANDIER)

p290 Le carborundum (E. H.)

p295 L’usine électrique du secteur des Champs-Élysées à Paris (E. HOSPITALIER)

p 298 Expérience de cours sur les liquides magnétiques

p314 L’électricité à bord des navires de guerre (G. DARY)

p343 Le chemin de fer électrique aérien de Liverpool (MAX DE NANSOUTY)

p343 Le chemin de fer électrique aérien de Liverpool (MAX DE NANSOUTY)


 

1893 - 2

 

p3 Conjoncteur-disjoncteur automatique (G. MARESCHAL)

p29 Les bouées électriques du port de New-York (DANIEL BELLET)

p108 L’Electricité en Allemagne. Ascenseurs électriques. Crues électriques. Emploi des moteurs électriques dans les ateliers (J. LAFFARGUE)

p123 Le nouvel éclairage de « la Liberté éclairant le monde » à New-York

p157 Les dynamos à vapeur (J. LAFFARGUE)

p177 Le nouveau phare du cap de la Hève près du Havre (MAX DE NANSOUTY)

p198 La galvanoplastie de l’or

p272 La science pratique. Dynamo universelle pour expériences de cours (J. L.)

p306 Le congrès international des Électriciens de Chicago (E. HOSPITALIER)

p343 Les systèmes de locomotion électrique de l’Exposition de Chicago. L’intra-mural. Le side-walk ou chemin mobile (E. HOSPITALIER)

p375 idem Les systèmes de locomotion électrique de l’Exposition de Chicago. L’intra-mural. Le side-walk ou chemin mobile (E. HOSPITALIER)

p382 Téléphonie transocéanique (E. H.)


 

1894 -1

 

p5 Voiture électrique (E. HOSPITALIER)

p44 Dynamo à pédales (Dr Z.)

p162 La locomotive électrique de M. J.-J. Heilmann (E. HOSPITALIER)

p178 La locomotive électrique de M. J.-J. Heilmann (E. HOSPITALIER)
idem

229 La voiture électrique de M. Joseph Carli (E. H.)

p231 Les expériences d’électro-physiologie du Dr d’Arsonval (CH.-ED. GUILLAUME)

p279 L’électricité dans les hôtels modernes (J. LAFFARGUE)

p305 Machines d’induction électrostatique sans secteurs

p331 Electricité pratique. Conseils aux abonnés à une distribution électrique (J. LAFFARGUE)

p410 Exposition électrique de Budapest

p15 Une ingénieur-électricien


 

1894 - 2

 

p8 Fonctionnement des lampes à arc et à incandescence (J. LAFFARGUE)

p35 Les courants alternatifs

p51 Électricité pratique. Les installations intérieures d’une distribution d’énergie électrique (J. LAFFARGUE)

p83 Les chemins de fer électriques du mont Salève, près Genève (L. B.)

p234 Le plus petit chemin de fer électrique du monde

p 243 Le chemin de fer électrique aérien de Liverpool (J. L.)

p 291 Les canalisations électriques aériennes (G. PELLISSIER)

p326 Tramway électrique de l’Exposition de Lyon (J. L.)

p 375 Exposition de machines-outils électriques à Budapest (J. LAFFARGUE)

p411 L’exploitation des tramways électriques en Amérique (G. PELLISSIER)


 

1895 - 1

 

p10 Les installations électriques des grands moulins de Corbeil (J. L.)

p18 Applications de l’énergie électrique en Suisse (J. L.)

p27 Le télégraphe imprimeur. Distribution des dépêches par la machine à écrire (J. LAFFARGUE)

p38 Le nouveau système téléphonique de la Ville de Paris (E. HOSPITALIER)

p86 idem Le nouveau système téléphonique de la Ville de Paris (E. HOSPITALIER)

p70 Télégraphie électrique dans les Pays-Bas

p117 Les lampes à incandescence (J. LAFFARGUE)

p129 Voiture électrique de M. Jeantaud (J. LAFFARGUE)

p151 Les tramways électriques en France. Le réseau du Havre (E. HOSPITALIER)

p176 Expérience de démonstration des courants thermo-électriques (CH.-ED. GUILLAUME)

p214 Les tramways électriques en France. Le réseau de Lyon (J. LAFFARGUE)

p279 Distribution de force motrice et d’éclairage par l’électricité (J. LAFFARGUE)

p337 Reproduction des photographies à distance. L’électro-artographe de M. Amstutz (E. HOSPITALIER)

p368 Électricité pratique. L’interrupteur Elieson (E. H.)

p 384 Électricité pratique. Le chercheur de pôles de MM. Ducretet et Lejeune (J. L.)

p389 La transformation des courants alternatifs en courant continu (G. PELLISSIER)

31 Le foudroiement par les courants alternatifs et les courants continus

46 L’éclairage électrique des trains en Amérique

126 Une pile minuscule

142 La galvanisation des tôles

142 L’électrolyse du verre

142 Utilisation de l’énergie électrique pour actionner une pompe

143 L’électricité dans l’industrie chimique

159 Action électrolytique des courants faibles

174 Chauffage électrique d’un théâtre

223 Transport d’énergie électrique

302 Les ascenseurs électriques en Amérique

351 La téléphonie en Amérique

367 Les transmissions électriques dans les ateliers

399 La traction électrique à Bruxelles

414 Projet de transmission d’énergie électrique à l’Exposition de 1900

415 Séparation électrique du cuivre de l’or et de l’argent

415 Curieux phénomène électrique


 

1895-2

 

11 Câble électrique de Madagascar

16 Un nouveau propulseur électrique pour bateaux (J. L.)

27 Nouveaux appareils de mesure électrique (J. LAFFARGUE)

30 Le trolley sauveur

55 Les installations électriques du prolongement de la ligne du chemin de fer de Sceaux à Paris (J. LAFFARGUE)

103 Recherches thermo-électriques (E. H.)

119 Métropolitain électrique aérien de Chicago (CH. MARSILLON)

123 Électricité pratique. Boîte de mesure électrique (J. LAFFARGUE)

129 Distribution de force motrice par l’électricité dans les usines Linet, à Aubervilliers (J. LAFFARGUE)

134 La porosité moléculaire

145 Transbordeur électrique de bagages de la station de Manchester (X..., ingénieur)

146 La température du charbon produisant l’arc électrique (C.-E. G.)

162 L’emploi des moteurs électriques à Berlin (J. L.)

166 Les fours électriques et la chimie à haute température (H. MOISSAN, de l’Institut)

181 Action du courant électrique sur les fils d’aluminium (CH. GUILLAUME)

187 La distribution d’énergie électrique dans l’usine Henrion, à Nancy (J. LAFFARGUE)

195 L’éclairage électrique de l’École militaire de St-Cyr (J. L.)

200 Les locomotives électriques de Baltimore and Ohio Rail-road (E. HOSPITALIER)

208 Électricité pratique. Ventilateur électrique (J. L.)

210 La voiture électrique de M. Jeantaud (J. L.)

235 Expériences de labourage électrique (J. LAFFARGUE)

243 Les ascenseurs électriques (J. LAFFARGUE)

262 Les divers modes d’éclairage dans les habitations (J. L.)

262 Théorie électro-dynamique du monde (CH. DE VILLEDEUIL)

267 L’électricité en Amérique (J. LAFFARGUE)

322 Le trolley-sport à Chicago

347 Réchauffage électrique des métaux en fusion (G. P.)

351 La traction électrique

352 Une voiture électrique (J. L.)

343 L’utilisation des chutes du Niagara. Historique. Dispositions générales. Installation hydraulique (E. HOSPITALIER)

371 idem

423 idem

420 Le chemin de fer funiculaire électrique de Stanserhorn en Suisse (L. BACLÉ)

15 La cuisine électrique

30 Curieux phénomène électrique

46 Les compteurs électriques

46 Transport de l’énergie sur le lac Léman

46 Les lignes télégraphiques dans les montagnes

62 Fusion électrique des métaux

79 La mort par l’électricité

111 La téléphonie au Havre

126 Fanal électrique pour locomotives

127 La décharge des poissons électriques

142 Les accumulateurs en télégraphie

174 Mesure directe des forces électromotrices en unités absolues électromagnétiques

174 Les empoisonnements par les casseroles électriques

239 Yacht électrique

239 L’électricité dans le service des postes

271 La traction électrique à Gmunden (Autriche-Hongrie)

318 La passion du jeu et les ventilateurs électriques

319 Un effet social du développement des tramways électriques

334 Cible électrique

382 Les accidents électriques

430 Communication téléphonique entre les trains et les stations


 

1896 1

 

42 Les rayons cathodiques (CH.-ED. GUILLAUME)

129 Les rayons X de M. le professeur Wilhelm Conrad Röntgen (CH.-ED. GUILLAUME)

155 Les ombres radiographiques de M. le professeur W. Conrad Röntgen (E. HOSPITALIER)

157 Rayons invisibles (Rayons X) de M. W. C. Röntgen. Expériences de M. Puluj, de Prague (P. KLEMENTITCH DE ENGELMEYER)

195 Les idées actuelles sur les rayons cathodiques (CH.-ED. GUILLAUME)

274 Application industrielle des rayons X (E. H.)

293 Les rayons X et le Diamant (ABEL BUGUET ET ALBERT GASCARD)

327 Recherches récentes sur les rayons de Röntgen (CH.-ED. GUILLAUME)

367 Radiographies par les rayons X. Utilisation des écrans fluorescents à leur production rapide

401 Sur une nouvelle forme de tubes de Crookes (GASTON TISSANDIER)

143 La photographie des parties intérieures du corps

143 Photographie à travers des corps opaques

143 Propriétés des radiations de Röntgen

207 La lumière noire et les radiations de Röntgen

223 La pénétration de la lumière au travers des corps opaques

223 Application des rayons de Röntgen

239 Propriétés des radiations phosphorescentes

239 Production commode des radiations de Röntgen

255 Principe d’un accumulateur de lumière

271 Propriétés des rayons de Röntgen

271 Propriétés des radiations de phosphorescences

287 Découverte d’une propriété des rayons cathodiques

287 La perméabilité des corps aux différentes radiations

302 Les rayons de fluorescence et les rayons de Röntgen

3 Affiches électriques

5 Distribution de l’énergie électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

19 La traction électrique par courants triphasés (J. L.)

26 La télégraphie des dessins (DANIEL BELLET)

54 Le rendement des stations centrales d’électricité (G. PELLISSIER)

59 La télégraphie des dessins (R. YVE-PLESSIS)

90 L’emploi du verre en électricité (J. L.)

139 Téléphonie militaire à fil unique non isolé système P. Charollois (G.-L. PESCE)

163 L’électricité au Japon (J. L.)

198 Les câbles et fils télégraphiques (X. WEST)

220 Électricité pratique. Boîte de mesures électriques (J. LAFFARGUE)

230 Pendule électrique (A. ANTHOINOZ)

231 La traction électrique par canalisations souterraines (J. LAFFARGUE)

240 Électricité pratique. Générateur tubulaire à ozone actionné par un moteur électrique (J. L.)

269 Fontaines lumineuses (X..., ingénieur)

282 Les tramways électriques à Rouen (J. L.)

288 Électricité pratique. Accumulateurs portatifs (J. L.)

301 Accumulateurs à navettes de M. G.-R. Blot (J. LAFFARGUE)

347 Le secteur électrique de la rive gauche à Paris (J. LAFFARGUE)

368 Électricité pratique. Appareils électriques divers (J. L.)

379 L’Électricité en Espagne

396 La statue en cuivre galvanique de saint Fidéle à Palazzolo Sull’Oglio (G. PELLISSIER)

78 Tentative de vol d’un tramway électrique

158 Cuivrage galvanique de l’aluminium

159 Un balance-cuvettes électrique

174 L’atténuation des toxines par l’électricité

206 Un curieux tramway électrique

254 Tannage électrique

318 Traction électrique mixte à trolleys et à accumulateurs

399 Un nouvel électrolyseur

399 Propriétés de l’uranium


 

1896 - 2

 

26 Recherches récentes sur les rayons de Röntgen (C.-E. GUILLAUME)

49 Le fluoroscope d’Edison (CH. MARSILLON)

190 Effets de la chaleur et de l’électricité sur certains corps soumis à l’influence des rayons X (N. VANDEVYVER)

218 Les radiations (J. C., ingénieur)

385 Étude expérimentale des ampoules utilisées en radiographie et fluoroscopie (J. L.)

406 Les méfaits des rayons X (C.-E. G.)

207 Nouvelle application des rayons de Röntgen

239 Le mode d’émission des rayons X

286 Action dépilatoire des rayons X

287 La dernière application des rayons X

318 Un phare sans foyer

319 Les rayons X et l’authenticité des momies

415 Les radiations émises par l’uranium

- Électricité théorique et appliquée

43 Les moteurs à gaz et les moteurs électriques (J. LAFFARGUE)

67 Téléphone bloc-notes (G. BÉTHUYS)

75 Sonomètre électro-magnétique (CH.-ED. GUILLAUME)

81 Le tramway électrique Claret-Vuilleumier de la place de la République à Romainville (J. LAFFARGUE)

93 Dosage des métaux par l’électrolyse (A. GRANGER)

106 Emploi du téléphone pour la lecture des dépêches au son (E. NAVES)

131 La traction électrique dans les égouts de Paris

131 La température du charbon produisant l’arc électrique (C.-E. G.)

141 Lampe électrique pour projections (G. MARESCHAL)

146 Utilisation des chutes d’eau. Transmission de force motrice à distance (J. L.)

176 Électricité pratique. Allumeur extincteur automatique (J. L.)

179 Distribution d’énergie électrique dans une fonderie (J. L.)

183 L’électricité retirant une aiguille du corps humain (F. CRESTIN)

212 L’éclairage électrique à la fête de Neuilly (G. MARESCHAL)

223 La traction électrique aux mines de Marles (Pas-de-Calais) (J. L.)

224 Électricité pratique. Un interrupteur périodique (J. L.)

262 Traction électrique dans les mines (J. L.)

270 L’électricité aux forges et aciéries de Firminy (J. L.)

271 Trempe des barreaux d’acier par l’électricité

299 Les installations électriques intérieures (J. L.)

308 Le magnétisme de la magnétite (C.-E. G.)

318 Applications des moteurs électriques aux métiers à tisser (J. L.)

326 Tramways électriques à courants triphasés (J. L.)

336 La résistance électrique de l’air au passage du courant en fonction de la pression (E. H.)

347 L’éclairage électrique à la campagne

365 Lampe électrique fonctionnant dans toutes les positions (G. MARESCHAL)

365 Électrolyseur et procédés d’électrolyse

369 Machines-outils électriques (J. L.)

378 Les tramways électriques (J. L.)

379 L’éclairage d’une gare arrêté par une souris

 


1891 - 1

p33 Les dangers de l’électricité. L’accident de Nancy (J. LAFFARGUE)

p71 Applications électriques du sélénium

p 97 Utilisation de la force du vent. Le moulin électrique de Cleveland (Etats-Unis) (J. LAFFARGUE)

p 106 Les conducteurs bimétalliques (A. LAISANT)

p139 Distribution de l’énergie électrique par les courants alternatifs à Paris. Eclairage électrique de la Belle-Jardinière (J. LAFFARGUE)

p178 La production industrielle de l’énergie électrique par la pile (E. HOSPITALIER)

p183 Le secteur électrique de la place Clichy, à Paris (E. HOSPITALIER)

p 345 idem

p405 idem

p241 Concerts téléphoniques à grande distance (E. H.)

p258 Le téléphone de Paris à Londres (E. HOSPITALIER)

p339 Les voies nouvelles de l’industrie électrique (E. H.)


 

1891 - 2

 

p21 Concours de compteurs d’énergie électrique. Les appareils primés (E. HOSPITALIER)

p37 Transmission d’énergie électrique par courants alternatifs à 30 000 volts (J. LAFFARGUE)

p58 L’avenir des lampes à incandescence

p90 Les chemins de fer et les tramways électriques dans le monde entier

p 102 La téléphonie à Paris (J. L.)

106 La production industrielle de l’hydrogène et de l’oxygène par l’électrolyse de l’eau (CH.-ED. GUILLAUME)

p118 Les télégraphes en Chine

p138 Éclairage de la bibliothèque nationale de Paris et du British Museum de Londres

p162 Expériences de M. Tesla sur les courants alternatifs de grande fréquence (E. HOSPITALIER)

p231 Expériences avec les courants alternatifs à haute tension (J. LAFFARGUE)

p242 L’Exposition internationale d’électricité et le Congrès international des électriciens de Francfort-sur-le-Mein (E. H.)

p274 Les expériences de Lauffen-Francfort. Transmission et distribution de l’énergie électrique à grande distance par courants alternatifs polyphasés (E. HOSPITALIER)

p323 idem

p339 Transformateurs à courant continu (E. H.)

p 366 Les progrès de la téléphonie (J. L.)

p371 Les machines dynamos (J. LAFFARGUE)

p390 Prix de revient de l’aluminium électrolytique

p401 Transformation des courants électriques polyphasés (E. HOSPITALIER)

p410 Le chemin de fer électrique, système Heilmann (E. H.)


 

1892 - 1

 

p91 Les phares électriques des côtes de France (DANIEL BELLET)

p138 Fabrication électrique de la soude caustique et du chlore

p158 Transmission électrique des images à distance. L’électro-autographe de M. N.-S. Amstutz (E. H.)

p197 L’installation électrique de M. A. Menier (FRANCK GÉRALDY)

p209 Expériences de M. Tesla sur les courants alternatifs de grande fréquence (E. HOSPITALIER)

p323 Un nouveau ventilateur électrique (E. H.)

p338 Le chauffage électrique (E. H.)


 

1892 - 2

 

p55 Le théâtrophone (G. MARESCHAL)

p96 L’arrosage des villes par l’électricité

p163 Résultats des expériences de transport d’énergie électrique entre Lauffen et Francfort (E. H.)

p211 Transport d’énergie électrique à grande distance. Tivoli-Rome (E. HOSPITALIER)

p254 Compagnie télégraphique américaine (D. B.)

p263 Les applications du chauffage électrique (E. HOSPITALIER)

p274 Une scie électrique

p282 Tramway électrique de Marseille

p 295 L’analyse des métaux par leurs variations de résistance électrique aux basses températures

p299 Les origines de la science de l’électricité (LT-COLONEL HENNEBERT)

p311 Les canalisations électriques à Paris (J. LAFFARGUE)

p342 Application de dynamos à courants alternatifs aux transmissions téléphoniques (E. H.)

p359 Les machines dynamos (J. LAFFARGUE)

p369 Les tramways électriques à Paris (J. LAFFARGUE)

p386 Durée des lampes à incandescence (E. H.)

p382 Le téléphone de New-York à Chicago (G. TISSANDIER)

p401 idem Le téléphone de New-York à Chicago (G. TISSANDIER)

p411 Mesure de la puissance électrique des courants alternatifs (E. H.)


 

1893 - 1

 

p16 Tramway électrique chasse-neige

p113 Distribution hydro-électrique de travail et d’énergie électrique à Anvers (E. HOSPITALIER)

p126 Éclairage électrique des wagons de la Compagnie des chemins de fer du Nord (J. LAFFARGUE)

p 135 L’électricité à bord des navires de guerre (J. LAFFARGUE)

p145 Les oscillations électriques. Expériences de MM. Sarasin et de la Rive (CH.-ED. GUILLAUME)

p 183 Le titan électrique du port de Bilbao (DANIEL BELLET)

p218 Expériences d’électricité. Curieuse source d’électricité. Communication téléphonique sans ligne spéciale (G. MARESCHAL)

p225 Les expériences de M. Henri Moissan. Nouveau four électrique (GASTON TISSANDIER)

p273 Les fours électriques (GASTON TISSANDIER)

p290 Le carborundum (E. H.)

p295 L’usine électrique du secteur des Champs-Élysées à Paris (E. HOSPITALIER)

p 298 Expérience de cours sur les liquides magnétiques

p314 L’électricité à bord des navires de guerre (G. DARY)

p343 Le chemin de fer électrique aérien de Liverpool (MAX DE NANSOUTY)

p343 Le chemin de fer électrique aérien de Liverpool (MAX DE NANSOUTY)


 

1893 - 2

 

p3 Conjoncteur-disjoncteur automatique (G. MARESCHAL)

p29 Les bouées électriques du port de New-York (DANIEL BELLET)

p108 L’Electricité en Allemagne. Ascenseurs électriques. Crues électriques. Emploi des moteurs électriques dans les ateliers (J. LAFFARGUE)

p123 Le nouvel éclairage de « la Liberté éclairant le monde » à New-York

p157 Les dynamos à vapeur (J. LAFFARGUE)

p177 Le nouveau phare du cap de la Hève près du Havre (MAX DE NANSOUTY)

p198 La galvanoplastie de l’or

p272 La science pratique. Dynamo universelle pour expériences de cours (J. L.)

p306 Le congrès international des Électriciens de Chicago (E. HOSPITALIER)

p343 Les systèmes de locomotion électrique de l’Exposition de Chicago. L’intra-mural. Le side-walk ou chemin mobile (E. HOSPITALIER)

p375 idem Les systèmes de locomotion électrique de l’Exposition de Chicago. L’intra-mural. Le side-walk ou chemin mobile (E. HOSPITALIER)

p382 Téléphonie transocéanique (E. H.)


 

1894 -1

 

p5 Voiture électrique (E. HOSPITALIER)

p44 Dynamo à pédales (Dr Z.)

p162 La locomotive électrique de M. J.-J. Heilmann (E. HOSPITALIER)

p178 La locomotive électrique de M. J.-J. Heilmann (E. HOSPITALIER)
idem

229 La voiture électrique de M. Joseph Carli (E. H.)

p231 Les expériences d’électro-physiologie du Dr d’Arsonval (CH.-ED. GUILLAUME)

p279 L’électricité dans les hôtels modernes (J. LAFFARGUE)

p305 Machines d’induction électrostatique sans secteurs

p331 Electricité pratique. Conseils aux abonnés à une distribution électrique (J. LAFFARGUE)

p410 Exposition électrique de Budapest

p15 Une ingénieur-électricien


 

1894 - 2

 

p8 Fonctionnement des lampes à arc et à incandescence (J. LAFFARGUE)

p35 Les courants alternatifs

p51 Électricité pratique. Les installations intérieures d’une distribution d’énergie électrique (J. LAFFARGUE)

p83 Les chemins de fer électriques du mont Salève, près Genève (L. B.)

p234 Le plus petit chemin de fer électrique du monde

p 243 Le chemin de fer électrique aérien de Liverpool (J. L.)

p 291 Les canalisations électriques aériennes (G. PELLISSIER)

p326 Tramway électrique de l’Exposition de Lyon (J. L.)

p 375 Exposition de machines-outils électriques à Budapest (J. LAFFARGUE)

p411 L’exploitation des tramways électriques en Amérique (G. PELLISSIER)


 

1895 - 1

 

p10 Les installations électriques des grands moulins de Corbeil (J. L.)

p18 Applications de l’énergie électrique en Suisse (J. L.)

p27 Le télégraphe imprimeur. Distribution des dépêches par la machine à écrire (J. LAFFARGUE)

p38 Le nouveau système téléphonique de la Ville de Paris (E. HOSPITALIER)

p86 idem Le nouveau système téléphonique de la Ville de Paris (E. HOSPITALIER)

p70 Télégraphie électrique dans les Pays-Bas

p117 Les lampes à incandescence (J. LAFFARGUE)

p129 Voiture électrique de M. Jeantaud (J. LAFFARGUE)

p151 Les tramways électriques en France. Le réseau du Havre (E. HOSPITALIER)

p176 Expérience de démonstration des courants thermo-électriques (CH.-ED. GUILLAUME)

p214 Les tramways électriques en France. Le réseau de Lyon (J. LAFFARGUE)

p279 Distribution de force motrice et d’éclairage par l’électricité (J. LAFFARGUE)

p337 Reproduction des photographies à distance. L’électro-artographe de M. Amstutz (E. HOSPITALIER)

p368 Électricité pratique. L’interrupteur Elieson (E. H.)

p 384 Électricité pratique. Le chercheur de pôles de MM. Ducretet et Lejeune (J. L.)

p389 La transformation des courants alternatifs en courant continu (G. PELLISSIER)

31 Le foudroiement par les courants alternatifs et les courants continus

46 L’éclairage électrique des trains en Amérique

126 Une pile minuscule

142 La galvanisation des tôles

142 L’électrolyse du verre

142 Utilisation de l’énergie électrique pour actionner une pompe

143 L’électricité dans l’industrie chimique

159 Action électrolytique des courants faibles

174 Chauffage électrique d’un théâtre

223 Transport d’énergie électrique

302 Les ascenseurs électriques en Amérique

351 La téléphonie en Amérique

367 Les transmissions électriques dans les ateliers

399 La traction électrique à Bruxelles

414 Projet de transmission d’énergie électrique à l’Exposition de 1900

415 Séparation électrique du cuivre de l’or et de l’argent

415 Curieux phénomène électrique


 

1895-2

 

11 Câble électrique de Madagascar

16 Un nouveau propulseur électrique pour bateaux (J. L.)

27 Nouveaux appareils de mesure électrique (J. LAFFARGUE)

30 Le trolley sauveur

55 Les installations électriques du prolongement de la ligne du chemin de fer de Sceaux à Paris (J. LAFFARGUE)

103 Recherches thermo-électriques (E. H.)

119 Métropolitain électrique aérien de Chicago (CH. MARSILLON)

123 Électricité pratique. Boîte de mesure électrique (J. LAFFARGUE)

129 Distribution de force motrice par l’électricité dans les usines Linet, à Aubervilliers (J. LAFFARGUE)

134 La porosité moléculaire

145 Transbordeur électrique de bagages de la station de Manchester (X..., ingénieur)

146 La température du charbon produisant l’arc électrique (C.-E. G.)

162 L’emploi des moteurs électriques à Berlin (J. L.)

166 Les fours électriques et la chimie à haute température (H. MOISSAN, de l’Institut)

181 Action du courant électrique sur les fils d’aluminium (CH. GUILLAUME)

187 La distribution d’énergie électrique dans l’usine Henrion, à Nancy (J. LAFFARGUE)

195 L’éclairage électrique de l’École militaire de St-Cyr (J. L.)

200 Les locomotives électriques de Baltimore and Ohio Rail-road (E. HOSPITALIER)

208 Électricité pratique. Ventilateur électrique (J. L.)

210 La voiture électrique de M. Jeantaud (J. L.)

235 Expériences de labourage électrique (J. LAFFARGUE)

243 Les ascenseurs électriques (J. LAFFARGUE)

262 Les divers modes d’éclairage dans les habitations (J. L.)

262 Théorie électro-dynamique du monde (CH. DE VILLEDEUIL)

267 L’électricité en Amérique (J. LAFFARGUE)

322 Le trolley-sport à Chicago

347 Réchauffage électrique des métaux en fusion (G. P.)

351 La traction électrique

352 Une voiture électrique (J. L.)

343 L’utilisation des chutes du Niagara. Historique. Dispositions générales. Installation hydraulique (E. HOSPITALIER)

371 idem

423 idem

420 Le chemin de fer funiculaire électrique de Stanserhorn en Suisse (L. BACLÉ)

15 La cuisine électrique

30 Curieux phénomène électrique

46 Les compteurs électriques

46 Transport de l’énergie sur le lac Léman

46 Les lignes télégraphiques dans les montagnes

62 Fusion électrique des métaux

79 La mort par l’électricité

111 La téléphonie au Havre

126 Fanal électrique pour locomotives

127 La décharge des poissons électriques

142 Les accumulateurs en télégraphie

174 Mesure directe des forces électromotrices en unités absolues électromagnétiques

174 Les empoisonnements par les casseroles électriques

239 Yacht électrique

239 L’électricité dans le service des postes

271 La traction électrique à Gmunden (Autriche-Hongrie)

318 La passion du jeu et les ventilateurs électriques

319 Un effet social du développement des tramways électriques

334 Cible électrique

382 Les accidents électriques

430 Communication téléphonique entre les trains et les stations


 

1896 1

 

42 Les rayons cathodiques (CH.-ED. GUILLAUME)

129 Les rayons X de M. le professeur Wilhelm Conrad Röntgen (CH.-ED. GUILLAUME)

155 Les ombres radiographiques de M. le professeur W. Conrad Röntgen (E. HOSPITALIER)

157 Rayons invisibles (Rayons X) de M. W. C. Röntgen. Expériences de M. Puluj, de Prague (P. KLEMENTITCH DE ENGELMEYER)

195 Les idées actuelles sur les rayons cathodiques (CH.-ED. GUILLAUME)

274 Application industrielle des rayons X (E. H.)

293 Les rayons X et le Diamant (ABEL BUGUET ET ALBERT GASCARD)

327 Recherches récentes sur les rayons de Röntgen (CH.-ED. GUILLAUME)

367 Radiographies par les rayons X. Utilisation des écrans fluorescents à leur production rapide

401 Sur une nouvelle forme de tubes de Crookes (GASTON TISSANDIER)

143 La photographie des parties intérieures du corps

143 Photographie à travers des corps opaques

143 Propriétés des radiations de Röntgen

207 La lumière noire et les radiations de Röntgen

223 La pénétration de la lumière au travers des corps opaques

223 Application des rayons de Röntgen

239 Propriétés des radiations phosphorescentes

239 Production commode des radiations de Röntgen

255 Principe d’un accumulateur de lumière

271 Propriétés des rayons de Röntgen

271 Propriétés des radiations de phosphorescences

287 Découverte d’une propriété des rayons cathodiques

287 La perméabilité des corps aux différentes radiations

302 Les rayons de fluorescence et les rayons de Röntgen

3 Affiches électriques

5 Distribution de l’énergie électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

19 La traction électrique par courants triphasés (J. L.)

26 La télégraphie des dessins (DANIEL BELLET)

54 Le rendement des stations centrales d’électricité (G. PELLISSIER)

59 La télégraphie des dessins (R. YVE-PLESSIS)

90 L’emploi du verre en électricité (J. L.)

139 Téléphonie militaire à fil unique non isolé système P. Charollois (G.-L. PESCE)

163 L’électricité au Japon (J. L.)

198 Les câbles et fils télégraphiques (X. WEST)

220 Électricité pratique. Boîte de mesures électriques (J. LAFFARGUE)

230 Pendule électrique (A. ANTHOINOZ)

231 La traction électrique par canalisations souterraines (J. LAFFARGUE)

240 Électricité pratique. Générateur tubulaire à ozone actionné par un moteur électrique (J. L.)

269 Fontaines lumineuses (X..., ingénieur)

282 Les tramways électriques à Rouen (J. L.)

288 Électricité pratique. Accumulateurs portatifs (J. L.)

301 Accumulateurs à navettes de M. G.-R. Blot (J. LAFFARGUE)

347 Le secteur électrique de la rive gauche à Paris (J. LAFFARGUE)

368 Électricité pratique. Appareils électriques divers (J. L.)

379 L’Électricité en Espagne

396 La statue en cuivre galvanique de saint Fidéle à Palazzolo Sull’Oglio (G. PELLISSIER)

78 Tentative de vol d’un tramway électrique

158 Cuivrage galvanique de l’aluminium

159 Un balance-cuvettes électrique

174 L’atténuation des toxines par l’électricité

206 Un curieux tramway électrique

254 Tannage électrique

318 Traction électrique mixte à trolleys et à accumulateurs

399 Un nouvel électrolyseur

399 Propriétés de l’uranium


 

1896 - 2

 

26 Recherches récentes sur les rayons de Röntgen (C.-E. GUILLAUME)

49 Le fluoroscope d’Edison (CH. MARSILLON)

190 Effets de la chaleur et de l’électricité sur certains corps soumis à l’influence des rayons X (N. VANDEVYVER)

218 Les radiations (J. C., ingénieur)

385 Étude expérimentale des ampoules utilisées en radiographie et fluoroscopie (J. L.)

406 Les méfaits des rayons X (C.-E. G.)

207 Nouvelle application des rayons de Röntgen

239 Le mode d’émission des rayons X

286 Action dépilatoire des rayons X

287 La dernière application des rayons X

318 Un phare sans foyer

319 Les rayons X et l’authenticité des momies

415 Les radiations émises par l’uranium

- Électricité théorique et appliquée

43 Les moteurs à gaz et les moteurs électriques (J. LAFFARGUE)

67 Téléphone bloc-notes (G. BÉTHUYS)

75 Sonomètre électro-magnétique (CH.-ED. GUILLAUME)

81 Le tramway électrique Claret-Vuilleumier de la place de la République à Romainville (J. LAFFARGUE)

93 Dosage des métaux par l’électrolyse (A. GRANGER)

106 Emploi du téléphone pour la lecture des dépêches au son (E. NAVES)

131 La traction électrique dans les égouts de Paris

131 La température du charbon produisant l’arc électrique (C.-E. G.)

141 Lampe électrique pour projections (G. MARESCHAL)

146 Utilisation des chutes d’eau. Transmission de force motrice à distance (J. L.)

176 Électricité pratique. Allumeur extincteur automatique (J. L.)

179 Distribution d’énergie électrique dans une fonderie (J. L.)

183 L’électricité retirant une aiguille du corps humain (F. CRESTIN)

212 L’éclairage électrique à la fête de Neuilly (G. MARESCHAL)

223 La traction électrique aux mines de Marles (Pas-de-Calais) (J. L.)

224 Électricité pratique. Un interrupteur périodique (J. L.)

262 Traction électrique dans les mines (J. L.)

270 L’électricité aux forges et aciéries de Firminy (J. L.)

271 Trempe des barreaux d’acier par l’électricité

299 Les installations électriques intérieures (J. L.)

308 Le magnétisme de la magnétite (C.-E. G.)

318 Applications des moteurs électriques aux métiers à tisser (J. L.)

326 Tramways électriques à courants triphasés (J. L.)

336 La résistance électrique de l’air au passage du courant en fonction de la pression (E. H.)

347 L’éclairage électrique à la campagne

365 Lampe électrique fonctionnant dans toutes les positions (G. MARESCHAL)

365 Électrolyseur et procédés d’électrolyse

369 Machines-outils électriques (J. L.)

378 Les tramways électriques (J. L.)

379 L’éclairage d’une gare arrêté par une souris

397 Télégraphie sous-marine (G. M.)

407 L’exploitation des tramways électriques en Amérique (G. PELL
ISSIER)

14 Les forces motrices du Rhône

15 Le jubilé de lord Kelvin

47 L’électro-aimant en chirurgie

63 Désargentation électrolytique des plombs argentifères

94 Action physiologique des courants de haute fréquence

174 Les accumulateurs

191 L’usine de la Pittsburg Reduction Company à Niagara

223 La décharge électrique de la torpille

223 Altération de métaux par les termites

238 Electroscope à trois feuilles d’or

270 La traction électrique et les rues des grandes villes

271 La traction électrique à Berlin

287 L’électricité aux États-Unis

287 Le marché étranger en machines dynamos dans l’Autriche-Hongrie

318 L’électricité à l’Hôtel des Postes à Paris

335 L’effluve électrique et les rayons X

350 Fabrication électrolytique de la soude caustique et des chlorures décolorants

350 Transformation électrique de l’émeri en corindon

351 Eclairage électrique du pont-canal de Briare

366 L’éclairage électrique de Versailles à la réception du tsar


1897 - 1

99 Extraction d’une aiguille par un électro-aimant (A. RADIGUET)

173 Les cocons à soie et les rayons Röntgen-

179 Les rayons Röntgen et les affections pulmonaires (Dr HILL)

218 Propriétés nouvelles des rayons X (C.-E. GUILLAUME)

30 Étude expérimentale des ampoules utilisées en radiographie et fluoroscopie

47 La radioscopie appliquée à la pathologie

142 Une curieuse application des rayons X

159 Application nouvelle de la radiographie

190 Les enveloppes inviolables aux rayons de Röntgen

238 Les mouches et les rayons X

254 Une nouvelle application des rayons X

302 Apparitions lumineuses

303 Le passage de la lumière au travers des corps opaques

318 Propriétés d’un nouvel appareil générateur des rayons X

319 Propriétés nouvelles des rayons X

335 La transparence des corps opaques

351 La transparence des corps opaques

Électricité théorique et appliquée

13 Éclairage électrique de l’avenue de l’Opéra, à Paris (J. LAFFARGUE)

26 Les stations centrales d’énergie électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

37 Le paratonnerre de la Tour Saint-Jacques (J. LAFFARGUE)

57 La lumière électrique dans les mers polaires

87 Nouveau tube de Crookes (Dr OUDIN et BARTHÉLEMY)

102 La traction électrique à Paris (J. L.)

119 Conservation des viandes par l’électricité

121 Voiturettes automobiles et voiture électrique (E. HOSPITALIER)

141 Les lampes à arc en vase clos (E. DE LÉCÉPÉ)

180 Distribution d’éclairage et de force motrice et traction électrique à Versailles (J. L.)

202 Courants à intermittences rapides (G. MARESCHAL)

210 L’utilisation des chutes du Niagara (J. L.)

247 Transmission de l’énergie électrique aux chemins de fer du Nord à Paris (J. LAFFARGUE)

306 L’industrie électrique en France (J. L.)

356 Transmission de force motrice dans les moulins Truffaut à Paris (J. LAFFARGUE)

15 La traction électrique à Paris

111 Transmission d’énergie électrique de Niagara à Buffalo

159 Locomotive électrique à Baltimore

223 Action propre de l’uranium sur les corps électrisés

238 Fabrication électrique de la levure

270 L’électricité dans la culture

271 Un câble télégraphique entre l’Allemagne et l’Espagne

335 Longueur des lignes télégraphiques du globe

366 La bicyclette et le télégraphe en Angleterre

414 Éclairage électrique des trains


 

1897 : Vingt-cinquième année, deuxième semestre : n° 1253 à 1278

 

Physique générale

6 L’influence de la Franklinisation sur la voix des chanteurs (A. MOUTIER et GRANIER)

103 Les rayons Röntgen et les momies (ALBERT LONDE)

106 Vibrations et radiations. Les cinquante octaves du clavier des phénomènes physiques (E. HOSPITALIER et HENRI DE PARVILLE)

147 Les rayons X et les métaux. Les rayons X et la douane (CH.-ED. GUILLAUME)

180 La lumière du ver luisant et les rayons X (JACQUES BOYER)

317 Application des rayons X à l’étude des tubercules de la pomme de terre (HENRI COUDON et LÉON BUSSAREL)

47 Lésions organiques occasionnées par les rayons X

94 Radio-cinématographie

141 Les rayons X et la douane

286 Les rayons X et la douane idem

142 Société Röntgen

159 La transmutation des substances et les rayons cathodiques

223 Photographie des images radioscopiques

351 Une nouvelle ampoule pour la production des rayons X

Électricité théorique et appliquée

13 Machine à coudre électrique (J. LAFFARGUE)

26 Une cloche électrique (D. LEROY)

58 Application des ondes électriques à la transmission des signaux à travers l’espace (E. HOSPITALIER)

75 Application du chauffage électrique au repassage du linge (G. PELLISSIER)

83 La traction électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

115 Nouveau récepteur pour télégraphie sous-marine (F. ROSSEL)

117 Scie à ruban horizontal électrique (J. LAFFARGUE)

128 L’éclairage électrique à l’hôpital Bichat (J. LAFFARGUE)

166 Le champ magnétique et la radiation (C.-E. GUILLAUME)

171 Les conducteurs électriques au voisinage des magasins à poudre (J. LEBON)

178 Fabrication du chlore et de la soude par l’électrolyse

189 Emploi de l’électro-aimant en chirurgie ophtalmique (G. PELLISSIER)

204 Les moteurs électriques dans l’industrie du tissage (J. LAFFARGUE)

214 Ampèremètre thermique à mercure (J. L.)

260 Les fiacres électriques à Londres (J. LAFFARGUE)

291 Éclairage électrique du lac des IV-cantons (HENRI DE PARVILLE)

310 Distribution d’énergie électrique à grande distance par le gaz (J. LEDANT)

337 Le télescripteur Hoffmann (J. LAFFARGUE)

354 Distribution de l’énergie électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

378 L’électrographie (CH. DE VILLEDEUIL)

394 Une usine centrale électrique à vapeur de 70 000 chevaux (E. H.)

14 L’électroculture aux États-Unis

[15 Pêche au moyen de la lumière électrique]

30 Le vol par l’électricité

46 L’électricité au village

46 Installations électriques d’un croiseur anglais

127 Influence électrique par les tubes de Crookes

160 Action thérapeutique des courants alternatifs de haute fréquence

271 Le cinquantenaire d’une voiture électrique

287 Tarif téléphonique à Stuttgart

303 Les conducteurs électriques et l’air liquide

318 Locomotive électrique

383 L’éclairage électrique des trains en Angleterre

399 La locomotive Heilmann

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1898 - 1901.


 

1898 : Vingt-sixième année, premier semestre : n°1279 à 1304

 

Physique générale

18 Recherche de la falsification des farines au moyen des rayons X (A. BLEUNARD)

74 Propriétés électriques des fumées du charbon de bois

116 La dissémination des rayons X (ABEL BUGUET)

223 La machine statique dans les expériences radiographiques (L. LEDOIS)

247 Notes radiographiques (CH.-ED. GUILLAUME)

274 Notes radiographiques (CH.-ED. GUILLAUME) idem

31 Transformation des rayons X

207 Action des rayons X sur l’endosmose

383 Propriété des tubes de Crookes

255 Visibilité des rayons X par certains aveugles

Électricité théorique et appliquée

13 La distribution électrique de Briançon (J. LAFFARGUE)

19 Nouvelle locomotive électrique de M. J. Heilmann (E. HOSPITALIER)

94 idem

55 Guérisons des sourds et sourds-muets au moyen du microphonographe Dussaud (E. DROUOT)

86 Le magnétisme des aciers trempés (J.-F. GALL)

90 La fabrication du diamant à coups de canon (G. CLAUDE)

96 Extincteur électrique (J. LAFFARGUE)

131 L’éclairage électrique des wagons (J. LAFFARGUE)

176 L’électrolyse dans la production du carbure de calcium (C. G.)

208 Interrupteurs rapides pour bobines d’induction (CH. MARGOT)

214 La station centrale du quai Jemmapes à Paris (J. LAFFARGUE)

230 Chauffage de chaudières à l’anthracite à l’usine du secteur de la place Clichy à Paris (J. LAFFARGUE)

235 La machine rhéostatique (CH.-ED. GUILLAUME)

285 Les piles à oxyde de cuivre (J. LAFFARGUE)

304 Nouveau culot de lampe à incandescence (J. LAFFARGUE)

347 Le chauffage électrique et ses applications (J. LAFFARGUE)

354 Radioconducteurs, conductibilité électrique intermittente (ÉDOUARD BRANLY)

390 Fabrication électrolytique de réflecteurs paraboliques (J. L.)

400 Machine à coudre électrique (J. LAFFARGUE)

402 Conductibilité nerveuse et conductibilité des radioconducteurs (ÉDOUARD BRANLY)

406 Distribution de l’énergie électrique en Allemagne (J. LAFFARGUE)

126 Ligne téléphonique coopérative

127 Nouvelle grande ligne téléphonique

238 Le téléphone en Angleterre

238 Le télégraphe en Angleterre

239 Préparation du glucinium par électrolyse

334 Une usine électrique de 9000 kilowatts

334 La trempe électrique de l’acier

335 Le grisou et l’électricité

335 Transmission électrique des variations lumineuses

350 L’éclairage électrique et la combustion des ordures ménagères

367 Télégraphie sans fil


 

1898 : Vingt-sixième année, deuxième semestre : n° 1305 à 1331

 

Physique générale

154 La source des rayons uraniques (C.-E. G.)

161 Nouveautés radiographiques (CH.-ED. GUILLAUME)

143 Nouvelle bobine d’induction

- 

Électricité théorique et appliquée

1 La télégraphie sans fils, expériences de M. Ducretet (J. LAFFARGUE)

39 Les propriétés magnétiques de la pyrrothine (C.-F. GUILLAUME)

44 Un nouveau système d’éclairage électrique (LOUIS TURGAN)

60 La traction électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

74 Chemin de fer et plate-forme mobile de l’Exposition de 1900 (J. LAFFARGUE)

92 Le paratonnerre (J. LAFFARGUE)

103 Appareil à grande tension et à haute fréquence, production d’effluves (J. LAFFARGUE)

124 Régulateur automatique de tension (J. LAFFARGUE)

179 Un indicateur de rendement (E. HOSPITALIER)

187 Moteurs électriques (J. LAFFARGUE)

223 Lampes à incandescence minuscules (J. LAFFARGUE)

229 Câble sous-marin français de Brest à New-York (F. DELANNOY)

239 Expériences de télégraphie sans fil (J. DULONG)

288 Transformateur Wydts-Rochefort (J. LAFFARGUE)

295 Perforatrices électriques (J. LAFFARGUE)

313 Expériences avec les courants de haute fréquence (J. DULONG)

343 Sucre et urée par synthèse (J. L.)

355 Fabrication électrolytique de la céruse (J. L.)

355 Une installation hydro-électrique en Suède (D. L.)

366 Les stations centrales d’énergie électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

390 Éclairage électrique de la Chambre des Députés à Paris (J. LAFFARGUE)

14 Dépôts électrolytiques rapides

15 L’éclairage électrique du parlement anglais

15 Installation hydro-électrique en Russie

15 Les téléphones des trains bavorois

62 Enregistrement des décharges électriques

126 La chaleur développée par les lampes à incandescence

159 idem

174 La flotte télégraphique du monde

207 idem

174 Ventilation des transformateurs

191 L’éclairage électrique dans les régions arctiques

191 Résistance électrique de deux disques métalliques au contact

222 L’agrandissement de l’usine électrique de Niagara-Falls

222 Poteaux télégraphiques en granit

222 Moteur électrique pour la sonnerie de cloches

223 Les dispositifs électriques de mines sous l’eau

223 La pression dans les tubes traversés par l’électricité

271 La télégraphie pour les voyageurs en chemin de fer

302 Les correspondances téléphoniques en Amérique

318 Cartouches électrothermiques

319 Les téléphones et l’armée américaine

366 Le plus petit moteur électrique du monde

367 Torpilleurs électriques

383 Le service téléphonique à Paris

383 Expériences de télégraphie sans fil



 

1899 : Vingt-septième année, premier semestre : n°1332 à 1357

 

Physique générale

34 La vitesse des rayons catholiques (C. G.)

395 Naufrages et ondes électriques

407 Radioconducteurs (J. L.)

158 Les rayons secondaires dépendant des rayons X

287 Les rayons phosphorescents de l’uranium et du polonium

303 Télégraphie sans fil

366 Le système métrique en Angleterre

415 Impression par les rayons X

Électricité théorique et appliquée

30 Concours pour appareils électriques (J. L.)

43 L’éclairage électrique de Florence (P. DE M.)

60 Le tramway électrique de Bastille-Charenton à Paris (J. LAFFARGUE)

145 Locomotive électrique à grande vitesse de la Compagnie du P.-L.-M. (L. ELBÉE)

164 La plate-forme mobile de Saint-Ouen (A. DA CUNHA)

182 La lampe à incandescence du Dr Nernst (D. LEBOIS)

199 Le télégraphe à Madagascar (HENRI DEHÉRAIN)

210 Un distributeur horaire électrique (L. H.)

215 Un interrupteur électrolytique (E. H.)

228 Interrupteur automatique sur circuits à haute tension (J. LAFFARGUE)

275 Le téléphone haut parleur (L. LEROY)

285 Une nouvelle pile (J. LAFFARGUE)

317 Le chauffage électrique (J. L.)

323 Interrupteur Wehnelt pour bobines d’induction (E. HOSPITALIER)

358 Le télégraphe et le téléphone en Perse (JACQUES BOYER)

366 Communications télégraphiques entre les phares et la côte (D. B.)

413 Interrupteur Wehnelt-Carpentier (H. ARMAGNAT)

14 Le téléphone de Manchester à Bruxelles

31 Nouveau téléphone

47 Les fils télégraphiques de la Grande-Bretagne

126 Miroirs légers de galvanomètres

127 Téléphone sans fil

158 L’électricité dans l’industrie minière

175 L’étincelle électrique

223 Interrupteur électrique

335 idem

335 Les méfaits des tramways à trolley sur le pont de Brooklyn

350 Omnibus électrique

350 Communication téléphonique à très longue distance

366 Un nouveau câble transatlantique américain

414 Distribution d’énergie électrique à Louviers


 

1899 : Vingt-septième année, deuxième semestre : n°1358 à 1383

 

 

- Physique générale

 

19 Transparence des corps pour les radiations électriques (A. DE MARSY)

97 Redresseur cathodique pour courants induits (P. VILLARD)

130 Le système décimal pour toutes les mesures en 1785 (J.-R. OLIVIER)

354 Nouvelle matière radio-active (J.-F. GALL)

94 Sirènes électriques de brouillard

110 Ondes hertziennes et direction des torpilles

366 L’impression aux rayons X

383 Communication des propriétés radiantes

383 Les raies du radium

399 L’existence du radium

415 Nouvelle explication du mode de propagation de la lumière

 

Électricité théorique et appliquée

 

11 Groupe électrogène mobile (J. L.)

96 Commutateur automatique pour piles (J. L.)

38 Le prix de revient de l’énergie électrique sur les chemins de fer américains

134 Clôtures métalliques et téléphonie (P. DE M.)

134 Le chemin de fer électrique de Fayet-Saint-Gervais-les-Bains à Chamonix (O. JULLIEN)

163 Communications télégraphiques de Rennes à Paris (FLAMEL)

167 Le funiculaire électrique du Mont-Dore (J. LAFFARGUE)

183 Chemin de fer électrique de Pierrefitte à Cauterets (O. JUSTICE)

203 Table trépidante pour l’essai des accumulateurs et autres appareils (P. JANET)

207 Coffret avec prise de courant universelle pour les automobiles électriques (M. LEROY)

228 La traction électrique à Tours (J. LAFFARGUE)

248 Expériences sur les voitures de livraisons électriques aux États-Unis (P. DE M.)

264 Distribution de l’énergie électrique en Allemagne (J. LAFFARGUE)

291 Les ascenseurs électriques en Amérique (J. L.)

296 Sénilisation rapide des bois par l’électricité (G. MARESCHAL)

317 Fourgon électrique d’incendie des sapeurs-pompiers de Paris (J. LAFFARGUE)

332 La transmission de l’énergie électrique et les hautes tensions (J. LAFFARGUE)

339 Soudure électrique des rails de tramways

343 La télégraphie sans fil au mont Blanc (JEAN ET LOUIS LECARME)

347 Microphone et téléphone (J. L.)

352 Électricité pratique, transformateur à interrupteur électrolytique (J. L.)

380 Nouveau système de télégraphe (système Pollak et Virag) (H. DE PARVILLE)

30 Installations électriques à Bordeaux

62 Prix de revient de la traction électrique par accumulateurs

127 L’électricité à Constantinople

175 Le télégraphe transafricain

239 Les débuts des tramways électriques en Corée

239 Les ruptures de sondes et les électro-aimants

254 La traction électrique dans les usines

254 Conduits électriques et contagion

255 Grues électriques en Chine

271 Équivalent électro-chimique de l’argent

335 Télégraphie sans fil

351 L’industrie électro-chimique

367 Les avantages pécuniaires des tramways à conducteurs souterrains



 

1900 : Vingt-huitième année, premier semestre : n° 1384 à 1409

 

 

Physique générale

 

99 Ampoule radiographique à anticathode froide (J. LEROY)

202 La bouteille de Leyde et la prévision du temps (J. DERÔME)

229 Les ampoules à anticathodes froides (J.-L. BRETON)

294 Ampoules radiographiques à anticathodes froides (ABEL RUGUET)

31 Propriétés des radiations du radium

119 Propriétés des radiations du radium et du polonium

167 Propriétés des rayons du radium

247 Les rayons du radium

295 Le rayonnement du radium

327 Transmission des rayons du radium

342 Fluorescence de divers sels sous l’influence des rayons Roentgen et Becquerel

375 Les rayons du radium

375 Rayonnement du radium

 

Électricité théorique et appliquée

 

22 Les câbles sous-marins français (T. ORALSKI)

38 Les fils télégraphiques en aluminium (FLAMEL)

51 Les télégraphes chinois

126 L’origine de la pile de Volta (G. PELLISSIER)

137 Installation de chauffage électrique dans un hospice (D. LEBOIS)

139 Métallurgie de l’aluminium (T. OBALSKI)

171 Nouveau perfectionnement au trolley (P. M.)

199 Allumage et extinction du gaz à distance, l’allumeur pôle (G. M.)

203 Applications du chauffage électrique (J. LAFFARGUE)

220 Appareillage électrique pour haute tension (J. LAFFARGUE)

233 Le chemin de fer électrique de Laon (P. DE MÉRIEL)

252 Véhicules électriques sur routes (G. MARESCHAL)

286 L’éclairage électrique du théâtre de Covent-garden (P. DE M.)

302 Courants de haute fréquence et échanges organiques

307 Éclairage électrique des voitures de chemin de fer (J. L.)

340 Nouvel interrupteur automatique (OCTAVE ROCHEFORT)

374 La plate-forme mobile à l’Exposition (J. L.)

407 Transmission de force motrice et traction électrique (J. L.)

413 Le pont roulant électrique à l’Exposition (J. LAFFARGUE)

15 Expériences téléphoniques

102 Téléphone enregistreur

102 La télégraphie aux ondes hertziennes

166 La traction électrique en Allemagne

182 La démolition des ponts à l’électricité

182 Nouvelle lampe à incandescence Edison

230 Transmission de l’électricité par l’air à haute température

262 Les procédés électrolytiques dans l’industrie

278 Les lampes à arc

279 Relais monotéléphonique

295 Lampes à incandescence

310 Station centrale d’énergie électrique à New-York

311 Télégraphie sans fil

407 idem

423 idem

327 Appareil de mise à la terre

327 Transport d’électricité par les rayons secondaires

327 Nouveau mode d’entretien électrique des diapasons

342 Nouveau thermostat

343 Appareil producteur d’étincelles de 1m,20

358 La distribution de l’énergie électrique à Paris

406 Électro-culture

422 Télégraphone



 

1900 : Vingt-huitième année, deuxième semestre : n° 1410 à 1435

 

 

Physique générale

 

1 La lumière noire (A. DE MARSY)

58 La dissociation corpusculaire (G.-G)

97 L’enregistrement microphonique (A. BERGET)

242 Les progrès de la télégraphie sans fils (J. DERÔME)

268 Les progrès de la télégraphie sans fils (J. DERÔME) idem

411 De la luminosité. Appareils d’enregistrement (Dr ONIMUS)

1 Les formes ultimes de la matière

1 Les émissions métalliques

1 La luminescence invisible

159 Les tramways électriques et les observations magnétiques

238 Phosphorescence

271 La télégraphie sans fils et les phares

287 Le spectre calorifique

367 La vitesse de la lumière

383 Constitution du spectre solaire

 

Électricité théorique et appliquée

 

5 Postes, Télégraphes et Téléphones en France (D. B.)

12 Les conducteurs électriques (J. L.)

21 Le chemin de fer électrique à l’Exposition (J. LAFFARGUE)

32 Les tramways électriques et l’arrosage des rues (P. DE M.)

49 Le Télégraphone (G. GUÉROULT)

62 Le Triphasé à Asnières (J. LAFFARGUE)

64 Électroscope pour corps radio-actifs (J. LAFFARGUE)

70 Les câbles électriques dans les mines (D. RUMONT)

86 Distribution de l’énergie électrique, Exposition de 1900 (J. LAFFARGUE)

178 idem

128 Allumoir électromagnétique (J. L.)

169 Le trolley souterrain de la compagnie Thomson-Houston (G. M.)

170 L’électricité végétale (HENRI COUPIN)

263 Machine électriques, Exposition universelle (J. LAFFARGUE)

285 Musée centennal d’électricité, Exposition de 1900 (J. LAFFARGUE)

292 Appareils de transformation, Exposition de 1900 (J. LAFFARGUE)

330 Appareil automatique de mise en circuit téléphonique (R. M.)

331 Applications diverses de l’énergie électrique, Exposition de 1909 (J. LAFFARGUE)

30 Train électrique aérien à très grande vitesse entre Liverpool et Manchester

127 L’électricité à Vladirostock

254 Altération des câbles télégraphiques

[270 L’éclairage électrique public à Paris]

271 L’électro-métallurgie en Suisse

286 Application directe d’un récepteur téléphonique à la télégraphie sans fil

335 L’adoption de la traction électrique sur les tramways de Broadway

366 Nouvel isolant pour câbles électriques

366 L’électrisation dans l’air liquide

399 Accumulateurs fonctionnant sous l’eau

411 Un nouvel isolant « l’Uralite »


 

1901 : Vingt-neuvième année, premier semestre : n° 1436 à 1461

 

 

Physique générale

 

85 La masse de l’univers et celle de l’atome d’éther (DELAUNEY)

123 Signaux hertziens (M. D.)

250 La longueur d’onde des rayons X (C. E. G.)

94 Energies des rayons Roentgen et Becquerel et énergie requise pour l’ionisation des gaz

191 L’absorption des rayons X

207 Communication du pouvoir radiant

223 La radio-activité secondaire

287 Radio-activité secondaire

287 Nouveau mode de production des rayons X

 

Électricité théorique et appliquée

 

32 Téléphone haut-parleur, système R. Gaillard (J. LAFFARGUE)

34 La distribution de l’énergie électrique à Paris, le secteur de la place Clichy (J. LAFFARGUE)

55 Auto-commutateur téléphonique (G. MARESCHAL)

106 Les omnibus électriques à Berlin (J. L.)

109 Bobine de Ruhmkorff à étincelle de 0m,80 de longueur (J. LAFFARGUE)

146 Une transmission d’énergie électrique à 250 kilomètres (D. B.)

182 Un panthéon électrique (CH.-ED. GUILLAUME)

187 Un groupe électrogène de faible puissance (J. LAFFARGUE)

416 idem

210 Manoeuvre électrique des signaux et aiguilles de chemins de fer (P. LEDROUANT)

234 La traction électrique et les chemins de fer (J. DE TRAZ)

237 Bobines d’induction, Interrupteurs rapides (J. L.)

291 Télégraphie sans fil (G. MARESCHAL)

298 Le télantographe (HENRI DE THIERSANT)

307 La théorie des ions (J. DERÔME)

323 Le chemin de fer électrique aérien de Berlin (D. BELLET)

15 Le magnétisme des chronomètres

47 La nouvelle station électrique du City and South London Bailway

79 Application de la lumière électrique

111 Nouveau cohéreur des ondes électriques

174 Voltmètre et ampèremètre à champ magnétique réglable

175 Les tramways électriques de Londres

206 Station électrique et moulin à vent

222 Végétation et lumière électrique

223 Câble électrique posé sur la glace

270 L’éclairage électrique public à Paris

238 Transformateur à haute différence de potentiel et à survolteur cathodique

286 Lampes à incandescence électrique Auer

286 Nouveau dispositif de lampes à incandescence Solignac

286 Les tramways électriques de Londres

287 Les ondes de la télégraphie sans fil

287 Le télautographe



 

1901 : Vingt-neuvième année, deuxième semestre : n° 1462 à 1488

 

 

Physique générale

 

46 Le plomb radio-actif

415 Mesure nouvelle de la vitesse de la lumière

 

Électricité théorique et appliquée

 

33 Les tramways électriques à contacts superficiels à Paris (J. LAFFARGUE)

39 Les voitures « électricia » système C. Contal (P. LADURANT)

58 Les gants isolants (J. L.)

70 La télégraphie sans fil (J. L.)

79 La réclame électrique (D. LEBOIS)

82 Distribution de l’énergie électrique à Buffalo (J. L.)

106 La télégraphie sans fil par le sol (T. OBALSKI)

107 La ligne électrique des Invalides à Versailles (J. DE TRAZ)

122 Chocs électriques à distance (J. L.)

145 Grue pivotante électrique de 150 tonnes du port de Bremerhaven (GEORGES CAYE)

195 Lampe à incandescence Nernst (J. L.)

198 La station centrale électrique d’Issy-les-Moulineaux (J. LAFFARGUE)

215 Le chemin de fer électrique du Fayet à Chamonix (GEORGES CAYE)

243 Dynamo pour laboratoires (J. L.)

258 La télégraphie sans fil, système Marconi, d’Antibes à Calvi (J. LAFFARGUE)

289 Perforatrice électrique à diamants (D. LEBOIS)

293 L’ondographe ; enregistreur direct des phénomènes électriques périodiques (J. LAFFARGUE)

317 L’analyseur d’induction (A. RÉMOND)

333 Une nouvelle lampe à arc (D. L.)

365 Interrupteur-turbine pour courants électriques (H. DENIS)

384 Un bureau téléphonique chinois (AB. CRÔNE)

407 Le tramway à courant continu de Grenoble à Chapareillan (PIERRE DE MÉRIEL)

15 L’huile et les qualités isolantes du mica

15 Les fils d’aluminium pour les transmissions électriques

15 Une usine hydro-électrique arrêtée par les feuilles

46 Un câble Marseille-Tanger-Oran

62 Pont tournant électrique

62 Accumulateur Edison

78 Destruction des ordures ménagères et station électrique

142 Télégraphie sans fil par les couches terrestres

142 Vitesse des ions

143 Le métropolitain électrique de Kansas City

158 Le chemin de fer électrique de la Valteline

174 Transbordeur électrique pour locomotives

191 Effet des courants de haute fréquence sur la résistance électrique

191 Télégraphe transafricain du Cap au Caire

367 Les communications téléphoniques dans les divers pays

382 Le cinquantenaire de la télégraphie sous-marine

399 Les machines électriques d’extraction des mines de Comstock

Articles électricité dans : La Nature. Revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie. 1902 - 1905.

 


 

1902 : Trentième année, premier semestre : n°1489 à 1514

 

 

Physique générale

 

51 Radiations lumineuses (J. LAFFARGUE)

110 Éléments magnétiques en 1902 (TH. MOUREAUX)

15 Radio-activité induite

15 Procédé de décharge disruptive

31 La régénérescence du pouvoir radio-actif de l’uranium

95 Radiations émises par un mélange de chlorures de radium et baryum, rayons qui subissent la réflexion

143 Les radiations du radium

191 Propriétés des radiations de Röntgen et du radium

206 Liquéfaction de l’hélium

334 Le radium chez les aveugles

367 Action directrice du champ magnétique

385 Le spectre de l’étincelle électrique

415 Spectres d’étincelles

 

Électricité théorique et appliquée

 

17 Usine électrique du barrage de Poses (P. DE MÉRIEL)

58 Un isolant électrique (J. LAFFARGUE)

107 Nouveau dispositif de contact souterrain pour tramway électrique (D. B.)

118 Action de l’électricité sur le brouillard (VANDEVYVER)

195 Nouveau radio-conducteur (J.-F. GALL)

202 Distribution de l’énergie électrique à Paris (J. LAFFARGUE)

208 L’arc électrique parlant et chantant (J. LEROY)

213 Les omnibus électriques à trolley (DANIEL BELLET)

214 La télégraphie sans fil Slaby-Arco (E. G.)

269 Perforatrice électrique à injection d’eau (D. L.)

284 Manutention électromagnétique des tôles (P. DE M.)

290 Lampes électriques et incendies (J.-F. GALL)

326 Lampes à incandescence à osmium (J. LAFFARGUE)

327 L’électrotypographe Meray-Rozar (PAUL BLUYSEN)

354 La télégraphie sans fil Braun-Siemens et Halske (E. GUARINI)

362 Les voitures électriques des pompiers de Berlin (P. DE M.)

375 Chemins de fer électriques de Milan (D. B.)

391 Le chemin de fer électrique Zossen-Marienfelde (J. GARCIN)

14 La traction et l’éclairage électriques à Bruxelles

95 La télégraphie sans fil à travers l’Atlantique

95 Emploi des courants de haute fréquence

143 Les lignes télégraphiques américaines

158 Une nouvelle lampe à arc et ses premières applications

159 Expérience sur le couple thermo-électrique

191 Lampe électrique Cooper Hewitt

206 Four électrique de laboratoire

238 Essais du télautographe à l’hôtel des Téléphones

269 La télégraphie sans fil à travers l’Atlantique

270 Balayeuse automobile électrique américaine

303 La chaleur des lampes à incandescence

318 Dynamo à haute tension

366 Le nouvel Institut électro-mécanique de Louvain

366 Bouleau et électricité atmosphérique

383 Le spectre de l’étincelle électrique

415 La température de l’arc électrique


1902 : Trentième année, deuxième semestre : n°1515 à 1540

 

Physique générale

 

209 Le radium et la radio-activité (PAUL BARY)

255 Différence de potentiel au contact

415 La vitesse de la lumière

 

Électricité théorique et appliquée

 

43 Fabrication mécanique des dynamos (J. LAFFARGUE)

66 Le télégraphe sans fil Cervera (ÉMILE GUARINI)

70 Développement des chemins de fer à courants polyphasés (J. GARCIN)

80 Appareils téléphoniques, système Berliner (J. L.)

82 Télégraphie sans fil, nouveau récepteur Marconi (J. L.)

134 Les décharges atmosphériques (J. GARCIN)

138 Nouveau radio-conducteur (J. L.)

167 Les compteurs électriques (J. LAFFARGUE)

177 Les ondes électriques et le cerveau humain (ÉMILE GUARINI)

198 L’usine électrique du Métropolitain de Paris (J. LAFFARGUE)

215 Métropolitain électrique de Berlin (J. DE TRAX)

243 Affinage du cuivre par l’électrolyse (DUJOUR)

250 Lampe électrique portative (J. L.)

271 Ventilateur électrique oscillant (D. LEGRAND)

282 Transmissions d’énergie électrique à distance (J. L.)

306 La station transatlantique Marconi au cap Breton (E. GUARINI)

314 Alternateurs de 10 000 chevaux de l’usine canadienne du Niagara (L. R.)

326 Les ascenseurs électriques (J. LAFFARGUE)

411 Les effets de la lumière solaire sur la propagation des ondes électromagnétiques (E. GUARINI)

16 Répartition du magnétisme terrestre à Madagascar

63 Phénomène actino-électrique

95 Relation entre l’intensité voltaïque et le débit électrolytique

95 Nature du cohéreur

174 Découpage de la tôle par l’électricité

175 Phénomènes magnétiques concordant avec l’éruption de la Montagne Pelée

206 Les ventilateurs électriques comme jeu de hasard

223 Électrolyse des mélanges des sels

239 Un turbo-alternateur de 1500 kilowatts

270 Les rayons solaires et l’étincelle électrique

271 L’adoption de la traction électrique sur certaines lignes ferrées anglaises

271 Nouveau chemin de fer électrique aux États-Unis

318 idem

287 Verrerie électrique

288 Limite d’intensité d’un courant de pile correspondant à la manifestation d’un débit électrolytique extérieur

302 La traction multiple aux États-Unis

367 Traitement électrique pour le saturnisme


 

1903 : Trente et unième année, premier semestre : n°1541 à 1566

 

 

Physique générale

 

351 Radiations du polonium

 

Électricité théorique et appliquée

 

11 Applications de l’énergie électrique (J. L.)

23 Eclairage électrique d’une villa (J. LAFFARGUE)

81 Compteur électrique Batault (J. LAFFARGUE)

103 Four électrique pour la réduction du minerai de fer (E. GUARINI)

132 Téléphone automatique (J. LAFFARGUE)

133 Perforatrice électrique à rotation Thomson-Houston (A. K.)

167 Isolateur pour hautes tensions (J. L.)

171 Tirage des dessins industriels à la lumière électrique (J. DURAND)

212 Le répétiteur pour la télégraphie sans fil (E. GUARINI)

284 Fanaux électriques de locomotives (PIERRE DE MÉRIEL)

286 Le Cunard Bulletin (H. DE THIERSANT)

293 Lampe à incandescence à osmium (J. LAFFARGUE)

350 Une installation téléphonique américaine (E. GUARINI)

353 Distribution électrique sur le Métropolitain (A. BONNIN)

358 Traction électrique dans l’exécution des travaux de parcs et jardins (ALBERT MAUMENÉ)

379 Lampes à vapeur de mercure de M. Cooper Hewitt (J. L.)

390 Le télégraphe sans fil Armstrong-Orling (EMILE GUABINI)

31 Industrie électrique aux États-Unis

78 Concentration électrique des minerais de fer

94 Télégraphie sans fil à travers l’Atlantique

142 La télégraphie sans fil

158 idem

191 Théorème d’électro-chimie

239 Convection électrique

318 Ligne électrique de la gare d’Orsay à Juvisy

335 Voltmètre enregistreur

399 Transmission électrique des images

399 Séparation électrolytique du fer et de certains métaux


 

1903 : Trente et unième année, deuxième semestre : n°1567 à 1592

 

Physique générale

255 Action de la lumière cathodique sur les gaz

351 Phospharescence de la blende

382 Perturbations magnétiques observées à Kew

 

Électricité théorique et appliquée

 

1 Mesureur électrique du couple, de la puissance et du travail mécaniques (J. LAFFARGUE)

2 La traction électrique sur le chemin de fer de l’Arlberg (R. B.)

33 Transmission télégraphique des images (L. CAILLETET)

81 Frein électro-magnétique Westinghouse (R. BONNIN)

83 Le télégraphe Rowland (R. WITTEBOLLE)

147 Un nouveau cabestan électrique (L. V.)

151 La télégraphie sans fil aux Antilles (E. GUARINI)

176 La cible électrique (B. LEBLOND)

227 Distribution de l’énergie électrique dans les ateliers (J. LAFFARGUE)

295 L’arc électrique (J. LAFFARGUE)

346 Les tramways électriques en Amérique (J. LAFFARGUE)

370 La synthèse électrolytique des sucres (D. BELLET)

388 Essais à grande vitesse de Berlin-Zossen (A. DURAND)

411 Station hydro-électrique à Avignonnet (Isère) (J. L.)

31 Électrolyse

95 Nouvelle lampe électrique

79 Electrotypographe et télétypographe

111 Production de la soude par électrolyse

143 Moteurs à gaz dans les stations centrales à courants alternatifs

159 Commande des machines à distance

191 Nouvelle usine électrique au Niagara

238 Traction électrique en Allemagne

255 L’effet de la traction électrique sur les « clevated »

270 Installation hydro-électrique du Zambèse

303 Ligne électrique de Varèse à Luino (Italie)

303 Electrisation des corps par contact

318 Coup de foudre

351 Traction électrique à grande vitesse

382 La vitesse sur certains métropolitains électriques



 

1904 : Trente-deuxième année, premier semestre : n°1595 à 1618

 

 

Physique générale

 

70 Le radium (PAUL BESSON)

130 Rayons N (H. DE PARVILLE)

150 Radiations humaines (H. DE PARVILLE)

172 La dissociation de la matière et les radiations nouvelles (A. DE MARSY)

206 Rayons N (R. BLONDLOT)

214 Les sels de radium (JACQUES DANNE)

243 idem

276 idem

258 Radium et hélium (H. DE PARVILLE)

333 Sur l’énergitisation des corps radio-actifs (ERNEST SOLVAY)

370 L’énergie du radium (A. BREYDEL)

46 Les prix Nobel de physique Becquerel-Curie

46 Progrès du système métrique en Angleterre

47 Radiations du corps humain

111 Action du radium sur les organismes inférieurs

126 Le système métrique aux États-Unis

127 Propriétés des rayons N

159 [idem]

223 [idem]

287 [idem]

319 [idem]

127 Propriété des rayons du radium

143 Propriétés du radium

43 Émission de rayons N

207 Expérience de phosphorescence

223 Une variété de rayons N

255 Phosphorescence et rayons N

271 Propriétés physiologiques des rayons N

351 Régulateur des tubes à radiographie

367 Les réactions chimiques et les rayons N

 

Électricité théorique et appliquée

 

6 Moteurs appliqués aux dynamos (J. LAFFARGUE)

22 L’accumulateur Edison (J. LAFFARGUE)

45 Le thermophile électrique (H. LALANDE)

63 Lumière électrique de poche (G. CHALMARÈS)

76 Applications du chauffage électrique (J. LAFFARGUE)

122 Une sous-station électrique transportable (J. L.)

124 Affinage électrolytique du cuivre (JACQUES BOYER)

124 L’arc électrique au fer en photothérapie (G. VITOUX)

163 Appareils de mesure électriques, système Meylan-d’Arsonval (J. LAFFARGUE)

163 Moteur électrique minuscule (J. L.)

307 Tatouage électrique (D. B.)

317 Une station électrique à gaz (DANIEL BELLET)

395 Marteau électrique (D. B.)

411 Un bureau central téléphonique moderne (L. RAMAKERS)

95 Magnétisme de matériaux de construction

111 Détérioration des accumulateurs

159 Propriété des champs magnétiques

239 Machine électrique à la paraffine

270 L’effluviographie


 

1904 : Trente-deuxième année, deuxième semestre : n°1619 à 1644

 

Physique générale

 

178 Radioactivité du gaz naturel (R. B.)

202 La radio-activité des eaux minérales (M. OTTO)

206 La vie du radium (EM. TOUCHET)

308 Radiographie de pied de Chinoise (A. DUVAL)

30 Effets de l’émanation du radium

31 Nature de l’émanation du radium

95 Comparaison de radiations d’origines diverses

127 Radio-activité des corps

303 Identité de substances radio-actives

 

Électricité théorique et appliquée

 

27 Progrès de l’électrométallurgie du fer (A. G.)

108 Le télégraphe et le téléphone au Japon (JACQUES BOYER)

129 Distribution de l’heure par télégraphie sans fil (HENRI DE PARVILLE)

145 Un haut fourneau électrique pour la métallurgie du cuivre (LOUIS FOREST)

150 L’appareil télégraphique Siemens et Halske (LUCIEN FOURNIER)

208 Machine électrique à faire les bleus (E. G.)

235 L’électricité de 1562 à 1900 (J. LAFFARGUE)

327 Une usine électrique aux chutes du Zambèze (D. B.)

358 Appareil électrique à abattre les arbres (D. B.)

365 Les automobiles postales (J. LAFFARGUE)

374 Télégraphie multiple (LUCIEN FOURNIER)

401 La station centrale de chauffage et d’éclairage de Dresde (PIERRE DE MÉRIEL)

411 L’électrométallurgie du fer

414 Un train routier électrique (H. B.)

78 Télégraphie sans fil au Baïkal

95 Les téléphones dans la Nouvelle-Ecosse

127 La télégraphie sans fil à bord du « Campania »

142 Les télégraphes et les téléphones en Espagne

143 La grande station électrique de Londres

158 Un nouveau bateau poseur de câbles

239 Gutta-percha artificielle

239 La grande ligne télégraphique à travers la Perse

303 Déperdition aérienne de l’électricité

334 Les installations hydro-électriques dans le monde

334 Le charbon électrique de tourbe

335 Alliages magnétiques de manganèse

382 Nouvelles locomotives électriques américaines


1905 : Trente-troisième année, premier semestre : n°1645 à 1670

 

Physique générale

 

99 La radiographie aux armées en campagne (G. CHALMARÈS)

334 Réglage des appareils de radiographie

 

Électricité théorique et appliquée

 

93 Un train électrique en miniature (J. LAFFARGUE)

130 Un chaland pétroléo-électrique (D. BELLET)

139 Courants alternatifs de haute fréquence et de faible intensité (J. LAFFARGUE)

152 L’autocar électrique de la North Eastern Railway C° (L. RUDAUX)

154 L’électricité et le rabotage des parquets (H. B.)

188 Application de l’électricité en brasserie (L. RAMAKERS)

206 Les lampes à incandescence électrique et les compteurs (J. LAFFARGUE)

252 Traction électrique des trains de banlieue entre Paris et Juvisy (R. BONNIN)

269 Le monophone (J. L.)

321 Locomotive électrique du New-York Central (R. BONNIN)

387 Le câble d’Islande (L. F.)

15 La traction électrique sur les chemins de fer russes

127 Locomotive électrique pour marchandises

171 Les gaz des hauts fourneaux et les stations électriques centrales

190 Filaments en iridium pour lampes à incandescence

191 Action physiologique de l’électrisation

254 Un avantage des chemins de fer électriques

270 Commande d’appareils à distance

414 Les avantages de la galvanisation électrolytique

414 Une puissante usine hydro-électrique norwégienne



 

1905 : Trente-troisième année, deuxième semestre : n°1671 à 1696

 

 

Physique

 

138 Les lampes à incandescence

278 idem

287 idem

368 idem

111 Origine de la propriété radioactive

255 Radioactivité de quelques sources thermales

 

Électricité

 

86 La télégraphie maritime sans fil à l’étranger (WILL DARVILLÉ)

104 Lampe électrique photogénique à vapeur de mercure (G. MARESCHAL)

136 Applications de l’électricité dans les filatures (L. R.)

138 Nouvelle lampe électrique à incandescence (J. LAFFARGUE)

182 La production de l’énergie électrique (J. LAFFARGUE)

187 Les rayons Roentgen au service des câbles (L. F.)

251 Traction électrique à Bologne (J. L.)

299 Les tubes à vide. Lampes électriques. Soupapes électriques (J. LAFFARGUE)

378 Lampes électriques à incandescence à filament d’osmium (J. L.)

382 L’organisation pratique de la télégraphie sans fil en Allemagne (L. FOURNIER)

402 La station centrale électrique de la Société d’électricité de Paris à Saint-Denis (Seine) (J. LAFFARGUE)

47 L’arc électrique chantant

79 Commande d’appareils à distances

143 Le plus long câble du monde

238 L’électricité à bord d’un navire de guerre

286 La télégraphie sans fil au Pérou

367 Les téléphones à New-York

383 Moteur électrique pour le métropolitain de Paris

398 Transmission de force motrice à 60 000 volts et distribution à Mexico

414 Pêche et filets électriques

414 Le cuivre électrolytique

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:55

L’énergie électrique d’abord produite et consommée "sur place" commence à se distribuer dans les rues, les théatres, les grands magasins, les immeubles d’habitation... à partir de la fin des années 1870.

 

Se pose alors la question de son mode de production et de diffusion : par courant continu ou par courant alternatif ?


 

Les premiers générateurs de courant : piles et accumulateurs.

 

1800 est une date de première importance dans l’histoire de l’électricité. C’est l’année où Volta présente le premier générateur de courant continu : la pile.

 

La première pile volta présentait l’inconvénient de se "polariser" : les réactions chimiques à ses électrodes faisaient rapidement chuter sa tension. La pile Daniell, impolarisable était déjà un progrès mais sa forte résistance ne pouvait en faire un générateur utilisable dans la pratique. Les piles à "dépolarisant" répondaient enfin au problème.

 

Celle imaginée par Georges Leclanché est l’une des plus utilisées. En 1867, alors exilé en Belgique pour ses opinions républicaines, il dépose un brevet pour une pile dont l’électrolyte était une solution de chlorure d’ammonium et le pôle positif une plaque de charbon recouverte sur chaque face d’une couche de peroxyde de manganèse, l’ensemble étant contenu dans un vase poreux plongeant dans un deuxième vase contenant la même solution et une tige de zinc constituant le pôle négatif.

 

Elle sera massivement utilisée sur les télégraphes belges et néerlandais. De retour en France, Leclanché confie l’exploitation de son brevet à l’industriel Barbier. La pile Leclanché-Barbier est alors largement utilisée dans les télégraphes français. En 1881 l’usine, qui emploie 50 ouvriers, a vendu près de 300 000 piles. Après la mort prématurée de Leclanché en 1882 à l’âge de 43 ans, la pile sera encore perfectionnée par son fils Max pour être rendue facilement transportable. Sous différentes marques commerciales, elle est encore largement utilisée aujourd’hui.

 

Mais les piles ont de sérieuses concurrentes : les "piles secondaires" ou accumulateurs. L’idée est de Gaston Planté. En 1860 il rédige un mémoire qui est lu à l’Académie des Sciences dans lequel il décrit les propriétés d’un dispositif qu’il désigne comme une "pile secondaire".

 

L’électrolyse d’une solution d’acide sulfurique entre deux plaques de plomb oxyde la plaque reliée au pôle positif. Il se crée ainsi une dissymétrie entre les deux électrodes. En reliant les deux plaques ainsi "polarisées", Leclanché constate qu’un courant électrique circule dans le circuit et se maintient jusqu’au retour des plaques à l’état initial.

 

Il a ainsi l’idée de "piles secondaires" qui seront ensuite désignées par le terme d’accumulateurs. Concrètement cet accumulateur consiste en deux plaques de plomb parallèles enroulées en spirale et maintenues écartées par deux rubans de caoutchouc enroulés en même temps que les plaques. L’ensemble est placé dans un récipient de verre cylindrique empli d’une solution d’acide sulfurique.

 

Une remarque cependant : pour "charger" un accumulateur il faut une source puissante de courant continu. C’est la mise au point par Gramme de la première génératrice à courant continu, et celles des autres constructeurs qui suivront son exemple, qui permet cette charge.

 

La machine Gramme, première génératrice à courant continu.

 

En 1820 Oersted découvre l’action d’un courant électrique sur un aimant. Peu de temps après Ampère et Arago mettent au point l’électroaimant avant que Faraday découvre l’induction électrique en 1831.

 

Il est alors possible de produire un courant électrique en faisant tourner un aimant devant une spire conductrice ou bobine de fil conducteur reliée à un circuit extérieur.

 

Mais ce courant est un courant alternatif. Le sens du courant varie en fonction du pôle qui passe devant la bobine.

 

Or les premières applications industrielles du courant électrique concernent le courant continu. Parmi celles ci la dorure, l’argenture et galvanoplastie dont l’un des plus grands ateliers est celui du bijoutier Christofle.

 

Parmi les employés de l’atelier Christofle se trouve un technicien d’origine belge particulièrement habile, Zénobe Gramme. Une génératrice à courant continu serait particulièrement utile dans cet atelier pour remplacer les piles dégageant des vapeurs corrosives.

 

Zénobe Gramme imagine une bobine conductrice tournant devant les deux pièces polaires d’un aimant qui dans la version définitive sera un électroaimant. L’astuce réside dans l’invention du "collecteur" transmettant un courant continu par l’intermédiaire de "balais".

 

La Machine Gramme devient une puissante génératrice capable, en particulier, d’alimenter les premières lampes à arc de l’éclairage urbain. Elle sera sérieusement concurrencée par la génératrice de Edison


Machine Gramme à courant continu.


 

La première distribution électrique par courant continu de Edison à New-York

 

Lors de l’exposition internationale d’électricité de 1881 à Paris, Edison présentait un ensemble complet : ses lampes à incandescence et la génératrice capable d’alimenter 1000 lampes consommant une intensité de 0,7 A sous une tension de 100 volts.


Machine de Edison présentée à l’exposition internationale d’électricité de Paris en 1881.


Lampes à incandescence à filament de carbone.


 

En 1882, Edison choisit de lancer une première distribution électrique à New-York, en plein quartier d’affaires. Dans un premier temps la centrale, installée dans le district de Wall-Street, alimente 12 000 lampes et doit être rapidement agrandie.

 

La centrale électrique est installée dans un bâtiment de quatre étages qui était occupée par des bureaux et dont la structure doit être renforcée pour supporter les machines.

 

Douze génératrices sont actionnées par des machines à vapeur. Chacune peut alimenter 1200 lampes d’une puissance de 75W sous une tension de 100V.


 

La première centrale électrique Edison à New-York.


La centrale vue de la rue.


 

Système d’éclairage Edison


 

 

Alternatif contre continu aux États Unis. Tesla contre Edison.

 

En 1882, à Paris, Nicolas Tesla, jeune ingénieur d’origine Austro hongroise travaille pour la Continental Edison company. Très vite remarqué pour ses capacités et déçu du peu d’intérêt européen pour ses travaux, il accepte l’invitation d’Edison pour venir travailler aux USA.

 

Le système de courant continu de Edison a de sérieux problèmes : un pourcentage de perte significatif, la nécessité de câble volumineux, une centrale tous les deux miles etc... On ne compte plus le nombre de pannes et d’incendies dans le réseau new yorkais.

 

Dès ses années parisiennes Tesla avait imaginé la distribution par courant alternatif, d’autant plus qu’il avait inventé un moteur fonctionnant au courant alternatif. Avantage de ce système : la possibilité de transformateurs et donc celle de limiter les pertes en ligne par des courants à haute tension. La tension étant ensuite ramenée à une valeur d’usage par des transformateurs appropriés.

 

L’obstination de Edison provoque la rupture avec Tesla. Ce dernier est recruté par Georges Westinghouse en 1986 qui lui rachète ses brevets. Dès lors commence une "guerre des courants" qui est finalement gagnée par Westinghouse en 1893 quand sa compagnie obtient du gouvernement américain le contrat d’installation de la distribution électrique sur tout le territoire.


 

A Paris

 

En 1878, l’exposition universelle, est l’occasion d’une démonstration d’éclairage électrique par lampes à arc de l’avenue de l’Opéra avec des bougies JABLOCHKOFF.

 

Pour l’alimentation des lampes à arc, le courant continu présente un inconvénient. Les deux charbons ne s’usent pas à la même vitesse ce qui nécessite une installation complexe. Cet inconvénient est évité avec le courant alternatif c’est pourquoi Jablochkoff souhaitait utiliser le courant alternatif pour l’alimentation de ses lampes.

 

Or il se trouvait que, avant de proposer une machine a courant continu, difficile à réaliser, Gramme avait déjà fait breveter une vingtaine de génératrices à courant alternatif. La revue La Nature de 1879 décrit une machine déjà bien élaborée et dont le modèle est proche des alternateurs actuels.

 

Un rotor central porte huit noyaux aimantés constitués d’électroaimants alimentés en courant continu par une petite génératrice annexe. Ils tournent devant huit bobines conductrices logées dans l’armature de fer de la génératrice.


Machine Gramme à courant alternatif 1879


Coupe de l’alternateur Gramme, rotor et stator.


 

Quelques installations privées, de magasins ou de théâtres, assurent leur propre production.

 

Une usine au Palais Royal, une autre au Faubourg Montmartre, ont un réseau composé de canalisations passant sur les toits des immeubles.

 

En 1880, les magasins du Louvre, l’hippodrome, sont éclairés par l"électricité.


station électrique de l’hippodrome équipée d’alternateurs Gramme.


 

Au Louvre, des machines Gramme disposées dans le sous-sol alimentent 80 foyers de lumière constitués par des lampes à arc électrique de type Jablochkoff. Les utilisateurs mettent en valeur l’absence de chaleur et de gaz nocifs dégagés. Par ailleurs la lumière n’altère pas les nuances des couleurs des tissus présentés.

 

A l’hippodrome, comme au Louvre, le succès d’une première installation modeste, provoque sont extension et la construction d’une centrale électrique.

 

La Place du Carrousel est éclairée pour l’exposition de 1881, le Parc Monceau en 1882, l’Hôtel de Ville en 1883, le Parc des Buttes Chaumont en 1884.

 

L’incendie de l’Opéra Comique en 1887, éclairé au gaz, a pour conséquence d’interdire ce mode d’éclairage dans les salles de spectacles.

 

L’alternatif et les transformateurs.

 

Nous avons déjà relevé l’intérêt du courant alternatif pour l’éclairage par lampes à arc. Les lampes à incandescence sont également parfaitement adaptées à une alimentation en alternatif. Le problème est que ces deux types de lampes ne fonctionnent pas de la même façon.

 

Les lampes à arc demandent une tension relativement élevée mais consomment un faible courant, les lampes à incandescence une basse tension (généralement 100 volts) mais une forte intensité.

 

La nécessité de transformateurs devient rapidement évidente. D’autant plus que se pose le problème de la distribution : de fortes intensités dans les lignes sont causes de fortes pertes sous forme de chaleur. La solution réside dans une distribution sous haute tension et, à puissance égale, de faible intensité.

 

Vers 1885, plusieurs modèles sont déjà proposés

 

 

 

Le courant alternatif semble présenter quelques avantages mais faut-il le généraliser alors que les premières installations ont surtout été réalisées sur la base du courant continu ? Tans qu’il ne s’agira que d’alimenter les quartiers à partir de centrales dispersées dans la ville, le choix ne s’imposera pas. Le problème se posera par contre avec la distribution à longue distance.

 

Alternatif contre continu en France. Gaulard contre Deprez.

 

A l’occasion de l’exposition internationale de 1881, l’ingénieur Marcel Deprez expose à Adolphe Cochery, ministre des Postes et Télégraphes, ses idées sur le transport électrique à grande distance. Il fait le choix du transport du courant continu et est soutenu dans sa démarche par les banquiers Rothschild. Après plusieurs essais non satisfaisants il fait l’essai public du transport de la "force" électrique sur une distance de 56 km entre la station de Creil et la gare de la Chapelle en s’imposant un rendement de 50%.

 

Le système fonctionnait en 1885 avec un rendement compris entre 40% et 45%. Malgré les éloges de la commission constituée de 38 prestigieux savants chargée de contrôler les résultats : " Au nom de la science et de l’industrie, la Commission adresse ses chaleureuses félicitations à M. Marcel Duprez pour les admirables résultats qu’il a obtenus et exprime à M. de Roytschild sa vive reconnaissance pour l’inépuisable générosité avec laquelle il a doté cette gigantesque entreprise.", l’expérience est loin d’être une réussite. En fait elle annonçait la fin des projets de distribution de l’électricité sur de grandes distances par courant continu.

 

En effet, cette expérience avait, entre autres objectifs, celui de répondre à Lucien Gaulard, associé à John Dixon Gibbs, qui avait expérimenté en Angleterre la, transmission par courant alternatif sous une tension de 2000 volts et sur une distance de 40 km avec un rendement affiché de 90%.

 

Face au doute suscité par cette annonce parmi les électriciens continentaux, Gibbs avait décidé de concourir au prix institué par le gouvernement italien pour le meilleur système de transport de l’électricité à distance à l’occasion de l’exposition d’électricité de 1884 à Turin. Son expérience menée sur une distance de 80 km entre Lanzo et Turin avait été une réussite et le prix lui avait été attribué.

 

Une première expérience de distribution de l’électricité par courant alternatif était signalée à Tours en 1886.


usine électrique de Tours.


 

En France comme aux USA l’alternatif prouvait sa meilleure efficacité. Pourtant les deux système devaient cohabiter pendant plusieurs années. En particulier à Paris.

 

La distribution électrique à Paris. Alternatif et continu

 

En 1888, le Conseil Municipal de PARIS, avec la perspective de l’Exposition Universelle de 1889 et sous la pression de l’opinion publique, décide la création d’un réseau de distribution d’électricité.

 

L’organisation retenue consiste à diviser PARIS en parties désignées sous le nom de secteurs. Les « secteurs électriques parisiens » prennent naissance, et c’est à cette époque que remontent les concessions successivement accordées par la Ville à six sociétés qui ont assuré l’exploitation de l’électricité jusqu’en 1908, date à laquelle la concession est confiée à l’Union des Secteurs (la ville exploitant de son côté un réseau dans le quartier des Halles).


Une distribution mixte, alternatif-continu

 

Dans chaque secteur, le type de distribution était différent :

 

* Cie CONTINENTALE EDISON : courant continu à 2 x 110V, distribué par feeders 3 fils.

 

* Sté d’ECLAIRAGE ET DE FORCE PAR L’ELECTRICITE A PARIS : Courant continu 110V 2 fils.

 

* Cie VICTOR POPP(ultérieurement Cie PARISIENNE DE L’AIR COMPRIME) : courant continu 4x110V par réseau 5 fils.

 

* Sté d’ECLAIRAGE ELECTRIQUE DU SECTEUR DE LA PLACE CLICHY : courant continu 4x110V par réseau 5 fils.

 

* Sté CHARLES MILDE FILS ET Cie (ultérieurement Cie d’ECLAIRAGE ELECTRIQUE DU SECTEUR DES CHAMPS-ELYSEES) : courant alternatif à haute tension (3000V), abaissée à 110V par un transformateur dans chaque immeuble.

 

* Cie ELECTRIQUE DU SECTEUR DE LA RIVE GAUCHE : courant alternatif mêmes caractéristiques que le secteur des CHAMPS-ELYSEES.


Cette carte des réseaux et ces données sont extraites du site Mémoire de l’Electricité, du Gaz et de l’Eclairage public à Paris


Voir aussi :

 

Distribution de l’énergie électrique à Paris. Revue La Nature 1902.

 



Le regroupement par la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité (CPDE) et les zones de réseaux

 

En 1907, à l’expiration des concessions, une convention municipale assure le rassemblement des distributions (l’Union des Secteurs) dans le but de préparer la création d’un organisme unique, la Compagnie Parisienne de Distribution d’Électricité (C.P.D.E.) à la fin de 1913.

 

Le 31décembre 1913, la distribution d’électricité est confiée par la Ville à la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité(CPDE), jusqu’à la nationalisation.

 

Les réseaux de distribution établis par les premiers secteurs se modifient conformément au programme technique imposé par le concessionnaire :

 

* production du courant primaire par deux centrales : l’usine Nord à SAINT-OUEN, l’usine Sud à Issy-les-Moulineaux (courant diphasé12300V - 42 périodes).

 

* distribution par sous-stations et centres de couplages,

 

* trois zones sont retenues pour réduire les anciens systèmes :

 

o une zone à courant continu cinq fils et trois fils, La distribution en continu est maintenue dans le centre de Paris, car elle est bien adaptée à la densité de puissance et aux besoins de force motrice, et le côut de transformation en alternatif des équipements existants a été jugé prohibitif (en bleu et en jaune).

 

o une zone à courant alternatif monophasé 3 kV,

 

o une zone à courant alternatif diphasé 5 fils. Dans le Nord et l’Est de Paris, jusque la peu électrifiés, un réseau alternatif diphasé est construit. Ce R.Z.D., réseau de la zone diphasée, conserve la notion de maillage Basse Tension, déja existante pour le continu, et qui sera ensuite généralisée à l’ensemble des futurs réseaux de Paris.


 

Les zones de la CPDE


D’importantes décisions sont prises de 1918 à 1930 :

 

* passage de la fréquence 42 à 50Hz (réalisé de 1925 à 1928)

 

* arrêt du courant continu par création de postes d’immeubles et d’un réseau alternatif basse-tension, le Réseau Alternatif Complémentaire (RAC, en rose)

 

* raccordement au réseau d’interconnexion général.


 

 



 

1930-1939 Développement des réseaux diphasés

 

Le réseau continu est progressivement remplacé par un réseau alternatif diphasé. Il en persistera cependant une partie jusqu’en 1968.

 

A la nationalisation de 1946, la CPDE est remplacée par le Centre de Distribution de Paris-Électricité (C.D.P.E.)

 

Au début des années 1960, il est décidé la transition vers une distribution triphasée, qui est devenue la norme des réseaux modernes.


 

 

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Voir : Courant continu. La retour.



On peut trouver un développement de cet article dans ouvrage paru en septembre 2009 chez Vuibert : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron"

 

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Voici un ouvrage à mettre entre toutes les mains, celles de nos élèves dès les classes de premières S et STI de nos lycées, et entre les mains de tous les futurs enseignants de sciences physiques et de physique appliquée (tant qu’il en reste encore !).

 

L’auteur est un collègue professeur de sciences physiques, formé à l’histoire des sciences, et formateur des enseignants en sciences dans l’académie de rennes. Bref quelqu’un qui a réfléchi tant à l’histoire de sa discipline qu’à son enseignement et sa didactique, et cela se sent. Le style est fluide et imagé, bref plaisant au possible...

 

...voici donc un bon ouvrage permettant de se construire une culture scientifique sans l’âpreté des équations de la physique.

 

extrait du commentaire paru dans le Bulletin de l’Union des Physiciens.


En complément :

199 L’éclairage électrique de Dieulefit et Valréas (E. HOSPITALIER)

 

274 Les expériences de Lauffen-Francfort. Transmission et distribution de l’énergie électrique à grande distance par courants alternatifs polyphasés (E. HOSPITALIER)

 

323 idem. Les expériences de Lauffen-Francfort. Transmission et distribution de l’énergie électrique à grande distance par courants alternatifs polyphasés (E. HOSPITALIER)


Voir aussi sur dailymotion :

Edison contre Westinghouse : la grande bataille de l’électricité


On peut lire du même auteur :

Histoire de l’oxygène. De l’alchimie à la chimie.

 

Suivre le parcours de l’oxygène depuis les grimoires des alchimistes jusqu’aux laboratoires des chimistes, avant qu’il n’investisse notre environnement quotidien.

 

Aujourd’hui, les formules chimiques O2, H2O, CO2,… se sont échappées des traités de chimie et des livres scolaires pour se mêler au vocabulaire de notre quotidien. Parmi eux, l’oxygène, à la fois symbole de vie et nouvel élixir de jouvence, a résolument quitté les laboratoires des chimistes pour devenir source d’inspiration poétique, picturale, musicale et objet de nouveaux mythes.

 

À travers cette histoire de l’oxygène, foisonnante de récits qui se côtoient, s’opposent et se mêlent, l’auteur présente une chimie avant les formules et les équations, et montre qu’elle n’est pas seulement affaire de laboratoires et d’industrie, mais élément à part entière de la culture humaine.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:02

Dans les mémoires de l’académie des sciences pour l’année 1719, on trouve, à la page 21, la relation d’un coup de tonnerre dont la mémoire ne s’est pas perdue entre Brest et Landerneau.

 

Plus tard, ce sera encore un physicien landernéen qui sera l’observateur de la première expérience de paratonnerre menée à Marly dans la région parisienne.


 

Un coup de tonnerre historique.

 

L’auteur du premier article est André-François Boureau Deslandes (1690-1757).

 

Né à Pondichéry en 1690, il vient en France à l’âge de 13 ans. En octobre 1708 il est nommé contrôleur de la marine à Brest puis commissaire de la marine en 1716.

 

Il est souvent qualifié de "philosophe mondain". En témoignent plusieurs des titres des nombreux ouvrages qu’il publie : L’apothéose de beau sexe, Réflexions des Grands Hommes qui sont morts en plaisantant, L’Art de ne point s’ennuyer...

 

Nous retiendrons ici le scientifique, reçu élève géomètre à l’Académie des sciences en février 1712, membre de l’Académie des sciences de Berlin et auteur de plusieurs ouvrages scientifiques, en particulier sur la marine.

 

Malgré une oeuvre considérable, c’est le plus souvent par sa modique contribution à l’observation du tonnerre, qu’il se retrouve dans différentes études.

 

La foudre a toujours terrorisé ou fasciné. Dans les religions antiques elle est le symbole de la puissance des dieux et l’instrument effrayant de leur justice. La tradition se maintient dans les cultes plus récents. Au siècle des lumières encore, on se préserve de la foudre en faisant sonner les cloches aux clochers des églises.

 

En témoigne la relation du coup de tonnerre qui frappe le Nord-Finistère en ce début de 18ème siècle.

 

Nous sommes en avril de l’année 1718. A.F Boureau Deslandes est alors à Brest. Après plusieurs jours de pluie et d’orage, un coup de tonnerre extraordinaire ébranle toute la région. Il en rend compte à l’Académie des sciences qui publie un résumé de sa lettre.

 

"...enfin vint cette nuit du 14 au 15 qui se passa presque toute en éclairs très vifs, très fréquents et presque sans intervalle. Des matelots qui étaient partis de Landerneau dans une petite barque, éblouis par ces feux continuels, et ne pouvant plus gouverner, se laissèrent aller au hasard sur un point de la côte, qui par bonheur se trouva saine. A quatre heures du matin, il fit trois coups de tonnerre si horribles que les plus hardis frémirent.

 

Environ à cette même heure, et dans l’espace de côte qui s’étend depuis Landerneau jusqu’à Saint Paul de Léon, le tonnerre tomba sur 24 églises et précisément sur des églises où on sonnait pour l’écarter. Des églises voisines où on ne sonnait point furent épargnées.

 

Le peuple s’en prenait à ce que ce jour là était celui du Vendredi Saint où il n’est pas permis de sonner. Mr Deslandes en conclut que les cloches qui peuvent écarter un tonnerre éloigné, facilitent la chute de celui qui est proche, et à peu près vertical, parce que l’ébranlement qu’elles communiquent à l’air dispose la nue à s’ouvrir.

 

Il eut la curiosité d’aller à Gouesnou, village à une lieue et demie de Brest, dont l’église avait été entièrement détruite par ce même tonnerre. On avait vu trois globes de feu de trois pieds et demi de diamètre chacun, qui s’étant réunis avaient pris leur route vers l’église d’un cours très rapide. Ce gros tourbillon de flamme la perça à deux pieds au-dessus du rez de chaussée, sans casser les vitres d’une grande fenêtre peu éloignée, tua dans l’instant deux personnes de quatre qui sonnaient, et fit sauter les murailles et le toit de l’église comme aurait fait une mine, de sorte que les pierres étaient semées confusément alentour, quelques-unes lancées à 26 toises, d’autres enfoncées en terre de plus de deux pieds.

 

Des deux hommes qui sonnaient dans ce moment là, et qui ne furent pas tués sur le champ, il en restait un que Monsieur Deslandes vit. Il avait encore l’air tout égaré, et ne pouvait parler sans frémir de tout son corps. On l’avait retrouvé plus de quatre heures après enseveli sous les ruines et sans connaissance. Mr Deslandes n’en put tirer autre chose sinon qu’il avait vu tout d’un coup l’église toute en feu et qu’elle tomba en même temps. Son compagnon de fortune avait survécu 7 jours à l’accident, sans avoir aucune contusion, et sans se plaindre d’aucun mal que d’une soif ardente qu’il ne pouvait éteindre."

 

Chacun se fait de la Foudre une image adaptée à sa culture. L’homme du peuple ne peut douter qu’il s’agisse d’une manifestation divine. Le lettré imagine une accumulation dans les nuages de matières inflammables. On notera, cependant, que l’utilité de sonner les cloches, malgré la preuve évidente du danger, n’est absolument pas mise en doute. Ni par la population qui explique l’échec par le sacrilège commis un Vendredi Saint. Ni par le "savant" qui continue à considérer qu’un tonnerre éloigné aurait été écarté par les cloches.

 

Jusqu’à la fin du siècle, malgré les vigoureuses campagnes des autorités et l’interdiction régulièrement rappelée de sonner les cloches les jours d’orage, la pratique se poursuivra accompagnée de son cortège d’accidents.

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Guillaume Mazéas, un électricien landernéen au siècle de Franklin.

 

Une trentaine d’années s’est écoulée et le tonnerre attend encore son explication. A Paris un opuscule traduit de l’anglais rend compte d’expériences réalisées par un inconnu habitant les colonies d’Amérique. Pour la, première fois, le nom de Franklin est prononcé dans le milieu des savants européens.

 

Le texte tombe entre les mains du naturaliste Buffon qui demande au physicien Dalibard, membre de l’Académie des Sciences, d’en reprendre la traduction un peu bâclée et qui les publie.

 

L’introduction révèle à elle seule un talent "médiatique" chez les rédacteurs :

 

"Un Quaker confiné dans un coin de l’Amérique, vient de démontrer à tous les savants de notre hémisphère que les phénomènes les plus beaux et les plus frappants de l’électricité leur avaient échappé et qu’ils étaient bien éloignés d’avoir assez d’observations pour hasarder des systèmes. Il est surprenant qu’une matière tant de fois rebattue paraisse presque neuve entre ses mains. M. Franklin ne se contente pas de publier des expériences et des observations détachées ; il donne en même temps des vues si grandes et si étendues qu’elles nous font espérer de parvenir un jour à dévoiler un mystère qui importe plus à notre utilité qu’on ne se l’imagine ordinairement". (le Journal des Savants - mai 1752).

 

Ces deux savants ont alors l’idée d’une excellente campagne publicitaire. Ils chargent l’un de leurs amis, M. Delor, qui exploite un "cabinet de physique" place de l’Estrapade à Paris, d’organiser des séances publiques (et payantes) au cours desquelles sont présentées les fameuses "Expériences de Philadelphie".

 

Le succès est foudroyant : on les répète dans les cabinets particuliers, on s’arrache le livret de Franklin. Paris et la France entière découvrent subitement des merveilles jusqu’alors confinées dans les salons de la noblesse et de la riche bourgeoisie. Franklin apparaît comme le seul inventeur de toute la science électrique.

 

Le roi lui-même souhaite voir ces merveilles et bientôt la haute société parisienne se presse à St-Germain dans la maison de campagne que Monsieur le Duc d’Ayen a mise à la disposition de M. Delor pour sa présentation. Sa Majesté applaudit, c’est un triomphe.

 

Le succès rend hardi, la décision est prise de tenter le diable et, pour la première fois, de capter la foudre !

 

Un coup de tonnerre dans le ciel parisien.

 

On trouve rarement dans les délibérations de l’Académie Royale des Sciences, un compte-rendu aussi vivant et aussi enthousiaste que celui lu le 13 mai 1752. M. Dalibard, le metteur en scène de l’expérience, y décrit l’évènement survenu trois jours plus tôt à Marly-la-ville. Dans un lieu écarté de cette commune, une longue tige a été dressée, conformément aux indications de Franklin. Elle est isolée du sol et terminée par une pointe de fer d’où descend un fil de laiton...

 

"Le mercredi 10 mai 1752, entre deux et trois heures de l’après-midi, le nommé Coiffier, ancien dragon, que j’avais chargé de faire les observations en mon absence, ayant entendu un coup de tonnerre assez fort, vole aussitôt à la machine, prend la fiole (une bouteille de Leyde qu’il souhaite charger) avec le fil d’archal, présente le tenon du fil à la verge, en voit sortir une petite étincelle brillante, et en entend le pétillement ; il tire une étincelle plus forte que la première et avec plus de bruit ! Il appelle ses voisins et envoie chercher M. le prieur.

 

Celui-ci accourt de toutes ses forces ; les paroissiens voyant la précipitation de leur curé, s’imaginent que le pauvre Coiffier a été tué du tonnerre ; l’alarme se répand dans le village : la grêle qui survient n’empêche pas le troupeau de suivre son pasteur. Cet honnête ecclésiastique arrive près de la machine, et voyant qu’il n’y avait point de danger, met lui-même la main à l’œuvre et tire de fortes étincelles.

 

La nuée d’orage et de grêle ne fut qu’une demi-heure à passer au zénith de notre machine, et l’on n’entendit que ce seul coup de tonnerre. Sitôt que le nuage fût passé et qu’on ne tira plus d’étincelles de la verge de fer, M. le prieur de Marly fit partir le sieur Coiffier lui-même, pour m’apporter la lettre suivante, qu’il m’écrivit à la hâte..."

 

Le récit du prieur laisse planer un doute, n’y aurait-t-il pas quelque chose de diabolique là-dessous ?

 

"En revenant de chez Coiffier j’ai rencontré Monsieur le Vicaire, Monsieur de Millet et le maître d’école, à qui j’ai rapporté ce qui venait d’arriver : ils se sont plaints tous les trois qu’ils sentaient une odeur de soufre qui les frappait davantage à mesure qu’ils approchaient de moi : j’ai rapporté chez moi la même odeur, et mes domestiques s’en sont aperçus sans que je leur ait rien dit.".


Expérience de Marly

(Les Merveilles de la Science)


Une semaine plus tard M. Delor reprend cette expérience à Paris.

Parmi les assistants se trouve un jeune physicien, Guillaume Mazéas, originaire de Landerneau en Bretagne. Bibliothécaire de la Maison de Noailles, il s’occupe en particulier des collections scientifiques que le duc de Noailles et son fils le duc d’Ayen entretiennent.

 

Il se trouve, également, être le correspondant de Stephen Hales célèbre scientifique britannique et membre actif de la Société Royale de Londres. G. Mazéas perçoit immédiatement l’importance de l’évènement et en informe sans tarder la respectable société anglaise :

 

"Cette expérience nous fait conjecturer qu’une barre de fer placée sur un endroit élevé, et posée sur un corps électrique pourrait attirer l’orage et dépouiller le nuage de toute la foudre qu’il contient ; je ne doute pas que la Société Royale ne charge quelques-uns de ses membres de bien vérifier ces expériences et de pousser cette analogie encore plus loin..."


Lettre de Guillaume Mazéas à Stephen Hales.

Voir ses lettres traduites en anglais dans : Philosophical transactions, giving some accompt of the ..., Volumes 47-1752


 

A Paris la fièvre expérimentale ne s’est pas apaisée. On attend les orages avec impatience pour expérimenter des dispositifs nouveaux.

Dans une lettre du 14 juin, Guillaume Mazéas décrit celui qui a été utilisé une semaine plus tôt : une perche de bois de trente pieds (environ dix mètres) de hauteur est dressée. A l’extrémité de la tige, un tube de verre isolant est suivi d’un long tuyau de fer blanc qui supporte une pointe de fer d’environ 6 pieds (deux mètres). De la pointe de fer part un fil de laiton qui descend jusque dans l’intérieur de la maison.

Les assistants peuvent alors commodément approcher les mains ou tout autre objet de l’extrémité du fil. Avec un tel dispositif, on ne s’étonne pas de sentir une certaine inquiétude parmi les spectateurs :

 

"Dès les premiers coups de tonnerre, nous sentîmes les commotions de la matière électrique ; on tira des étincelles et il y eut des temps où les commotions étaient si fortes qu’elles étaient accompagnées d’une douleur très vive ; je suis même persuadé que si le tuyau de fer blanc avait eu le triple ou le quadruple de surface on n’aurait point impunément touché la barre de fer... La crainte qui s’empara de plusieurs dames qui étaient présentes empêcha de continuer et on fut même obligé d’ôter la barre et tout l’appareil"

 

L’imprudence de ces premiers expérimentateurs est sans bornes. Guillaume Mazéas est l’un des plus intrépides. Le 29 juin, il adresse un nouveau courrier à Londres. Un orage a éclaté le 26, une perche a été dressée :

 

"Le fil d’archal qui pendait à l’extrémité de cette perche entrait dans ma chambre et de là dans un corridor de 30 pieds de long ; le magasin de l’électricité était dans ma chambre, et le fil de fer venait encore s’y rendre après plusieurs détours. J’avais tellement disposé ce fil, que sans quitter mon lit si l’orage arrivait la nuit, ou sans quitter mon travail, s’il arrivait le jour, je pouvais observer tout ce que je m’étais proposé.".

 

Et Guillaume Mazéas d’imaginer toutes sortes d’expériences, y compris de tuer des animaux en utilisant la foudre captée et tout cela "sans sortir de sa chambre et même étant au lit".

 

Deux lettres encore : le 12 juillet de Saint-Germain-en-Laye, le 29 août de Paris. Celle-ci, sera la dernière de la saison : "Comme l’année commence à tendre vers sa fin, je crois que ces observations seront les dernières pour 1752, époque qui sera toujours bien célèbre pour les amateurs de l’électricité".


Guillaume Mazéas : montage pour étudier la foudre "même la nuit étant au lit"

(Abbé Nollet, Lettres sur l’électricité, Paris, Guérin frères, 1753)


 

Ce sont en tout cinq lettres qui seront ainsi adressées par Guillaume Mazéas à la Royal Society. Celle-ci ne restera pas, cette fois, indifférente. La première lettre du 20 mai sera lue en séance publique dès le 28 mai, les suivantes lors de la séance du 23 novembre. Publiées, elles constitueront la relation quasi officielle des évènements survenus en France. Dans le même numéro des "Philosophical Transactions" on trouvera, sur le même sujet, une lettre de l’abbé Nollet qui n’aura pas su devancer son jeune collègue ainsi que le compte rendu de la même expérience faite à Berlin. Enfin, une lettre de Franklin lui-même, décrivant le fameux cerf-volant souvent présenté comme le premier paratonnerre.

 

"De Philadelphie, le 19 octobre 1752.

Comme il est souvent fait mention dans les nouvelles publiques d’Europe du succès de l’expérience de Philadelphie, pour tirer le feu électrique des nuages par le moyen de verges de fer pointues élevées sur le haut des bâtiments, etc... les curieux ne seront peut-être pas fâchés d’apprendre que la même expérience a réussi à Philadelphie, quoique faite d’une manière différente et plus facile, voici comment.

 

Faites une petite croix de deux minces attelles de sapin, ayant les bras de longueur suffisante pour atteindre aux quatre coins d’un grand mouchoir de soie bien tendu, liez les coins de ce mouchoir aux extrémités de la croix : cela vous fait le corps d’un cerf-volant, en y adaptant une queue, une bride et une ficelle il s’élèvera en l’air comme ceux qui sont faits de papier ; mais celui-ci étant de soie, est plus propre à résister au vent et à la pluie d’un orage, sans se déchirer. Il faut attacher au sommet du montant de la croix un fil d’archal très pointu qui s’élève d’un pied au moins au-dessus du bois.

Au bout de la ficelle, près de la main, il faut nouer un cordon ou un ruban de soie et attacher une clef à l’endroit où la ficelle et la soie se rejoignent.


Expérience de Franklin

(Les Merveilles de la Science)


 

Il faut élever ce cerf-volant lorsqu’on est menacé de tonnerre, et la personne qui tient la corde doit être en dedans d’une porte ou d’une fenêtre, ou sous quelque abri, en sorte que le ruban ne puisse pas être mouillé, et l’on prendra garde que la ficelle ne touche pas les bords de la porte ou de la fenêtre. Aussitôt que quelques parties de la nuée orageuse viendront à passer sur le cerf-volant, le fil d’archal pointu en tirera le feu électrique, et le cerf-volant avec la ficelle sera électrisé ; les filandres lâches de la ficelle se dresseront en dehors de tous côtés et seront attirés par l’approche du doigt. Et quand la pluie aura mouillé le cerf-volant et la ficelle, de façon qu’ils puissent conduire librement le feu électrique, vous trouverez qu’il s’élancera en abondance de la clef à l’approche de votre doigt. On peut charger la bouteille à cette clef, enflammer les liqueurs spiritueuses avec le feu ainsi ramassé, et faire toutes les autres expériences électriques qu’on fait ordinairement avec le secours d’un globe, ou d’un tube de verre frotté. Et par ce moyen l’identité de la matière électrique avec celle de la foudre est complètement démontrée."

 

La lettre de Mazéas voisine ce texte dans les œuvres complètes de Franklin, hommage rendu à celui qui, le premier, avait su faire connaître sa découverte.


 

Pour aller plus loin on peut lire :

 

Gérard Borvon. Histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron. Vuibert. 2009

 

Émanation, fluide, particule, onde… quelle est l’identité de cette chose insaisissable mais bien présente dont la quête remonte à vingt-cinq siècles et dont la réalité nous échappe dès qu’on pense l’avoir cernée ?

 

Au fil d’un récit imagé – celui d’une succession de phénomènes généralement discrets qui, sous le regard d’observateurs avertis, débouchèrent sur des applications spectaculaires – nous croiserons des dizaines de savants, d’inventeurs et de chercheurs dont les noms nous sont déjà familiers : d’Ampère à Watt et de Thalès de Milet à Pierre et Marie Curie, ce sont aussi Volta et Hertz, Ohm et Joule, Franklin et Bell, Galvani et Siemens ou Edison et Marconi qui, entre autres, viennent peupler cette aventure.

 

On y verra l’ambre conduire au paratonnerre, les contractions d’une cuisse de grenouille déboucher sur la pile électrique, l’action d’un courant sur une boussole annoncer : le téléphone, les ondes hertziennes et les moteurs électriques, ou encore la lumière emplissant un tube à vide produire le rayonnement cathodique. Bien entendu, les rayons X et la radioactivité sont aussi de la partie.

 

De découvertes heureuses en expériences dramatiques, l’électricité reste une force naturelle qui n’a pas fini de susciter des recherches et de soulever des passions.



La découverte du paratonnerre illustrée par le landernéen Yannn Dargent.

Jean-Édouard dit Yann Dargent est né en 1824, il est le fils de Clémentine Robée et de Claude Dargent, une famille de tanneurs. Il n’a que deux ans quand sa mère décède, son père déménage à Landerneau où il ne tarde pas à se remarier, l’enfant est élevé par ses grands-parents. Il est scolarisé à Saint-Pol-de-Léon avant de rejoindre son père à Landerneau. L’un de ses amis d’enfance est le poète et folkloriste François-Marie Luzel.

 

À 16 ans, en 1840, il entre à la Compagnie de l’Ouest qui doit construire la ligne de chemins de fer entre Morlaix et Brest, il est chargé de faire des relevés topographiques. Ses dons pour le dessin le font gravir les échelons de la hiérarchie, et il occupe le poste d’ingénieur. Il fait la connaissance d’un professeur de dessin à Troyes, M. Schitz, qui l’engage à développer ses talents. Considéré comme autodidacte, il n’a jamais fait partie d’une « École » comme Sérusier et tant d’autres, ce qui a pu nuire à sa carrière.

 

En 1850, il est pressenti par la Compagnie de l’Ouest pour la réalisation d’un chantier en Espagne, il préfère donner sa démission et tenter de vivre de sa peinture en déménageant à Paris. Cette même année, sa compagne Aimée Crignou donne naissance à un fils, Ernest.

Durant les années 1850, il poursuit sa production artistique et expose tous les ans au Salon de Paris, sans que son talent soit reconnu.

 

Il lui faut attendre 1861 pour que Théophile Gautier apprécie Les Lavandières de la nuit (aujourd’hui au musée des beaux-arts de Quimper) et en fasse un article élogieux. Sa renommée est faite.

 

Parallèlement à sa carrière de peintre, il s’adonne, comme son ami Gustave Doré, à l’illustration de livres (au total environ 200), ce qui lui procure une rémunération plus régulière que la vente de toiles. Il travaille aussi pour des revues telles que le Musée des familles ou La France illustrée.

 

Son talent d’illustrateur est reconnu par Louis Figuier, vulgarisateur scientifique, qui lui confie de nombreuses planches de son œuvre majeure : "Les Merveilles de la science". Les dessins de Yann Dargent sont facilement remarqués parmi ceux des autres illustrateurs de l’ouvrage. Les personnages y sont mis en scène d’une façon dynamique qui annonce la bande dessinée.

 

Il meurt le 19 novembre 1899 à Paris. Un musée lui est consacré dans sa ville natale de Saint-Servais.

 

Nous présentons ici quelques unes de ses planches illustrant la découverte du paratonnerre.

mort du physicien Richman

manifestation contre le paratonnerre

mode paratonnerre

 

XXXXXXXXXXXXXXXXXX

 

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:53

Les expositions internationales constituent ces grands rendez-vous du 19ème siècle entre les états du monde "développé". Chacun y expose sa puissance technique et économique dans une rivalité qui s’affirme vouloir n’être que "pacifique".


L’électricité y prend naturellement toute sa place. C’est le cas à Londres en 1862, à Paris en 1867 et 1878, à Vienne en 1875 et à Philadelphie en 1876. Mais l’exposition de 1881, à Paris, est une innovation.

 

Initiée par Adolphe Cochery (1819-1900), ministre des Postes et Télégraphes, c’est la première fois qu’une exposition internationale est entièrement consacrée à l’électricité et à ses applications. Cette rencontre prendra une importance particulière avec l’organisation, pendant l’exposition, du premier congrès international des électriciens.


Vue d’ensemble de l’Exposition Internationale d’Electricité.1881 (La Nature, 1881, deuxième trimestre)


750 000 personnes visiteront l’exposition entre le 11 août et le 20 novembre. Dès l’entrée dans le Palais des Champs-Élysées le spectacle est grandiose. Au milieu du rez-de-chaussée, un phare électrique, modèle de ceux qui doivent être installés sur les côtes, éclaire la salle de ses feux tournants de différentes couleurs. Ce phare symbolise à lui seul deux des grandes affaires de cette exposition : l’éclairage et l’utilisation des génératrices électriques de forte puissance.

 

Proposons nous un tour de l’exposition en visitant successivement ses principaux centres d’intérêt :

 

-  La communication par signaux électriques
 

-  Les piles et accumulateurs électriques
 

-  L’éclairage électrique
 

-  La production d’électricité par les génératrices
 

-  Les moteurs électriques

 



Télégraphe et téléphone :

 

Le télégraphe occupe nécessairement une place importante dans cette exposition. C’est en 1838 que Samuel Morse a fait breveter, en même temps que son alphabet, l’emploi des électro-aimants associés à un système de levier émetteur et de récepteur enregistreur. L’interruption du courant dans le circuit émetteur, alimenté par une source de tension continue, produit un courant induit de rupture dans la bobine émettrice. Ce courant, à son tour, actionne un électroaimant récepteur et le levier inscripteur qui lui est associé.

 

Depuis cette date le télégraphe a déjà fait le tour du monde et il s’est amélioré. Le télégraphe à cadran en usage dans les chemins de fer se lit sur des cadrans portant les lettres de l’alphabet. Le télégraphe imprimeur de Hughes utilise un clavier du type de celui de nos actuelles machines à écrire. Le système Wheatstone utilise des bandes perforées. Le système Baudot est un concentré d’ingéniosité. Il permet d’expédier, ensemble, plusieurs signaux qui, de plus, sont imprimés à l’arrivée. Avec le procédé duplex d’Edison les messages peuvent se croiser sur la même ligne.


Station télégraphique utilisant le télégraphe Baudot. Paris 1881.


Mais l’attraction vedette de l’exposition est le téléphone.

 

L’appareil avait déjà été présenté en 1876 à l’exposition de Philadelphie. Tel que décrit par Louis Figuier il est d’une extrême simplicité :

 

"Le téléphone se compose surtout d’un aimant, aux pôles duquel sont fixées deux petites bobines de fil isolé. Des courants d’induction peuvent s’établir dans les fils de ces bobines par l’action de l’aimant. En face des pôles de l’aimant est tendu un disque de tôle très mince, qui porte en son centre une petite tige en fer doux, qui oscille devant l’écran, quand la plaque de tôle est en état de vibration. Une espèce d’entonnoir est destiné à faire converger les sons vers la plaque vibrante.

 

Quand la plaque se met à vibrer sous l’influence de la voix humaine, la petite tige que porte cette plaque avance ou recule, et aussitôt des courants magnétoélectriques s’établissent dans les fils des bobines qui environnent l’aimant, et ces oscillations répondent exactement à celles de l’air qui sont produites par la voix. Les bobines sont reliées au fil télégraphique électrique, lequel peut avoir une longueur quelconque pourvu que son isolement soit parfait. Les ondulations magnétoélectriques se propagent dans toute la ligne, et à la station d’arrivée, traversent les bobines de l’aimant qui est identique par sa construction avec celui qui se trouve à la station opposée ; les ondulations magnétoélectriques sont, à leur tour, converties en ondulations sonores par la plaque vibrante du récepteur de cet instrument".

 

En 1877, l’américain Graham Bell stupéfiait ses invités en établissant une conversation entre les villes de Boston et Malden distantes de 9 kilomètres en utilisant les lignes télégraphiques existant entre ces deux villes. Mieux, un pianiste joue de son instrument à Malden, une cantatrice y chante un air à la mode. Ce concert improvisé fait sensation quand il est entendu à Boston.

 

Bell multiplie les démonstrations. La revue La Nature du deuxième semestre de 1877 décrit une transmission entre Boston et North-Conway, villes distantes de 230 km. La conversation est parfaitement nette malgré une résistance de la ligne télégraphique estimée à 40 000 ohms.


A l’écoute du téléphone Bell.


 

Le téléphone de Bell et ses variantes, tel celui de Edison, se répandent avec une extrême rapidité. La raison essentielle en est la densité du réseau de lignes télégraphiques déjà existantes. Elles sont utilisées par le téléphone qui a d’ailleurs souvent été désigné comme un "télégraphe parlant".

 

Le problème est cependant celui de la résistance électrique de ces lignes et la faible intensité du signal émis. Les cinq ans qui séparent la découverte de l’exposition de 1881 ont été mis à profit par Bell lui-même et par d’autres ingénieux techniciens pour trouver des solutions.

 

Un premier "amplificateur" est utilisé au niveau de l’émetteur. Celui-ci devient un "microphone" capable de transmettre au loin les sons les plus faibles. Sa réalisation met en œuvre une propriété du graphite dont la découverte est attribuée à l’américain David Hughes. Un bâton de graphite présente une résistance qui varie en fonction de la pression exercée entre ses extrémités taillées en pointe. L’une des pointes étant appuyée sur la membrane, une simple vibration produit une variation de la résistance de la tige. Celle-ci étant conductrice peut être reliée à la ligne de transmission par l’intermédiaire d’une pile. L’intensité du courant débité par la pile variera donc au gré des vibrations et son intensité sera bien plus forte que celle du faible courant produit dans la bobine inductrice initialement proposée par Bell.

 

Dès lors la résistance des fils de la ligne télégraphique n’est plus un problème. Plusieurs microphones sont ainsi présentés à l’exposition dont celui construit par Darsonval et Paul Bert qui comporte une série de tubes de graphite soumis à une pression réglable.


Téléphone à tiges de graphite de Darsonval et Paul Bert


Un autre procédé utilisant des pastilles de poudre de graphite comprimée a été développé par Thomas Edison déjà renommé pour être le constructeur du premier phonographe. Le génial inventeur américain, qui n’a encore que 34 ans au moment de l’exposition, est déjà l’un des plus actifs dans le domaine de la télégraphie. Il est tout naturellement concerné par la téléphonie dans laquelle il se révèle un concurrent redoutable pour Bell.

 

A Paris, en 1881, le Ministère des Postes et Télégraphes a confié la mise en scène de la téléphonie à la Société Générale des Téléphones de l’ingénieur Bréguet utilisant le système de Clément Ader, le futur constructeur du premier avion.

 

Pour le chroniqueur scientifique Louis Figuier : "Cette application si nouvelle et si extraordinaire du téléphone, consistant à faire entendre à distance des sons musicaux et autres, a été la surprise, la merveille, le grand évènement de l’Exposition de 1881 pour le public, et l’on peut ajouter, pour les savants eux-mêmes." (L’année Scientifique et Industrielle – 1878)

 

C’est une foule qui se précipite tous les soirs dans les quatre salles destinées aux démonstrations du téléphone. Il faut attendre souvent plusieurs heures avant d’entrer, par groupes de vingt, dans une salle dont les murs sont tapissés de tapis d’Orient et le sol recouvert d’un épais tapis. Là, chacun peut écouter pendant 5 minutes les airs qui se chantent ou se jouent à l’Opéra relié à la salle par une ligne traversant les égouts.

 

L’accueil est enthousiaste : " Il faut avoir entendu dans les téléphones de l’Exposition d’Electricité, pour se rendre exactement compte de la délicatesse avec laquelle les sons se trouvent transmis. Non seulement on entend les artistes, mais on reconnaît leur voix, on distingue les murmures du public dans la salle, on perçoit ses applaudissements". (La Nature septembre 1881).


Salle de réception du "théatrophone"


 

Il faut ajouter que le système, désigné sous le nom de "théatrophone", fonctionne en stéréophonie. Devant la scène de l’opéra des "transmetteurs" (larges plaques posées sur des tiges de graphite), sont disposées de chaque côté de la loge du souffleur. Chaque série est reliée à l’un des deux écouteurs dont dispose l’auditeur restituant ainsi le "relief" du son. (voir aussi)

 

Si le téléphone est une révélation pour la majorité des visiteurs, ce n’est pourtant pas une nouveauté à Paris. Il y existe un réseau dont ses promoteurs n’hésitent pas à affirmer qu’il est "le plus parfait de ceux fonctionnant aujourd’hui, tant en Europe qu’aux Etats-Unis" (revue "La Nature" premier semestre 1882). Depuis 1879 l’administration des Postes et Télégraphe a cédé l’installation du téléphone aux sociétés privées. A Paris, la "Société Générale des Téléphones" naît en 1880 de la fusion de deux sociétés préexistantes. Début 1881 elle compte 7 bureaux centraux et 300 lignes installées da la capitale. Fin 1881, les démonstrations réalisées lors de l’Exposition Internationale font exploser les demandes d’abonnement.


Bureau central téléphonique. Avenue de l’Opéra. Paris.1881.


La société continue à se développer dans la France entière jusqu’en 1889, année où l’Assemblée Nationale décide de faire du téléphone un service public et de rattacher sa gestion au ministère des postes et télégraphes qui devient ainsi le ministère des P.T.T (Poste, Télégraphe et Téléphone). Il vivra un siècle jusqu’à la loi de 1990 qui privatise les télécommunications en France.

 

A l’Exposition Internationale, les visiteurs n’on vu que le spectacle mais, tant pour le télégraphe que pour le téléphone, le technicien était plus intéressé par ce qui se passait dans les coulisses.

 

Toute installation demande une source de courant continu c’est-à-dire des piles ou, mieux, des "piles secondaires" c’est-à-dire des accumulateurs. Le développement du télégraphe et du téléphone fait de la construction des piles et accumulateurs une affaire industrielle.

 

Les sources de courant continu : les piles et accumulateurs.

 

Côté piles, de sérieux progrès avaient été réalisés. La première pile volta présentait l’inconvénient de se "polariser" : les réactions chimiques à ses électrodes faisaient rapidement chuter sa tension. La pile Daniell, impolarisable était déjà un progrès mais sa forte résistance ne pouvait en faire un générateur utilisable dans la pratique. Les piles à "dépolarisant" répondaient enfin au problème.

 

Celle imaginée par Georges Leclanché est l’une des plus utilisées. En 1867, alors exilé en Belgique pour ses opinions républicaines, il dépose un brevet pour une pile dont l’électrolyte était une solution de chlorure d’ammonium et le pôle positif une plaque de charbon recouverte sur chaque face d’une couche de peroxyde de manganèse, l’ensemble étant contenu dans un vase poreux plongeant dans un deuxième vase contenant la même solution et une tige de zinc constituant le pôle négatif.

 

Elle sera massivement utilisée sur les télégraphes belges et néerlandais. De retour en France, Leclanché confie l’exploitation de son brevet à l’industriel Barbier. La pile Leclanché-Barbier est alors largement utilisée dans les télégraphes français. En 1881 l’usine, qui emploie 50 ouvriers, a vendu près de 300 000 piles. Après la mort prématurée de Leclanché en 1882 à l’âge de 43 ans, la pile sera encore perfectionnée par son fils Max pour être rendue facilement transportable. Sous différentes marques commerciales, elle est encore largement utilisée aujourd’hui.

 

Mais les piles ont de sérieuses concurrentes : les "piles secondaires" ou accumulateurs. L’idée est de Gaston Planté. En 1860 il rédige un mémoire qui est lu à l’Académie des Sciences dans lequel il décrit les propriétés d’un dispositif qu’il désigne comme une "pile secondaire".

 

L’électrolyse d’une solution d’acide sulfurique entre deux plaques de plomb oxyde la plaque reliée au pôle positif. Il se crée ainsi une dissymétrie entre les deux électrodes. En reliant les deux plaques ainsi "polarisées", Leclanché constate qu’un courant électrique circule dans le circuit et se maintient jusqu’au retour des plaques à l’état initial. Il a ainsi l’idée de "piles secondaires" qui seront ensuite désignées par le terme d’accumulateurs. Concrètement cet accumulateur consiste en deux plaques de plomb parallèles enroulées en spirale et maintenues écartées par deux rubans de caoutchouc enroulés en même temps que les plaques. L’ensemble est placé dans un récipient de verre cylindrique empli d’une solution d’acide sulfurique.

 

En 1873 Planté présentait une expérience dont la mise en scène annonçait déjà les progrès à venir de l’industrie électrique.

 

Une des premières machines Gramme, utilisée en génératrice et actionnée par la force motrice mécanique de l’expérimentateur, fournissait un courant qui produisait la charge, par électrolyse, de l’élément Planté.

 

Si, après avoir ainsi chargé l’accumulateur on lâchait la manivelle, la machine Gramme se remettait en marche sous l’action du courant issu de celui-ci. L’auteur de l’article relatant cette expérience (La Nature – avril 80) y voyait l’une des "plus belles démonstrations de l’unité des forces physiques et de leur transformation mutuelle".

 

Progressivement se construisait la notion d’une "énergie" se présentant sous des formes diverses, mécanique, électrique, chimique et capable de se transformer de l’une en l’autre.


Machine Gramme chargeant un accumulateur Planté.


 

Pour communiquer à ces "accumulateurs" d’électricité une charge suffisante, il fallait les charger et décharger plusieurs fois, ce qui revenait à augmenter la couche d’oxyde sur l’anode. Pour supprimer cette première phase, l’accumulateur "Planté" est aujourd’hui constitué d’un pôle positif de plomb recouvert d’une couche d’oxyde de plomb PbO2, son pôle négatif étant de plomb. La tension aux bornes de chaque élément est de l’ordre de 2 volts. Leur disposition en batterie permet d’obtenir des tensions élevées et une faible résistance ce qui en fait des sources produisant, pendant plusieurs heures, des courants de forte intensité.

 

L’accumulateur au plomb, trop lourd, a été décrié par certains auteurs au profit d’accumulateurs au zinc plus légers. Pourtant le plomb n’a toujours pas trouvé de véritable concurrent pour les accumulateurs d’usage courant.

 

Nous avons noté le développement du télégraphe et du téléphone comme moteurs de l’industrie des piles et accumulateurs. Le début de l’éclairage électrique par les lampes à incandescence en est un autre tout aussi important.

 

La lumière électrique.

 

"La Lumière Electrique" est le titre de la revue lancée le 15 Avril 1979 par "l’Union des syndicats de l’électricité". C’est dire l’importance attribuée à cette nouvelle branche d’activité au moment où s’ouvre l’exposition de 1881.

 

La lampe électrique a d’abord été une lampe à arc. Quand on approche, à faible distance, deux charbons soumis à une forte tension, un arc électrique jaillit qui dégage une vive lumière. Pour en faire un usage industriel plusieurs problèmes doivent être résolus.

 

Premier problème : les charbons s’usent et l’écart entre les deux augmente jusqu’à ce que l’arc soit interrompu. Des régulateurs sont nécessaires afin de maintenir automatiquement les charbons dans leur position. Foucault, en France, en propose un qui connaîtra le succès. On lui doit aussi le choix de "charbons de cornue" (poudre de charbon issue des usines à gaz et fortement comprimée), bien plus résistants que de simples tiges de charbon de bois jusqu’à présent utilisées.

 

Second problème : la source de tension. Les premières installations utilisent des piles. La première de ce type à Paris est réalisée pour des effets de lumière sur la scène de l’Opéra construit par l’architecte Garnier et inauguré officiellement en 1875. Le sous sol de l’Opéra abrite 360 piles Bunsen (piles à dépolarisant : Zinc amalgamé-acide sulfurique/charbon de cornue-acide nitrique) assemblées sous forme de six batteries de 60 éléments chacune. Les ouvriers chargés de leur entretien baignent dans une atmosphère acide combattue par les vapeurs d’ammoniac issues de soucoupes réparties dans la pièce.


Salle des batteries de piles Bunsen dans le sous-sol de l’Opéra à Paris



L’inauguration de l’opéra en 1875 : la lumière électrique mais le gaz est encore très présent.


Une telle installation n’est à l’évidence pas adaptée à un éclairage à grande échelle. Celui-ci ne se développera qu’avec l’apparition des premières grosses génératrices.

 

L’exposition internationale de 1878, à Paris, avait été l’occasion d’une première démonstration. Le 3 mai, vers huit heures du soir, trente deux globes de verre émaillé, placés le long de l’avenue de l’Opéra s’étaient allumés à la fois projetant une clarté douce et blanche que les observateurs comparaient à celle d’un beau clair de lune.

 

Les plus anciens se souvenaient avoir ressenti le même choc quand, soixante ans plus tôt, les premiers réverbères fonctionnant au gaz d’éclairage avaient été allumés sur la place du Carrousel. Aujourd’hui leur lumière paraissait rougeâtre et fumeuse et les rues proches de l’Opéra, qu’ils éclairaient, semblaient bien sombres comparées à la clarté de l’Avenue voisine. Moderne au début du siècle, l’éclairage au gaz de ville semblait soudain dépassé.

 

Les lampes utilisées à Paris étaient équipées de "bougies de Jablochkoff", version récente et commode des lampes à Arc. Jablochkoff, ingénieur d’origine russe a trouvé le dispositif permettant de se passer de régulateur.


Bougie de Jablochkoff


 

Les deux charbons sont parallèles et portés par un support métallique. Ils sont séparés part un isolant à base de kaolin qui fond dès que l’arc l’atteint. Les deux charbons sont calibrés pour se consumer à la même vitesse : en courant continu, l’un a uns section double, en courant alternatif ils sont identiques. Ils sont montés dans des globes de verre translucide afin de diffuser la lumière.

 

Chaque bougie peut brûler pendant une heure et demie. Un support porte six bougies qu’un commutateur permet de mettre en œuvre à tour de rôle. Chaque candélabre dispose ainsi, au minimum, de 9 heures d’éclairage.

 

Les 46 candélabres installés par la Compagnie Générale d’Electricité dans le quartier de l’Opéra et du Théâtre-Français sont alimentés en courant alternatif au moyen d’un nouveau type de machine Gramme.

 

Le même système illumine les quais de la Tamise à Londres.


Eclairage à Londres en 1878


La démonstration réalisée à l’exposition internationale de 1878, porta ses fruits. Des ateliers, plusieurs places ou rues, des gares, l’hippodrome, adoptèrent le procédé. Les grands magasins en particulier y trouvèrent la solution aux incendies qui avaient ravagé plusieurs d’entre eux pour cause d’éclairage au gaz. Les grandes villes d’Europe et d’Amérique suivent le même mouvement.

 

Notons que le système donne un bon éclairage mais qu’il n’est pas sans danger. Les hautes tensions mises en jeu demandent des câbles bien isolés et des précautions d’usage qui en limitent la généralisation. De plus la lumière est intense et ne s’adapte qu’aux grands espaces. Il est hors de question de l’utiliser, à la place de l’éclairage au gaz, dans les appartements.

 

L’exposition de 1881 apporte une solution à ce problème de l’éclairage domestique : celle des lampes à incandescence.

 

Des lampes adaptées à chaque usage, qui peuvent fonctionner pendant plusieurs centaines d’heures, que l’on allume ou que l’on éteint en actionnant un simple commutateur, qui utilisent des tensions relativement basses… que rêver de mieux.

 

Les lampes Edison, Maxim, Swan … sont une des attractions de l’exposition.

 

Elles reposent toutes sur le même principe : un filament conducteur en carbone contenu dans une ampoule où on a réalisé le vide. On peut les utiliser isolément ou en équiper des lustres. Elles fonctionnent sous une tension faible (100 ou 50 volts pour les lampes Edison) mais consomment un courant de forte intensité (0,7 ampères pour les lampes Edison).


A : lampe Edison à filament de bambou du Japon carbonisé.

B : Lampe Maxim, carton Bristol carbonisé.

C : Lampe Swan, fil de coton carbonisé


Lustre Swan.


 

Edison est celui qui réussit le mieux sa publicité. Deux grandes salles lui sont consacrées où il présente l’essentiel de ses inventions : son téléphone et son télégraphe quadruplex qui permet de faire passer plusieurs messages en même temps dans les deux sens, ses lampes à incandescence et les machines qui les alimentent. Il a même l’habileté de faire réaliser sur place la fabrication des lampes à partir de tiges de bambou.

 

Chaque fabricant de lampes propose un système de distribution complet et, d’abord, les génératrices qui les alimentent.

 

Les nouvelles génératrices

 

Celle proposée par Edison doit pouvoir alimenter 1000 lampes c’est-à-dire fournir jusqu’à 700 ampères. Il faut donc limiter tout dégagement de chaleur dans la machine elle-même. Ainsi l’induit central ne sera pas constitué d’un bobinage de fil conducteur mais de barres de cuivre logées dans le noyau de fer doux du rotor et reliées à leurs extrémités par des disques conducteurs. Le noyau de fer doux sera lui-même constitué de disques de tôle de fer, séparées par des feuilles de papier afin de limiter le dégagement de chaleur lié au phénomène d’hystérésis magnétique. Des innovations techniques encore utilisées aujourd’hui.


Génératrice Edison


 

Ce sont les génératrices exposées, celles de Edison mais aussi de Gramme et de tous les autres participants, qui éclairent l’ensemble de l’exposition. Celle-ci apparaît comme une véritable féerie.

 

L’alimentation des lampes n’est cependant pas le seul usage des génératrices, le temps est venu des moteurs électriques.

 

La force motrice de l’électricité.

 

Les moteurs électriques sont spectaculairement illustrés par leur application à la locomotion. Le premier Tramway électrique fait ainsi son apparition à Paris. Il circule entre la place de la Concorde et le Palais de l’Industrie. Avec le téléphone et les lampes à incandescence c’est la plus belle attraction de l’exposition.


Premier tramway électrique à Paris


 

Il est dû à Siemens qui en avait déjà présenté une version à l’exposition industrielle de Berlin en 1879. Les 500m de parcours sont réalisés en une minute. Son moteur est une machine Siemens identique à celle produisant du courant dans l’exposition. En effet, toutes ces machines ont la propriété d’être réversibles, tantôt moteur, tantôt génératrice.

 

Du plus gros au plus petit : le moteur électrique peut aussi alimenter des machines à coudre, une récente invention fort utile dans laquelle s’est illustré l’américain Singer.


 

Machine à coudre électrique


 

Le spécialiste des ces petits moteurs est G. Trouvé. Il en a également équipé un canot électrique dont la démonstration sur la Seine n’était pas passée inaperçue. Mais sa plus spectaculaire réussite est d’avoir équipé un ballon dirigeable miniature que les visiteurs pouvaient voir suspendu aux poutres de l’exposition.

 



 

Long de 3m50, il était gonflé à l’hydrogène. Le moteur et l’accumulateur Planté qui l’alimentaient pesaient moins de 500g. L’hélice tournait à la vitesse de 6,5 tours à la seconde et pouvait propulser le dirigeable à la vitesse de 2m/s.



 

Après l’exposition de 1881

 

Naturellement, le modèle réduit de dirigeable exposé en 1881 n’avait pas d’autre vocation que d’être un objet d’étude mais il fut fort remarqué et déjà il fit germer des projets.

 

Le 26 septembre 1884, les frères Tissandier s’élevaient au dessus de Paris dans un dirigeable muni d’un moteur électrique où ils se livraient à quelques manœuvres puis se laissaient dériver sur un trajet de 25 km.

 

Le 9 août 1884 un nouvel aérostat également équipé d’un moteur électrique, construit par les ateliers militaires de Chalais à Meudon, soulevait deux aéronautes et réussissaient une boucle de 7,6 km réalisée en 23 minutes.


1884 : premier vol en boucle d’un dirigeable muni d’un moteur électrique.


 

1886 : cinq ans nous séparent de l’exposition universelle d’électricité et seulement deux ans du premier vol réalisé à Meudon. Jules Verne publie "Robur le Conquérant" qui, dans un scénario proche de "Vingt mille lieues sous les mers", met en scène deux membres d’un club aéronautique américain et leur serviteur, enlevés par un étrange et génial ingénieur, nouveau héro des temps modernes, dans un vaisseau du ciel, sorte d’hélicoptère dont la forêt d’hélices étaient actionnée par des moteurs électriques.

 

Jules Verne a-t-il visité l’exposition de 1881 ? Son texte, qui fait preuve d’une solide érudition scientifique, est une parfaite illustration de ce qui y était exposé. Quand il décrit la machinerie électrique de l’engin volant il exprime, sous forme romanesque, les espoirs attendus de cette nouvelle technique et établit, tout en les imaginant franchis, la liste des obstacles dressés sur la route des savants et ingénieurs avant qu’ils s’en rendent parfaitement maîtres.

 

"Ce n’est ni à la vapeur d’eau ou autres liquides, ni à l’air comprimé ou autres gaz élastiques, ni aux mélanges explosifs susceptibles de produire une action mécanique, que Robur a demandé la puissance nécessaire à soutenir et à mouvoir son appareil. C’est à l’électricité, cet agent qui sera, un jour, l’âme du monde industriel. D’ailleurs, nulle machine électromotrice pour le produire. Rien que des piles et des accumulateurs. Seulement, quels sont les éléments qui entrent dans la composition de ces piles, quels acides les mettent en activité ? C’est le secret de Robur. De même pour les accumulateurs. De quelle nature sont leurs lames positives et négatives ? On ne sait. L’ingénieur s’était bien gardé – et pour cause – de prendre un brevet d’invention. En somme, résultat non contestable : des piles d’un rendement extraordinaire, des acides dune résistance presque absolue à l’évaporation ou à la congélation, des accumulateurs qui laissent très loin les Faure-Sellon-Volckmar, enfin des courants dont les ampères se chiffrent en nombres inconnus jusqu’alors. De là, une puissance en chevaux électriques pour ainsi dire infinie…

 

Mais, il faut le répéter, cela appartient en propre à l’ingénieur Robur. Là-dessus il a gardé un secret absolu"

 

Trouver ce secret, c’est sans doute le défi que nous lance Jules Verne. Défi relevé un siècle plus tard. C’est à nouveau la recette de piles et d’accumulateurs efficaces susceptibles d’équiper nos véhicules trop polluants, ou d’alimenter les sites isolés, que recherchent nos ingénieurs.

 

Eclairage, moteurs ne demandent donc qu’à se généraliser à condition que l’électricité puisse être distribuée.

 

L’électricité à domicile.

 

Les fabricants de piles ou d’accumulateurs ont leur idée : distribuer l’électricité à domicile sous forme de piles ou de batteries préalablement chargées.

 

Les fabricants de génératrices ont aussi la leur : transporter l’électricité par fils à partir d’une usine centrale.

 

Piles et accumulateurs ont eu, les premiers, leur période de succès. Des immeubles, des grands magasins ont installé dans leur sous-sol des systèmes ingénieux de piles Bunsen dont l’électrode de zinc ne plonge dans l’acide que pendant le temps de fonctionnement. Des piles qui "ne s’usent que si on s’en sert".

 

Ailleurs des accumulateurs au plomb sont livrés à domicile comme de vulgaires sacs de charbon. Le système ne résiste cependant pas à la livraison de l’électricité par fil. Il faudra attendre la fin du siècle pour que de gros accumulateurs trouvent à nouveau leur usage dans l’alimentation des premières voitures électriques qui apparaissent alors comme les véhicules de l’avenir.


Voiture électrique 1898

voir aussi : Les voitures électriques dans le Paris de la belle époque.


Du côté de l’électricité par fils, plusieurs constructeurs se disputent le marché. Deux conceptions les opposent : courant continu ou courant alternatif ? Le courant continu ne rompt pas avec la tradition des piles et accumulateurs et a ses partisans. Le courant alternatif a un gros mérite : il permet l’utilisation de transformateurs et le transport de l’électricité sous haute tension, ce qui limite les pertes en ligne par effet thermique et permet le transport sur de longues distances.


Premiers transformateurs.


Progressivement le courant alternatif s’impose et le paysage urbain se modifie. Les murs des immeubles se couvrent des fils du téléphone et de l’alimentation électrique dans un réseau d’autant plus touffu que chaque compagnie a ses propres lignes qui viennent s’ajouter à celles des concurrents.

 

Une telle anarchie ne pouvait que provoquer des accidents. En 1889, les lecteurs de la revue La Nature peuvent lire le récit d’un accident effroyable à New-York. Un employé des télégraphes monté réparer une ligne se trouve pris, comme dans une toile d’araignée, dans réseau alternant fils télégraphiques et fils d’alimentation électrique. Il est littéralement carbonisé devant plusieurs milliers de spectateurs impuissants. L’auteur de l’article signale qu’il ne se passe pas une semaine sans que de tels accidents ne se produisent à New-York. En dix huit moins huit personnes ont ainsi été tuées par des fils tombés à terre et dix sept autres ont été grièvement blessées.

 

La solution serait naturellement des fils enterrés. C’est la solution qu’impose le conseil municipal de Paris pour l’ensemble des compagnies qui s’activent à éclairer Paris à l’occasion de l’exposition internationale de 1889, celle qui voit se dresser la Tour Eiffel dont le sommet portera deux énormes projecteurs électriques.


Systèmes de câbles électriques souterrains à Paris en 1889


Ce louable effort initial n’empêchera pas les fils aériens et les pylônes qui les supportent de devenir l’élément de paysage le plus caractéristique du siècle à venir.

 

Qui dit électricité à la maison dit factures et compteurs électriques. Au mois de Juillet 1888, le conseil municipal de Paris vote une somme de 20 000 francs pour ouvrir un concours dont l’objet est la construction d’un compteur électrique. Le compteur devra pouvoir fonctionner à la fois en courant continu et en courant alternatif. Pour le courant alternatif il est précisé que l’appareil devra être du type "watt-heure-mètre", le watt-heure étant devenu une nouvelle unité pratique de mesure de l’énergie électrique.


Premier compteur électrique.


 

Le côté sombre de la force électrique.

 

Janvier 1889 : L’électricité jusqu’à présent utilisée en médecine pour chercher à guérir, voir même ressusciter, va l’être pour tuer (voir).

 

A partir de cette date l’état de New-York a décidé de remplacer la mort par pendaison par l’électrocution des condamnés. Les industriels sont invités à proposer le meilleur procédé qui sera évalué par la Société médico–légale de New-York. Il est indiqué que des tensions de 1000 à 1500 volts doivent être utilisées à des fréquences de 300 périodes par seconde. Le rapport du comité chargé du dossier recommande des "électrodes de 2,5 à 10 cm de diamètre couvertes d’une mince couche d’éponge et de peau de chamois imbibée d’une solution légère de sel commun". Elle précise aussi que le condamné doit être assis.

 

Le "Scientific Americain" du début de l’année 1889, rend compte des expériences menées en décembre 88 au laboratoire de Edison qui est l’un des inspirateurs de la loi (voir). Celui-ci teste des tensions inférieures à celles proposées. Un veau de 57kg se relève après un choc administré par une tension de

 

Edison en profite pour se rappeler au bon souvenir des autorités. Il rappelle qu’il est opposé à la peine de mort et que c’est par humanité qu’il a proposé l’usage de l’électricité. Il reproche aux médecins d’avoir fixé les électrodes sur la tête et la colonne vertébrale de façon à s’attaquer au cerveau du condamné alors que dans toutes les morts accidentelles par électrocution, le courant était passé par les mains provoquant l’arrêt cardiaque. Il ajoute d’autre part que si les contacts avaient été bons, une tension plus faible aurait été suffisante car les 1300 volts appliqués auraient dû littéralement carboniser le condamné.

 

La revue La Nature qui relate l’évènement fait remarquer que la polémique n’est sans doute pas étrangère au fait que Edison préconise la distribution de l’électricité par basse tension alors que Westinghouse préconise les hautes tensions.

 

La mort par l’électricité aura une longue carrière aux USA, émaillée des récits horribles de corps torturés. La mort par injection chimique actuellement proposée, à nouveau sous prétexte d’humanité, provoque les mêmes débats qui ne s’arrêteront qu’avec la fin, que l’on ne peut que souhaiter proche, de la peine de mort aux USA.

 

Les sciences et les techniques sont de plus en plus confrontées à l’usage qui en est fait. La même technique qui peut faire progresser l’humanité peut aussi devenir un instrument de barbarie. Les exemples se multiplieront dans le siècle suivant.

 

Quel futur pour l’électricité ?

 

Un départ aussi fulgurant que celui de la science électrique et des techniques qu’elle a fait naître ne pouvait qu’inspirer les prophéties.

 

Edouard Hospitalier dans La Nature (1882, premier semestre) imagine l’usage à venir des accumulateurs :

 

"Les études sont dirigées aujourd’hui du côté des accumulateurs, et l’on peut espérer que, on sera arrivé à les construire assez légers pour pouvoir faire fonctionner des véhicules pendant quelques heures à l’aide de l’électricité emmagasinée. Il sera facile alors d’établir en certains points de la capitale de véritables relais où l’on viendra recharger les accumulateurs en les branchant sur la canalisation générale de la distribution. On aura ainsi réalisé le cheval de fiacre électrique et la nourriture électrique.

 

Nous n’en sommes pas encore là au point de vue de la pratique, mais combien d’années encore cette utopie mettra-t-elle à devenir une réalité."

 

Combien d’années ? E. Hospitalier, comme ses contemporains, était certain que l’électricité était l’énergie de l’avenir et avec elle la locomotion électrique. C’était compter sans le pétrole dont on commençait seulement à imaginer l’usage possible dans ces moteurs à explosion dont le premier brevet avait été déposé par les frères Niépce en 1807 à un moment où ils qui ne disposaient pas encore du combustible idéal (leur prototype fonctionnait à la poudre de lycopode, spores d’un champignon). Un siècle plus tard, effet de serre et épuisement des ressources combinés, l’idée de la voiture électrique, à condition que la production d’électricité ne soit pas elle-même source de pollution, intéresse à nouveau pouvoirs publics et industriels.

 

Les idées ne manquaient déjà pas au siècle de l’avant-pétrole. Louis Figuier, rendant compte de l’exposition de 1881 dans L’année Scientifique de 1882, expose les siennes : utiliser les énergies des chutes d’eau, des marées, des fleuves.

 

"Créer de l’électricité par la force primitive, transporter cette électricité à distance au moyen d’un fil, et à cette distance changer de nouveau cette électricité en mouvement… des forces naturelles aujourd’hui perdues pourraient être utilisées en les transportant à une distance plus ou moins grande.

 

Il y a par exemple, dans les Alpes, dans les Pyrénées, dans les Apennins, dans les Andes, d’immenses chutes d’eau qui pourraient produire de grands effets mécaniques, et qui sont perdues parce que l’on n’a pas le moyen de les utiliser sur place. Transportez cette force du pied des Alpes, par exemple, jusque dans une usine située à 20 ou 30 kilomètres, et vous disposerez ainsi d’une puissance qui était perdue, qui ne sera pas assurément gratuite, mais qui sera un accroissement de votre énergie mécanique.

 

Les marées sont une force naturelle immense, mais dont on ne peut tirer parti sur les rivages de l’océan. Transformez en électricité, au moyen d’une machine dynamo-électrique, la force mécanique de l’influx marin recueilli sur les côtes, et transportez au loin cette électricité… et vous aurez tiré parti d’une force naturelle qui jusqu’ici n’a jamais pu être utilisée sérieusement…

 

La roue d’un modeste moulin peut même être employée à produire de l’électricité, et cette électricité transporter au loin l’énergie mécanique de la chute d’eau"

 

Nous trouvons dans cette énumération une grande partie des énergies renouvelables que nous exploitons aujourd’hui ou que nous souhaitons exploiter dans l’avenir. L’énergie des chutes d’eau a déjà largement été mise à profit. Celle des barrages sur les fleuves commence à atteindre ses limites car la terre qu’ils engloutissent est, elle aussi, un bien précieux. Quelques usines marée-motrices fonctionnent mais surtout on commence à peine à expérimenter l’usage d’hydroliennes utilisant les courants marins.

 

En y ajoutant l’énergie du vent et surtout l’énergie solaire on aura complété la panoplie des alternatives aux énergies fossiles qui constitueront probablement une part essentielle de notre futur.


1891 : premier "moulin éolienne"


voir :

 

La Nature premier semestre 1881.

 

La Nature second trimestre 1881


L’exposition de 1881 vue 25 plus tard :

 

Un technicien en dévoile les coulisses dans La Nature, 1906, deuxième semestre, page 214.

 

"Nos jeunes collègues en électricité ignorerons toujours les vicissitudes par les quelles nous avons passé pour leur ouvrir la voie si vaste du domaine électrique et frayer un petit sentier qui aujourd’hui encore commence à peine à devenir un grand chemin."


On peut trouver un développement de cet article dans ouvrage paru en septembre 2009 chez Vuibert : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron"

 

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Voici un ouvrage à mettre entre toutes les mains, celles de nos élèves dès les classes de premières S et STI de nos lycées, et entre les mains de tous les futurs enseignants de sciences physiques et de physique appliquée (tant qu’il en reste encore !).

 

L’auteur est un collègue professeur de sciences physiques, formé à l’histoire des sciences, et formateur des enseignants en sciences dans l’académie de rennes. Bref quelqu’un qui a réfléchi tant à l’histoire de sa discipline qu’à son enseignement et sa didactique, et cela se sent.

Le style est fluide et imagé, bref plaisant au possible...

 

...voici donc un bon ouvrage permettant de se construire une culture scientifique sans l’âpreté des équations de la physique.

extrait du commentaire paru dans le Bulletin de l’Union des Physiciens.


Sur Hyppolite Fontaine, l’un des acteurs de l’exposition de 1881 voir le site du lycée Hyppolite Fontaine



voir aussi :

Histoire des unités électriques.



 

Quelques documents

 

Les grandes usines de France (CNUM-CNAM)

 

L’électricité dans la maison 1885

 

L’électricité et ses applications 1883

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 14:12

To take advantage of the first international exhibition on electricity held in Paris in 1881, it was decided that an international congress of "electricians" would be held during the exhibition.

This meeting was not just a friendly get-together. It was of paramount importance that an international system of electrical units be set up.

 

The day when the electricians gave birth to a universal language.

 

As any beginner in physical sciences would know : each physical "quantity" is necessarily linked up with its unit. In the field of electricity, the ampere, the volt, the watt are so commonplace that anyone who has changed an electric bulb or a fuse is familiar with these terms. This applies to the vast majority of people living on this planet whatever their standard of education.

 

Now, the question is : when, where and how these units were defined.

 

The decimal metric system.

 

The creation of the decimal system is not actually all that old. One name stood out at the time : Lavoisier. According to Lavoisier, only a decimal system would enable chemists of different nationalities to communicate together and, more generally : scientists, craftsmen, traders and professionals whose activities required a measurement system.

 

In his "Traité élémentaire de chimie", (Elements of chemistry), published in 1789, Lavoisier strongly advocated such a system. He had already calculated conversion tables and had had scales fitted with boxes of decimal masses. Lavoisier was a member of the committee appointed by the revolutionary authorities to create a decimal model of measures. However before achieving his mission Lavoisier was arrested and guillotined.

 

On April 7th 1795 (18 germinal de l’an III), the metre and the gramme became the republican units of measure, and the decimal system was established. Greek prefixes, "déca", "hecto", "kilo" were chosen for multiples and latin prefixes "déci", "centi", "milli" for submultiples. This system was to become, as Lavoisier had wished, a true universal language.

 

Let’s come back to measures and electrical units.

 

In order to take a measurement, it is necessary to define a quantity (intensity, tension, etc... ) and to conceive a reliable instrument to measure it.

 

Throughout the XVIIIth century, various devices with straw, wire, gold leaf... were made to estimate tension or electrical charge. They were considered as "electroscopes" rather than "electrometres" as it was impossible, at this time, to compare two measures carried out with different instruments.

 

The discovery of the electrical battery in 1800, then, of electromagnetism in 1820 made way, at last, for a study of electricity through measures. A quantity of electricity could now be properly measured through electrolyse by considering the volume of gas that emanated from the electrode or the mass of metal which settled on it. Later on, the intensity of a current would be assessed through its action on a magnetic needle or on another electrical circuit.

 

Throughout the XIXth century, engines, generators, lighting devices, were developed on an industrial scale. All this activity prospered thanks to a strict means of measure. It now demanded common standards. Instruments of measure were conceived and at the same time units were discussed. Initiatives were, at first, dispersed until harmonization was felt necessary.

 

UK in the lead.

 

In this field, the UK was well ahead of other European countries. Since 1863 the British Association for the advancement of science had established a unit system that was partially accepted internationally under the name : "System of the British Association" or BA System (for British Association).

 

Through this system British scientists were determined to rank electricity among academic sciences. The mechanic science was, as the time, the model. Electrical units should therefore be deducted from the three basic units in mechanics : the metre, the gramme, the second.

 

In 1873, William Thomson (who was to become Lord Kelvin) suggested that the metre be replaced by the centimetre more suited for measuring volumic masses. The system was then known as the CGS system. Let us make a point here on the "clear-sightedness" and intellectual courage of British "electricians" who accepted the centimetre and the gramme, both continental and revolutionary measures, in a country so proud of its insular traditions.

 

In 1875, the "metre convention", signed by diplomats of seventeen states, gave this document its official character. At the same time the "General Convention for Weights and Measures" (GCWM) and the "International Bureau of Weights and Measures" (IBWM) were created. Their head office was based at the "Pavillon of Breteuil" in Sevres near Paris.

 

Beside the theorical CGS system, the British Association defined a system of practical unit in which the unit of resistance was called "ohm", the unit of electromotive force "volt" and the unit of intensity "weber". This was a tribute paid to three scientists who contributed to the advancement of electric science. These three units were linked by the formula "I = E/R " which translated the relation established by Ohm between the tension of the resistance terminals and the intensity of the current passing through it. One weber is, consequently, the intensity of the current that circulates in a resistance of one ohm under the action of an electromotive force of one volt.

 

Both France and Germany use resistance, voltage and intensity as basic concepts. In the two countries though, the units are primarily considered as standards adapted to the work of their own engineers. Electricians do not speak one single language.

 

Before 1881 : there were different national systems.

 

Units of resistance.

 

In the UK we have already noted the choice, by the British Society, of a theorical unit, a practical unit and standards. Let’s be more precise in the matter.

 

The theorical unit : There is a problem with the coexistence of two possible theorical systems : the electrostatic system and the electromagnetic system (cf : how to build a coherent system of electrical units). For practical reasons in connection with industrial applications, it was the CGS electromagnetic system which was chosen. In this system the resistance had the dimension of speed. Its theorical unit was therefore the cm/s.

 

The practical unit : The value of the CGS theorical unit (cm/s) corresponded to a very low resistance. The British Association, therefore, selected a practical unit more convenient to measure ordinary resistances. It corresponded to 10 million metres per second (109 CGS units). It was then called ohm. It is to be remembered that 10 million metres correspond to a quarter of the length of the earth meridian, the universal value which is used to define the metre.

 

The standards : Once this practical unit was defined, standards had to be made. These were made from metallic resistances deposited in London. Maxwell, who was in charge of the committee, was tasked to determine these standards, describing them as "made of an alloy of two parts of silver and one of platinum in the form of wires from 5 millimetres to 8 millimetres diameter, and from one two metres in length. These wires were soldered to stout copper electrodes. The wire itself was covered with two layers of silk, imbedded in solid parafin, and enclosed in a thin brass case, so that it can be easily brought to a temperature at which its resistance is accurately one Ohm. This temperature is marked on the insulating support of the coil." (See Fig. 27.)".

 

 

In France, one calculates in kilometres of resistance. This unit, established by Breguet with the telegraphists in mind, was represented by the resistance of a telegraphic wire 4 millimetres in diametre and one thousand metres long. This unit was approximately worth 10 ohms. Standards were made but their values depended largely on the quality of the iron used.

 

In Germany they used the Siemens unit (SU symbol) which is the resistance of a mercury column, one metre long and one square millimetre in section. Its value is approximately 0,9536 ohm.

 

Units of electromotive force.

 

The CGS unit of electromotive force (which should be cm3/2.g1/2.s-2 ) has a very low value too. The British Association chose, therefore, as their practical unit of electromotive, the volt, which has a value of 108 CGS units. It is, more or less, represented by the electromotive force of the Daniell cell. Let’s bear in mind that this cell developped by Daniell, in 1836, had a copper electrode immersed into a saturated solution of copper sulphate associated with a zinc electrode immersed into a solution of zinc sulphate. This "impolarisable" cell had a constant f.e.m of 1,079 volt. The Daniell battery was a standard reference in France and Germany.

 

Intensity units.

 

The practical unit of the British Association is the weber, intensity of a current crossing a resistance of one ohm with an electromotive force of one volt between its extremities. Its value corresponds to 0,1 CGS units (the CGS unit being cm1/2.g1/2.s-1 ).

 

This unit is very convenient for it gives us a tool to write the whole range of current intensities used in industry. At the very bottom of the scale, the intensity of phone currents is only a few microwebers and that of the telegraphic currents is a few milliwebers. At the other end of the scale the currents produced by the "Gramme machines" oscillate between twenty to thirty webers or the currents which "feed" the plating tanks can reach values up to one hundred webers.

 

The electromagnetic appliances used to measure currents were spreading. They were graduated according to their purpose in webers or milliwebers. In normal use, a current of one weber deposits 1,19 grammes of copper per hour on the cathode of a copper sulphate electrolyser.

 

In Germany the intensity unit was the one that crosses a siemens resistance linked to the terminals of a Daniell battery. It has a value of 1,16 weber.

 

France did not make a definite choice. The British and the German units were references but the traditional galvanometer was also used : an electrolyser was inserted in the circuit, and the intensity of the current was expressed in cm3 of gas emitted per minute at the terminals of a sulphuric acid electrolyser or in grammes of copper deposited per hour onto the cathode of a copper sulphate electrolyser.

 

It was obvious that a common language was necessary. That was the objective set to the first congress of "electricians"" in Paris.

 

1881 : first international congress of electricians, first International system.


 

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An important date : the International Exhibition of Electricity in Paris in 1881.


The congress was held under the patronage of Adolphe Cochery, the postmaster general, who wanted it to be a major international event. The presidency was carried out by Jean Baptiste Dumas, a chemist. The 250 delegates came from 28 different countries. Scientists and engineers, such as the famous William Thomson (who was to be made Lord Kelvin), Tyndall, Crookes, Helmholtz, Kirchhoff, Siemens, Mach, Gramme, Rowland, Becquerel, Fizeau, Planté, Lord Rayleigh, Lenz, gathered together for the first time.

 

One subject to be dealt with as a priority was the electrical units and standards. An opposition existed between the British scientists who, with the CGS system, wanted to place the electrical units in the theorical scope of mechanics and the German engineers who wanted practical standards.

 

The French physicist Eleuthère Mascart who acted as the secretary of the congress gave us a picture of what the backstage was like.

 

"The congress, he said, had set up a committee on electrical units with lots of members who met on September 16th and 17th 1881. The first session boiled down to a general statement of principles. In the second, the question was more closely dealt with. The point was to know whether the units would be based on a logical system or would it be possible to accept, in particular for the measurement of resistances, the arbitrary unit known as "Siemens Unit".

 

The discussion proved to be difficult and confused ; propositions and objections came "out of the blue", especially from persons who were not aware of the importance of the resolutions to be achieved. Mr Dumas, who chaired the commitee with admirable tact and authority, interrupted the debate telling the audience that it was late (4.30 a.m) and that a new meeting would be held later.

 

On the Saturday night, as I walked out of the premises with our chairman, I told him : "My dear Professor, I think the whole affair isn’t working properly" – "I am convinced, he said, that we aren’t going to come to a resolution and you gathered, I suppose, why I interrupted the session". I can’t remember what we talked about afterwards.
 

The next day, in the morning, I met, on the Solferino bridge, William Siemens who asked me if Lord Kelvin (called Sir William Thomson at the time) had called upon me, adding that I was invited to dinner to try and reach an agreement. I immediately walked back home and found Lord Kelvin’s card with the words : "Hôtel Chatham, 6.30" written on it.

 

I was, as expected, on time for the appointment. There, I was confronted, in a small waiting lounge, with an impressive panel : Lord Kelvin, William Siemens, from the UK, then Von Helmholz, Clausius, Kirchhoff, Wiedemann and Werner Siemens. The discussion started again and, after much hesitation, Werner Siemens ultimately accepted the proposed solution provided that the system of measure would be established "for practical use". I accepted readily this qualification and wrote down with a pencil, on the piano, the text of the convention.

 

The system of measures for practical use was based on CGS electromagnetic units.

 

The ohm and the volt were defined and an international commission was left in charge of fixing the size of the column representing the ohm.

 

A great weight off my mind, I dined heartily and after the meal, on my way back, I rang the bell at Mr Dumas’s notwithstanding that it was already 10.30 p.m. He was in the living-room surrounded by his family and my first words were : "The agreement on electrical units has been made". I’ll never forget the true elation felt by Mr Dumas on hearing a piece of news he was far from expecting.

 

If the unit system finally came into existence it must be credited, firstly, to the authority of Mr Dumas whose remarkable talent commanded respect and prevented the discussion from turning into offensive words, secondly, to the influence on Werner Siemens of his brother William Siemens who lived among British scientific circles bound by the initiative of the British Association.

 

We were looking forward to submitting these proposals to the congress at the general session on Tuesday September 10th, but in the meantime we were informed of the death of President Garfield, so the meeting was immediately postponed as a mark of mourning.

 

As we only disposed of two units, the ohm and the volt and, as it was necessary to complete the system, I asked President Cochery if, at least, the committee could meet. I was compelled to accept his refusal so we stayed with Von Helmholtz by Lord an Lady Kelvin who, as they hadn’t had lunch, were dining at the restaurant Chiboust by the congress hall. It was, with this restrained committee, around a plain table in white marble, that were agreed upon the three following units : ampère (instead of weber), coulomb and farad. I was to read the text the following day September 21st at the general session. Quite a number of members of the commission, who had not heard about the Saturday session, were slightly surprised but the comments of Lord Kelvin and Von Helmholtz were straight and convincing. The practical system of units was founded".

 

At the end of the congress Jean Baptiste Dumas delivered a speech revealing his utter satisfaction.

 

"The agreement was obtained through a unanimous decision. You have connected on the one hand, the absolute electrical units to the metric system by adopting for the bases, the centimetre, the mass of the gramme and the second and, on the other hand, you have created practical units closer to the "grandeurs" which we were used to considering in practice. In so doing you have connected them through solid links to absolute units. The system is now fully-fledged".

 

A noticeable success.

 

The report of this session can be read in the French review "La Nature" (second semestre p.282). "The work of the congress could be considered as completed on Saturday September 24th. Only four general sessions had been necessary and, among them, only three had been focused on the study of questions on the agenda".

 

The conclusions of the congress could be summed up in seven points :

 

1° The CGS system was adopted.

 

2° The resistance unit will be designed by the name ohm with a value of 108 CGS unit.

 

3° The practical resistance unit (ohm) will be constituted by a column of mercury with one square millimetre section at the temperature of 0° centigrade.

 

4° An international committee will determine the length of the column of mercury representing one ohm.

 

5° The unit of current intensity will be called "ampere" : the current intensity generated by one volt in one ohm.

 

6° The quantity of electricity unit will be called "coulomb" or quantity of electricity produced by the current of one ampere for one second (according to the relation Q=I.t).

 

7° The capacity unit will be the "farad" defined by the condition that "one coulomb in one farad produces one volt" (according to the relation Q/C = V)

 

Ampère and Coulomb, as citizens of the inviting country, were honoured with the choice of their names for intensity and charge units. Weber was left aside but... the congress congratulated him on the fiftieth anniversary of his first entry at the university of Göttingen. His name will be later given to the magnetic flux unit.

 

This new way of attributing names of famous scientists to units was emphasized through JB Dumas in a somewhat lyrical closing speach of the congress.

 

"The British Association had the bright idea of naming these different units after scientists to whom we owe the main discoveries which gave birth to modern electricity. You carried on in the same way and from now on, the names of Coulomb, Volta, Ampère, Ohm and Faraday will be tightly linked to daily applications of the doctrines they successfully conceived. The industry, getting used to repeating daily these names, worthy of century-long veneration, will testify to the gratitude the whole mankind owes to these enlightened spirits".

 

A new fashion was born : scientific vulgarization came to public notice in museums, international exhibitions, reviews superbly illustrated, in particular those dealing with electricity, in France : L’Electricité (1876), La Lumière électrique (1879), L’Electricien (1881). The scientist had become a character to be popularized.

 

The decision to give the names of scientific celebrities to units wasn’t unanimous. During the 1889 congress, Marcelin Berthelot deplored it : "Poncelet, Ampere, Watt, Volta, Ohm are now roots of names that, for most of them, don’t have any necessary or immediate connection with the men who made them known. The contrast, he added, is striking with the mainly impersonal nature of the scientific nomenclature some eighty years back". Moreover, he forecasted, "It’s to be feared that the next century, through the strength of the momentum and the modifications of sciences, will abandon this terminology".

 

Yet, the names of Kelvin, Hertz, Siemens, Tesla, Henry and many others will join the list of units in the following decades. The name of Ampère will even appear on the list of the four fundamental units of our present International system.

 

The next episode of the congress of 1881 : the joule, the watt...

 

In 1882, the British Association, made a proposition for energy and power units. The CGS system had already got a work unit, the erg (1 erg = 981 g.cm2.s-1) deduced from a force unit, the dyne (1 dyne : 981 g.cm.s-2) and a power unit : the erg/s.

 

For the practical unit of energy it was suggested to call "joule" the "coulomb.volt", in use previously. The British electricians considered Joule (1818-1889) as a member of their community. His first scientific works in 1838 dealt with magnetism and, in his early twenties, he discovered the "magnetic saturation" that is to say the limit value reached through the "magnetization" of a steel magnetic core excited by a magnetic field.

 

In 1842 he discovered the law that bears his name : it relates the calorific energy, W, emitted during a set time, t, by a resistance R crossed by a current I. A law which can be written as follows : W = R.I2.t. He was only in his mid twenties at the time and he would now on concentrate on etablishing the relation showing the direct transformation of mechanical work into heat.

 

For power, the Association proposed the "watt" instead of the "ampere.volt". In so doing, it encroached upon the field of "mechanicians" among whom Watt was a distinguished member.

 

The conversion with the work and power units used by the "mechanicians" were as follows :

 

1 kilogrammettre = 9,81 joules.

 

1 horsepower = 736 watts.

 

In 1884, the "international conference for determination of electrical units" met in Paris. It fixed the value of the ohm : resistance of a column of mercury of one square millimetre in section and 106 cm in length at the temperature of melting ice. Standards will be made.

 

The ampere was defined as the current whose absolute value was 0,1 CGS electromagnetic unit.

 

The volt was the electromotive force which "supported" a one ampere current in a conductor whose resistance was the legal ohm.

 

In 1889 the international congress of electricians came back to Paris during the international exhibition. The joule and the watt were confirmed as energy and power units. The kilowatt was accepted in replacement of horse power for the power measure of electric engines.

 

In a slightly challenging way, the congress of electricians invited the congress of "mechanicians", that was held at the same time to abandon the "horse power" and adopt the CGS system and to clarify the notions of "force" and "work" too often mixed up in mechanicians’ texts.

 

Outdistanced "mechanicians"

 

The "mechanicians" accepted to clarify the notions of force and work and decided that :

 

. The word "force" would only be used, henceforth, as a synonym for effort.

 

. The word "work" would designate the product of a force by the distance that its point of application covers in its own direction.

 

. The word "power" would exclusively be used to designate the quotient of a work by the time used to produce it.

 

Yet they wouldn’t abandon their own units, as outdated as they might appear, to their electrician colleagues :

 

. The unit of force remains the kilogrammeforce (weight in Paris of a mass of one kilogramme).

 

. The unit of work is the kilogrammetre (work of a force of one kilogrammeforce which moves its application point of one metre in its direction).

 

. The unit of power is left to one’s own choice : the horse-power of 75 kilogrammetres per second and the "poncelet" of 100 kilogrammetres per second.

 

The word energy is kept in the language as a very convenient generalization including the similar different forms : work, kinetic force, heat. There isn’t any special unit for energy considered in general : it is numerically valued according to circumstances by means of the joule, the kilogrammetre, the calory etc...

 

The stubborness of the mechanicians would compel French secondary school students to go on learning, up to the sixties, that a force is expressed in "kilogrammeforce", a weight in "kilogrammepoids", a work in "killogrammetre" and mechanic power in "cheval-vapeur".

 

On 1893, a congress of electricians was held in Chicago and was considered the second official congress following the first one in 1881.

 



 

The governments of the countries taking part in this international meeting were represented and the decisions would have the force of international law. The units already chosen were confirmed and clarified.

 

. The international ohm will be defined, in a practical way, by a column of mercury one square millimetre in section, 106,3 cm long and of a mass of 14,4521 gramme.

 

. The international ampere will be the current that will deposit 0,00118 grammes of silver par second on the cathode of a silver nitrate electrolyser.

 

. The international volt will be the electromotive force corresponding to 1000/1434 of a Clark battery, a "depolarizer battery" which at this time had replaced the Daniell battery.

 

. The joule and the watt were confirmed.

 

The host country was not forgotten. The henry was accepted as the international unit of measure of the magnetic inductance of an electric circuit.


On 1893, the congress of electricians in Chicago.


 

On the way to the MKSA system.

 

The British electricians, and in particular Maxwell, had felt the necessity, as soon as the eighteen sixties, to complete the CGS system with a specific unit of electricity as an electric charge unit or a unit of current intensity.

 

We must notice that two competing systems, one coming from electrostatics and the law of Coulomb and the other from electromagnetism and the law of Laplace, give different dimensions for the units.

 

In the electromagnetic system, for instance, the resistance has the dimension of a speed (it’s expressed by the quotient of a length L by a time T). In the electrostatic system the resistance has the dimension of the reverse of a speed (quotient of a time T by a length L).

 

Likewise, all the units of charge (quantity), intensity (current), tension (potential), capacity... have different dimensions in the two systems. It’s to be observed, as well, that the ratio between the dimensions of the electric magnitudes in each system involved a "C" speed, a remark whose importance had already been mentioned in the Maxwell theory.


Picture : Chart fixing the dimensions of units in the two electrostatic and electromagnetic systems . (Maxwell : A Treatise on electricity and magnetism)


 

The CGS system which had been created exclusively from the electromagnetic system was ill-adapted to the electrostatic system.

 

In 1901 the Italian electrical engineer Giovanni Giorgi suggested a solution aimed at reconciling these two systems which ultimately lead to the choice of the ampere as the basic electrical unit, the metre as the unit of length and the second as the unit of time. For masses, even though the prefixe kilo is not proper to designate a unit, it was the kilogramme which was chosen (one more scar inherited from the living past of sciences).

 

This system was given the name of Giorgi system or MKSA system. In 1906 was created the "International Electrotechnical Commission" (IEC) with one specific mission : normalization of the system of measures to be used for industrial electricity. The MKSA system wasn’t finally accepted by the International Commitee of Weights and Measures until 1946.

 

In 1948, the general conference of weights and measures proposed the newton as the force unit (a force which could give to a mass of one kg an acceleration of one metre/s2. The mechanic and electrical units were finally unified.

 

The joule which was, up to then, defined as the energy produced, for one second, by a current of one ampere conveyed through a resistance of one ohm, corresponds, as well, to the work of a force of one newton moving its point of application of one metre in its direction.

 

The MKSA system then got the name of International System (I.S) adopted by the eleventh General Conference of Weights and Measures (GCWM) in 1960. On the 3rd of May 1961 the French republic published the decret n°61-501 legalizing the IS in France.

 

It was the final victory of the "electricians" system over the "mechanicians".


Translated by Lucien Keravec from : Gérard Borvon, Histoire de l’électricité : l’histoire des unités électriques.


 

See also : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron"


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See : The International System of Units. Its History and Use in Science and Industry, by Robert A. Nelson, president of Satellite Engineering Research Corporation.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 13:55

Dans le domaine de l’électricité, l’ampère, le volt, le watt sont d’une telle banalité que chacun, ayant un jour remplacé une ampoule ou un fusible, connaît au moins leur nom. Et ceci, où que cette personne habite sur la planète et quel que soit son niveau d’instruction. A chaque grandeur physique doit en effet être associée une unité. Mais quand, où et comment ces unités ont-elles été définies ?

 

L'exposition internationale d'électricité.


Voir l’ensemble du dossier sur le site Ampère CRHST/CNRS

La longue histoire des unités électriques

 

 

Paris 1881.


 

Les unités électriques.

 

 

Quand les électriciens font naître un langage universel

 

A l’occasion de la première exposition internationale d’électricité qui se tient à Paris en 1881, l’initiative est prise d’un "congrès international des électriciens" qui se tiendra pendant l’exposition. Cette réunion n’est pas une simple rencontre amicale. L’un de ses objectifs est de première importance : définir un système international d’unités électriques.

 

Tout débutant dans l’apprentissage des sciences physiques le sait : à chaque grandeur physique est obligatoirement associée son unité. Dans le domaine de l’électricité, l’ampère, le volt, le watt sont d’une telle banalité que chaque personne qui a, un jour, remplacé une lampe ou un fusible en connaît au moins le nom. Et ceci, où que cette personne habite sur la planète et quel que soit son niveau d’instruction. Mais une question se pose : quand, où, comment, ces unités ont-elles été définies ?

 

Le système métrique décimal.

 

L’époque n’est pas si ancienne qui a, d’abord, vu naître le système décimal. Un nom s’impose alors : celui de Lavoisier. Seul, affirme-t-il, un système décimal peut permettre la communication entre chimistes de différentes nationalités et plus généralement entre tous ceux, savants, artisans, marchands et membres de professions dont l’activité implique la mesure. Dans le Traité élémentaire de chimie qu’il publie en 1789 il se livre à un plaidoyer en faveur d’un tel système. Il calcule déjà des tables de conversion et fait fabriquer des balances équipées de boites de masses décimales.

 

Lavoisier fait partie de la commission chargée par le pouvoir révolutionnaire de mettre au point un modèle décimal de mesures. Il est arrêté et guillotiné avant que ce travail n’aboutisse. Pourtant, le 7 avril 1795 (18 germinal de l’an III) le mètre et le gramme deviennent les unités de mesure républicaines et le système décimal est instauré. Des préfixes grecs, déca, hecto, kilo, sont choisis pour les multiples. Des préfixes latins, déci, centi, milli, pour les sous-multiples. Ce système deviendra, comme l’avait souhaité Lavoisier, un véritable "langage universel".

 

Mais revenons aux mesures et unités électriques.

 

Pour mesurer, il faut d’abord définir une grandeur (intensité, tension, etc.) et concevoir un instrument fiable pour la mesurer.

 

Tout au long du XVIIIe siècle différents appareils, à paille, à fil, à feuille d’or sont construits pour estimer la tension ou la charge électrique. Mais ce sont plutôt des "électroscopes" que des "électromètres" car on ne pouvait pas comparer deux mesures faites avec des instruments différents.

 

La découverte de la pile électrique en 1800 puis celle de l’électromagnétisme en 1820 permettent enfin d’aborder l’électricité par la mesure. Une quantité d’électricité peut désormais être réellement mesurée, lors d’une électrolyse, par le volume de gaz qui se dégage à l’électrode ou par la masse de métal qui s’y dépose. Plus tard, l’intensité d’un courant pourra être évaluée par son action sur une aiguille aimantée ou sur un autre circuit électrique.

 

Au cours du XIXe siècle, moteurs, génératrices, systèmes d’éclairage ont pris des dimensions industrielles. Toute cette activité n’a pas pu se développer sans des moyens rigoureux de mesure. Elle exige à présent des normes communes. Des appareils de mesure sont mis au point et dans le même temps des unités sont proposées.

 

Les initiatives sont d’abord dispersées jusqu’au moment où une harmonisation s’impose.

 

L’Angleterre en avance

 

Dans ce domaine, l’Angleterre a largement devancé les autres pays européens. Il existe une "Association britannique pour l’avancement des sciences" qui, depuis 1863, a établi un système d’unités partiellement repris sur le plan international sous la dénomination de "système de l’association britannique" ou système B.A (pour British Association).

 

Par ce système, les savants britanniques ont la volonté d’inscrire l’électricité au rang d’une science académique. La mécanique est alors le modèle, les unités électriques doivent donc se déduire des trois unités fondamentales de la mécanique : le mètre, le gramme et la seconde. En 1873, sur la proposition de William Thomson (le futur Lord Kelvin), le mètre est remplacé par le centimètre mieux adapté pour la mesure des masses volumiques. Le système est alors connu sous le nom de système CGS.

 

Relevons ici la clairvoyance et le courage intellectuel des électriciens britanniques qui n’hésitent pas à choisir le centimètre et le gramme, mesures à la fois continentales et révolutionnaires, dans un pays si attaché à ses traditions insulaires.

 

En 1875 la "Convention du mètre" signée par les diplomates de 17 États donne à ce choix un caractère officiel. Dans le même temps est créée la Convention Générale des Poids et Mesures (CGPM) et le Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) dont le siège est fixé au pavillon de Breteuil à Sèvres, près de Paris.

 

A côté du système CGS, théorique, l’association britannique a défini un système d’unités pratiques dans lequel l’unité de résistance est désignée par le nom d’ohm, l’unité de force électromotrice par celui de volt et celle d’intensité par celui de weber. Hommage rendu à trois savants ayant fait progresser la science électrique. Les trois unités sont liées par la formule I=E/R qui traduit la relation, établie par Ohm, entre la tension aux bornes d’une résistance et l’intensité du courant qui la traverse. Un weber est donc l’intensité du courant qui circule dans une résistance de un ohm sous l’action d’une force électromotrice de un volt.

 

La France comme l’Allemagne utilisent également la résistance, la tension et l’intensité comme concepts de base. Mais dans ces deux pays les unités sont d’abord considérées comme des étalons adaptés aux travaux des ingénieurs. Le monde des électriciens ne parle pas un langage unique.

 

Avant 1881 : des systèmes nationaux différents.

 

Les unités de résistance :

 

En Angleterre, nous avons déjà relevé le choix, par la société britannique, d’une unité théorique, d’une unité pratique et d’étalons. Quelques précisions à ce sujet :

 

L’unité théorique : nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer, dans le chapitre consacré aux équations de Maxwell, le problème lié à l’existence de deux systèmes théoriques possibles : le système électrostatique et le système électromagnétique. Pour des raisons pratiques liées aux applications industrielles, c’est le système CGS électromagnétique qui est retenu. Dans ce système, la résistance a la dimension d’une vitesse. Son unité théorique est donc le cm/s.

 

L’unité pratique : la valeur de l’unité C.G.S théorique (le cm/s) correspond à une résistance extrêmement faible. L’Association Britannique a donc choisi une unité pratique plus commode pour la mesure des résistances courantes. Elle correspond à 10 millions de mètres par seconde (109 unités C.G.S). Elle est alors désignée sous le nom d’ohm. On retiendra, à ce sujet, que 10 millions de mètres correspond à la longueur du quart du méridien terrestre, valeur universelle qui est à la base de la définition du mètre.

 

Les étalons : une fois définie cette unité pratique restait à construire des étalons. Ceux-ci étaient constitués par des résistances métalliques déposées à Londres. Maxwell, qui anime le comité chargé de déterminer ce standard, les décrit comme "faites d’un alliage à 2 parties d’argent et une partie de platine, en forme de fils de 0,5mm à 0,8mm de diamètre et de 1m à 2m de longueur. Ces fils sont soudés à de grosses électrodes de cuivre. Le fil lui-même est couvert de deux couches de soie, noyé dans une masse de paraffine et renfermé dans une boîte de cuivre mince, de façon qu’on puisse le porter aisément à la température pour laquelle sa résistance est exactement de 1 ohm. Cette température est inscrite sur le support isolant".


Résistance étalon du système britannique (James Clerk Maxwell, Traité d’électricité et de magnétisme. trad. 1885. Tome I. p.524)


En France on compte en "kilomètres de résistance". Cette unité, établie par Bréguet à l’intention des télégraphistes, est représentée par la résistance d’un fil de fer télégraphique de quatre millimètres de diamètre et de mille mètres de longueur. Cette unité vaut environ 10 ohms. Des étalons sont construits mais leur valeur dépend fortement du fer utilisé.

 

En Allemagne on utilise l’unité Siemens, désignée par le symbole US, qui est la résistance d’une colonne de mercure de 1m de longueur et de 1 millimètre carré de section. Sa valeur est estimée à 0,9536 ohm.

 

Unités de force électromotrice :

 

L’Unité C.G.S de force électromotrice (qui devrait être le cm3/2.g1/2.s-2) a également une valeur extrêmement faible.

 

L’Association Britannique choisit donc comme unité pratique de force électromotrice, le volt, qui a une valeur de 108 unités CGS.

 

Elle est sensiblement représentée par la force électromotrice de la pile Daniell. Rappelons que cette pile, mise au point par Daniell, en 1836, comporte une électrode de cuivre plongeant dans une solution saturée de sulfate de cuivre associée à une électrode de Zinc plongeant dans une solution de sulfate de Zinc. Cette pile "impolarisable" a une f.e.m constante de 1,079 volt. La pile Daniell sert également de référence en France et en Allemagne.

 

Unités d’intensité :

 

L’unité pratique d’intensité de l’Association Britannique est le weber. Intensité d’un courant qui traverse une résistance de 1 ohm présentant une force électromotrice de 1 volt entre ses extrémités. Sa valeur est de 0,1 unités CGS (l’unité CGS étant le cm1/2.g1/2.s-1).

 

Cette unité permet d’écrire de façon commode toute la gamme des intensités de courants utilisées dans l’industrie. Au plus bas de l’échelle : l’intensité des courants téléphoniques qui est de quelques microwebers et celle des courants télégraphiques qui est de quelques milliwebers. A l’autre extrémité les courants débités par les "machines Gramme" qui varient entre vingt et trente webers ou les courants qui alimentent les cuves de galvanoplastie qui peuvent atteindre des valeurs de l’ordre de cent webers.

 

Les appareils électromagnétiques de mesure des courants qui commencent à se généraliser, sont directement gradués, suivant les usages, en webers ou milliwebers.

 

Dans la pratique un courant de 1 weber dépose 1,19 gramme de cuivre à l’heure à la cathode d’un électrolyseur à sulfate de cuivre.

 

En Allemagne, l’unité d’intensité, est celle qui traverse une unité de résistance Siemens reliée aux pôles d’une pile Daniell. Sa valeur est de 1,16 weber.

 

La France ne présente pas de choix tranché en la matière. Les unités britanniques et allemandes y sont utilisées mais on y utilise aussi le classique "galvanomètre" : un électrolyseur est intercalé dans le circuit et l’intensité du courant est exprimée en cm3 de gaz dégagé par minute aux électrodes d’un électrolyseur à acide sulfurique ou en grammes de cuivre déposés par heure à la cathode d’un électrolyseur à sulfate de cuivre.

 

A l’évidence, un langage commun s’impose. Ce sera donc l’objectif fixé au premier congrès des électriciens à Paris

 

1881 : premier congrès international des électriciens, premier système international.

 

Le congrès se tient sous le patronage de Adolphe Cochery, ministre des Postes, qui souhaite en faire un évènement international d’envergure. Sa présidence est assurée par un chimiste, Jean-Baptiste Dumas.

 

Les congressistes, au nombre de 250, viennent de 28 pays différents. Des savants et des ingénieurs aussi célèbres que William Thomson (futur Lord Kelvin), Tyndall, Crookes, Helmholtz, Kirchhoff, Siemens, Mach, Gramme, Rowland, Becquerel, Fizeau, Planté, Lord Rayleigh, Lenz se trouvent ainsi pour la première fois ensemble. Un sujet s’impose à tous : celui des unités et étalons électriques.

 

Une opposition existe entre les "savants" britanniques qui, avec le système CGS, tiennent à inscrire les unités électriques dans le cadre théorique de la mécanique et les "ingénieurs" allemands qui veulent des étalons pratiques.

 

Le physicien français Eleuthère Mascart, secrétaire du congrès, en rend compte dans un récit qui nous en révèle les coulisses.


« Le Congrès, dit-il, avait constitué une Commission très nombreuse des unités électriques, qui s’est réunie le 16 et le 17 septembre 1881. La première séance a été remplie par une sorte d’exposé de principe sans grand résultat. Dans la seconde, la question a été serrée de plus près ; il s’agissait de savoir si les unités seraient fondées sur un système logique ou si l’on accepterait, en particulier pour la mesure des résistances, l’unité arbitraire dite de Siemens.

 

La discussion a été pénible et très confuse ; on voyait surgir des propositions et des objections imprévues, surtout de personnes qui ne comprenaient pas la portée des résolutions à prendre. M. Dumas, qui présidait avec un tact et une autorité que j’admirais, interrompit la séance en disant que l’heure paraissait avancée (4 h.30) et qu’on se réunirait ultérieurement. C’était un samedi soir. En sortant, j’accompagnais notre Président, et je lui dis : « Mon cher Maître, il me semble que l’affaire ne marche pas bien. » - « Je suis convaincu, répondit-il, que nous n’aboutirons pas et vous avez compris pourquoi j’ai levé la séance. » Je n’ai pas souvenir de ce que fut ensuite notre conversation.

 

Le lendemain, dans la matinée, je rencontrai sur le pont de Solférino William Siemens qui me demanda si j’avais reçu la visite de Lord Kelvin (alors sir William Thomson), en ajoutant qu’on m’invitait à dîner et qu’on espérait arriver à une entente. Rentré aussitôt, je trouvai la carte de Lord Kelvin avec ces mots : « Hôtel Chatham, 6 h. 30 ».

 

Je fus naturellement exact au rendez-vous et je trouvai dans le petit salon d’attente une société imposante : Lord Kelvin, William Siemens pour l’Angleterre, puis von Helmholtz, Clausius, Kirchhoff, Wiedemann et Werner Siemens. La discussion reprit et, après beaucoup d’hésitations, Werner Siemens finit par accepter la solution proposée, à la condition que le système de mesures serait institué « pour la pratique ». Je ne fis aucune difficulté à cette qualification et rédigeai au crayon sur le bord du piano le texte de la convention.

 

Le système de mesures pour la pratique avait comme bases les unités électromagnétiques C.G.S.

 

On définissait l’Ohm et le Volt, en laissant à une commission internationale le soin de fixer les dimensions de la colonne de mercure propre à représenter l’Ohm.

 

Soulagé ainsi d’un grand poids, je dînai de bon appétit et, après la soirée, j’allai en rentrant, à tout hasard, sonner à la porte de M. Dumas, quoiqu’il fût déjà 10 h. 30. Il était au salon au milieu de sa famille et mon premier mot fut : « L’accord est fait sur les unités électriques ». Je n’oublierai jamais l’impression de joie véritable manifestée par M. Dumas à cette nouvelle qu’il était loin d’attendre.

 

Si le système d’unités a fini par aboutir, on doit l’attribuer d’abord à l’autorité de M. Dumas, dont le grand talent inspirait le respect et empêcha la discussion de s’égarer en paroles trop vives, puis à l’influence sur Werner Siemens de son frère, William Siemens, qui vivait dans le milieu scientifique anglais engagé par l’initiative de l’Association Britannique.

 

Nous étions impatients de soumettre ces propositions au Congrès dans la séance générale du mardi 20 septembre, mais on avait appris dans l’intervalle, la mort du président Garfield et la séance fut aussitôt levée en signe de deuil. Comme nous n’avions encore que deux unités, l’ohm et le volt, et qu’il était nécessaire de compléter le système, je demandai au président, M. Cochery, si les commissions au moins pouvaient se réunir.

 

Je dus m’incliner devant sa réponse négative, et nous restâmes, avec Von Helmholtz, auprès de Lord et Lady Kelvin qui, ayant négligé de déjeuner, prenaient un chocolat dans le restaurant Chiboust, installé près de la salle du Congrès. C’est dans ce petit comité, autour d’une vulgaire table en marbre blanc, que furent convenues les trois unités suivantes : Ampère (au lieu de Weber), Coulomb et Farad.

 

J’étais chargé d’en lire le texte le lendemain 21 septembre en séance générale. Nombre de membres de la commission, qui ne connaissaient que la séance du samedi, en furent bien un peu surpris, mais les commentaires de Lord Kelvin et de Von Helmholtz ne permirent plus aucune hésitation. Le système pratique d’unités était fondé »

 

Dans le discours qu’il prononça à la fin du congrès, Jean-Baptiste Dumas ne cachait pas sa satisfaction :

 

" L’accord s’est fait, et, par une décision unanime, vous avez rattaché d’une part les mesures électriques absolues au système métrique en adoptant pour bases le centimètre, la masse du gramme et la seconde ; de l’autre, vous avez institué des unités usuelles, plus voisines des grandeurs qu’on est accoutumé à considérer dans la pratique et vous les avez rattachées par des liens étroits aux unités absolues. Le système est complet."

 

La naissance de l’ohm, de l’ampère, du coulomb, du farad.

 

On peut lire le compte rendu de cette séance dans la revue "La Nature" (deuxième semestre, p282) :

 

"On peut considérer les travaux du Congrès comme terminés à la date du samedi 24 septembre. Il aura suffit de quatre séances plénières, dont trois seulement auront été consacrées à l’étude des questions... pour épuiser son ordre du jour..."

 

Les conclusions du congrès tiennent en sept points :

 

1) Le système CGS est adopté.

 

2) L’unité de résistance sera désignée par le nom de "ohm" avec la valeur de 109 unités CGS. L’unité de force électromotrice, ou de tension, sera le volt avec pour valeur 108 unités CGS.

 

3) L’unité pratique de résistance (l’ohm) sera constituée par une colonne de mercure d’un millimètre carré de section à la température de zéro degré centigrade.

 

4) Une commission internationale sera chargée de déterminer la longueur de la colonne de mercure représentant l’ohm.

 

5) L’unité d’intensité de courant sera nommée "ampère". Intensité d’un courant "produit par un volt dans un ohm".

 

6) L’unité de quantité d’électricité sera appelée "coulomb" ou quantité de courant "débitée par un courant de un ampère pendant une seconde" (d’après la relation Q=I.t).

 

7) L’unité de capacité sera le "farad" définie par "la condition qu’un coulomb dans un farad donne un volt" (d’après la relation Q/C=V).

 

Ampère et Coulomb, citoyens de la puissance invitante, sont mis à l’honneur par l’attribution de leur nom aux unités d’intensité et de charge. Weber en fait les frais mais ... le congrès lui adresse un message de félicitations pour le cinquantième anniversaire de son entrée à l’université de Göttingen. Son nom sera donné ultérieurement à l’unité de flux magnétique.

 

Cette nouvelle façon d’attribuer aux unités le nom de savants célèbres est soulignée de façon lyrique pas J.B Dumas dans son discours de clôture du congrès.

 

"L’Association britannique avait eu l’heureuse idée de désigner ces diverses unités par les noms des savants auxquels nous devons les principales découvertes qui ont donné naissance à l’électricité moderne ; vous l’avez suivie dans cette voie, et désormais les noms de Coulomb, de Volta, d’Ampère, de Ohm et de Faraday demeureront étroitement liés aux applications journalières des doctrines dont ils furent les heureux créateurs. L’industrie, en apprenant à répéter chaque jour ces noms dignes de la vénération des siècles, rendra témoignage de la reconnaissance due par l’humanité tout entière à ces grands esprits... "

 

Une mode nouvelle est née : celle de la "vulgarisation" scientifique qui s’exprime dans les musées, les expositions internationales, les revues superbement illustrées, en particulier celles relatives à l’électricité : L’Electricité (1876), La Lumière électrique (1879), L’Electricien (1881). Le savant est devenu un personnage qu’il est bon de "populariser".

 

Le choix de donner aux unités le nom de célébrités scientifiques ne fait cependant pas l’unanimité. A l’occasion du congrès de 1889, Marcelin Berthelot le regrette. "Poncelet, Ampère, Watt, Volta, Ohm, sont maintenant des racines de noms dont la plupart n’ont pas de rapport nécessaire et immédiat avec les hommes qui les ont illustrés". "Le contraste est bien remarquable, ajoute-t-il, avec l’allure essentiellement impersonnelle qu’avait la nomenclature scientifique, il y a seulement quatre vingt ans". D’ailleurs prévoit-il "Il est bien à craindre que le siècle prochain, par la force même de la marche en avant et des modifications des sciences, ne supprime cette terminologie".

 

Pourtant les noms de Kelvin, de Hertz, de Siemens, de Tesla, de Henry et de bien d’autres, viendront, dans les décennies qui suivront, s’ajouter à la liste des unités. Le nom de Ampère figurant même dans la liste des quatre unités fondamentales de notre actuel Système International.

 

Les suites du congrès de 1881 : le joule, le watt...

 

En 1882 l’Association Britannique propose des unités d’énergie et de puissance électriques. Le système C.G.S comporte déjà une unité de travail, l’erg, (1erg = 981 g.cm2.s-1) déduite d"une unité de force, la dyne, (1dyne = 981 g.cm.s-2) et une unité de puissance : l’erg/s.

 

Pour l’unité pratique d’énergie elle suggère d’appeler joule le "volt-coulomb" qu’elle utilisait précédemment.

 

Les électriciens britanniques considèrent Joule (1818-1889) comme l’un des leurs. Ses premiers travaux scientifiques en 1838 portent sur le magnétisme et, à peine âgé de 21 ans il découvre la "saturation magnétique", c’est-à-dire la valeur limite atteinte par l’aimantation d’un noyau d’acier excité par un champ magnétique. En 1842, il découvre la loi qui porte son nom et qui établit la relation entre l’énergie calorifique, W, dégagée pendant un temps donné, t, par une résistance, R, parcourue par un courant d’intensité I. Loi que nous écrivons : W = R.I2.t. Il n’a encore que 24 ans et se consacrera bientôt à établir la relation traduisant la transformation directe du travail mécanique en chaleur.

 

Pour la puissance, l’Association propose le watt à la place du "volt-ampère". Ce faisant, elle empiète sur le territoire des "mécaniciens" dont Watt est l’un des éminents représentants.

 

La conversion avec les unités de travail et de puissance utilisées par les mécaniciens donne alors :

 

1 kilogrammètre = 9,81 joules

 

1 cheval-vapeur = 736 watts

 

En 1884 la "conférence internationale pour la détermination des unités électriques" se réunit à Paris après une première conférence en 1882.

 

Elle fixe la valeur de l’ohm : résistance d’une colonne de mercure de 1 millimètre carré de section et de 106 cm de longueur à la température de la glace fondante. Des étalons seront construits.

 

L’ampère est défini comme le courant dont la valeur absolue est 0,1 unité électromagnétique CGS.

 

Le volt est la force électromotrice qui "soutient" un courant de un ampère dans un conducteur dont la résistance est l’ohm légal.

 

En 1889, le congrès international des électriciens revient à Paris à l’occasion de l’exposition internationale. Le joule et le watt sont confirmés comme unités d’énergie et de puissance. Le kilowatt est retenu à la place du cheval-vapeur pour la mesure de la puissance des moteurs électriques.

 

De façon quelque peu provocatrice, le congrès des électriciens invite le congrès des mécaniciens qui se tient dans la même période à renoncer au cheval-vapeur, à adopter le système CGS et à clarifier les notions de "force" et de "travail" trop souvent utilisées l’une pour l’autre dans les textes des mécaniciens.

 

Des mécaniciens dépassés :

 

Les mécaniciens acceptent de clarifier les notions de force et de travail et décident que :

 

- Le mot force ne sera plus utilisé désormais que comme synonyme d’effort.

 

- Le mot travail désignera le produit d’une force par le chemin que décrit son point d’application dans sa propre direction.

 

- Le mot puissance sera exclusivement employé pour désigner le quotient d’un travail par le temps employé à le produire.

 

En revanche, ils ne renonceront pas à leurs unités propres, aussi archaïques puissent-elles paraître à leurs confrères électriciens :

 

- L’unité de force reste le kilogramme-force (poids, à Paris, d’une masse de un kilogramme).

 

- L’unité de travail est le kilogrammètre (travail d’une force de 1 kilogramme-force qui déplace son point d’application de 1 mètre dans sa direction).

 

- L’unité de puissance est, au gré de chacun : le cheval-vapeur de 75 kilogrammètres par seconde et le poncelet de 100 kilogrammètres par seconde.

 

Le mot énergie subsiste alors dans le langage comme une généralisation fort utile comprenant les différentes formes équivalentes : travail, force vive, chaleur... Il n’existe pas d’unité spéciale pour l’énergie envisagée dans toute sa généralité : on l’évalue numériquement suivant les circonstances, au moyen du joule, du kilogrammètre, de la calorie, etc.

 

L’obstination des mécaniciens vaudra aux lycéens de continuer à apprendre, jusqu’aux années 1960, que la force s’exprime en kilogramme-force (kgf), le poids en kilogramme-poids (kgp), le travail en kilogrammètres, la puissance mécanique en cheval-vapeur.

 

En 1893, se tient à Chicago un congrès des électriciens qui est présenté comme le second congrès "officiel" après celui de 1881. Les gouvernements des pays participants y sont représentés et les décisions auront force de loi internationale. Les unités déjà choisies y sont confirmées et précisées.

 

- L’ohm international sera défini de façon pratique par une colonne de mercure de 1 millimètre carré de section, de 106,3 cm de longueur et d’une masse de 14,4521 gramme.

 

- L’ampère international sera le courant qui déposera 0,00118 gramme d’argent par seconde à la cathode d’un électrolyseur à nitrate d’argent.

 

- Le volt international sera la force électromotrice correspondant aux 1000/1434 de celle de la pile Clark, une pile à dépolarisant qui, à cette époque, a détrôné le pile Daniell.

 

- Le joule et le watt sont confirmés.

 

La puissance invitante n’est pas oubliée : le henry est reconnu comme unité internationale de mesure de l’inductance magnétique d’un circuit électrique.

 

Vers le système M.K.S.A

 

Les électriciens britanniques, et en particulier Maxwell, ressentent, dès les années 1860, la nécessité de compléter le système CGS par une unité spécifique à l’électricité comme l’unité de charge électrique ou celle d’intensité d’un courant.

 

Nous avons déjà noté que deux systèmes concurrents, l’un issu de l’électrostatique et de la loi de Coulomb, l’autre de l’électromagnétisme et de la loi de Laplace, donnent des dimensions différentes pour les unités.

 

Dans le système électromagnétique, par exemple, la résistance a la dimension d’une vitesse (elle s’exprime par le quotient d’une longueur L par un temps T). Dans le système électrostatique elle a celle de l’inverse d’une vitesse (quotient d’un temps T par une longueur L).

 

De même toutes les unités de charge (quantité), d’intensité (courant), de tension (potentiel), de capacité... ont des dimensions différentes dans les deux systèmes. On note également que le rapport entre les dimensions des grandeurs électriques dans chacun des systèmes fait intervenir la dimension d’une vitesse v, remarque dont nous avons souligné l’importance dans la théorie de Maxwell.



Tableau établissant les dimensions des unités dans les deux systèmes électrostatique et électromagnétique (Maxwell, traité d’électricité et de magnétisme)


 

Le système C.G.S ayant été construit exclusivement à partir du système électromagnétique était mal adapté à l’électrostatique.

 

En 1901 l’ingénieur électricien italien Giovanni Giorgi propose une solution qui vise à concilier ces deux systèmes et qui aboutit au choix de l’ampère comme unité électrique de base, du mètre comme unité de longueur, de la seconde comme unité de temps. Pour les masses, même si le préfixe "kilo" est inadapté pour désigner une unité, c’est le kilogramme qui est choisi (encore une cicatrice héritée du passé vivant des sciences).

 

Ce système prend alors le nom de système Giorgi ou système MKSA. En 1906 est créée la Commission Electrotechnique Internationale (C.E.I) dont l’une des missions est de normaliser le système de mesures destinées à l’électricité industrielle. Il faut, cependant, attendre 1946 pour que le système MKSA soit retenu par le Comité International des Poids et Mesures.

 

En 1948 la Conférence Générale des Poids et Mesures propose le newton comme unité de forces (force capable de procurer à une masse de 1kg une accélération de 1m/s2). Les unités mécaniques et électriques sont enfin unifiées.

 

Le joule qui était jusqu’alors défini comme l’énergie dégagée pendant une seconde par un courant de un ampère traversant une résistance de un ohm devient également le travail d’une force de un newton déplaçant son point d’application de un mètre dans sa direction.

 

Le système MKSA prend alors le nom de système international (S.I), adopté par la 11e Conférence Générale des Poids et Mesures (CGPM) en 1960. Le 3 mai 1961 la République française publie le décret n° 61-501 rendant légal le système S.I en France.

 

Victoire définitive du système des électriciens sur celui des mécaniciens. Professeurs et lycéens peuvent désormais oublier kilogramme-force, kilogrammètre et cheval-vapeur au profit des newton, joule et watt.


Sources consultables sur internet.

 

La Nature :

 

1881-I. p98 : L’exposition internationale d’électricité.

1881-II. p263 : Le congrès international des électriciens.

1881-II. p282 : suite

1881 - II. p302 : suite, voeux et résolutions.

1881 - II. p318 : suite, voeux et résolutions.

1882-II. p14 :Exposition internationale d’électricité à Londres.

1882-II. p 334 : Comité international des poids et mesures.

1884-I. p 56. L’exposition d’électricité de Vienne de 1883.

1885-I. p30 : Unités électriques, le watt et le joule.

1885-II. p3 : L’ohm légal.

1889-I. p75 : Le congrès international des électriciens.

1889 -II. p 246 : Le congrès international des électriciens, suite.

1889-II. p 286 : Le congrès international de mécanique appliquée.

1893-II. p 306 : Le congrès international des électriciens de Chicago.

 

Le compte rendu officiel du Congrès


Article traduit :

 

History of the electrical units.

 

Historien om de elektriske enhetene.


On peut trouver un développement de cet article dans un ouvrage paru en septembre 2009 chez Vuibert : "Une histoire de l’électricité, de l’ambre à l&rsquo

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