"Les perspectives d'avenir de la race humaine sont plus sombres que jamais. L'humanité est mise devant une alternative claire : soit nous avançons tous vers la mort, soit nous devrons acquérir un minimum de bon sens. Il sera nécessaire de développer une nouvelle pensée politique si nous voulons éviter un désastre absolu."
Un phrase qui, à nouveau, nous dresse le tableau de l'alternative devant laquelle se trouve l'humanité face au dérèglement climatique ?
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Elle a été prononcée par le mathématicien et philosophe Bertrand Russel le 18 août 1945, le jour du bombardement de Nagasaki, après qu'il ait appris le bombardement d'Hiroshima.
Au cours des années qui suivent, Bertrand Russell et Joseph Rotblat écrivent ce qui est devenu le manifeste Russell-Einstein rendu public à Londres le 9 juillet 1955. Depuis cette date les mobilisations se sont succédées en faveur du désarmement nucléaire mondial.
Même si la menace nucléaire est toujours présente, et toujours agitée par les responsables politiques des pays qui la détiennent, aucun d'entre eux, face à la pression publique, n'a encore osé à la mettre en œuvre. Seule la mobilisation des peuples les obligera à renoncer à la poursuite de la boulimie d'énergie fossiles qui amène l'humanité à sa perte.