Eté 2026.
Qui aurait pu imaginer une si longue canicule associée à une sécheresse généralisée amenant à une crise de l'eau potable en Bretagne. Les scientifiques du GIEC ne sont pas surpris. Les associations écologistes qui se battent depuis des dizaines d'années pour la préservation de la ressource non plus. leur combat mérite d'être rappelé.
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En Bretagne, plus de 135 captages d'eau potable ont été abandonnés ou fermés depuis 2010. Ces fermetures découlent principalement de la baisse de la qualité de l'eau brute, polluée par des taux trop élevés de nitrates, de pesticides ou plus récemment par des composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS). Maintenir ces captages et les protéger a été le combat permanent des associations écologistes. Cela leur a valu des agressions à répétition des pollueurs qui refusaient toute mesure de protection des captages et poussaient à leur fermeture. (voir)
La crise de l'eau de cette année 2026 allait faire apparaître de nouvelles menaces.
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Ce titre du journal Ouest-France avait de quoi faire bondir toutes celles et ceux qui depuis des années se mobilisent pour la protection des milieux aquatiques. Des forages n'importe où et n'importe comment pour alimenter l'irrigation de terres polluées et les élevages hors sol ? C'est assécher et polluer ce qui reste de nappe phréatique encore disponible pour l'eau potable.
Et ceci sans compter la multitude de forages illégaux déjà en activité et que ce titre de Ouest-France invite à multiplier.
Nous nous sommes alors souvenus de la question Question écrite n° 14846 au gouvernement "Lutter contre les forages illégaux" de la députée Lisa Belluco. Dès l'introduction, son texte qui date de 2024 semble s'appliquer, mot pour mot, à la situation actuelle :
"Mme Lisa Belluco attire l'attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur la question des forages illégaux. En effet, le marché des forages est en plein essor : par peur de manquer d'eau, pour contourner les arrêtés, de nombreux acteurs économiques ou des particuliers installent ce type d'ouvrages sans en informer les autorités compétentes, ou dépassent les seuils de prélèvements autorisés. Est ainsi réduite la disponibilité de la ressource en eau. Mal réalisés, les forages peuvent polluer la nappe."
Une situation qui risque de s'aggraver face à l'activisme du lobby agro-industriel et à l'inertie des pouvoirs publics.