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31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 16:26

 

 

Le Drian, TotalEnergies et l'Arabie Saoudite : le grand amour.

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=K4u2dglxEkc&ab_channel=S%C3%A9nat

 

Lundi 25 mars 2024, la commission d’enquête "ObligationsTotalEnergies", a reçu Jean-Yves Le Drian, ancien ministre. Cette Commission d’enquête, créée à l’initiative du groupe Écologiste - Solidarité et Territoires (GEST), porte sur les moyens mobilisés et mobilisables par l’État pour assurer la prise en compte et le respect par le groupe TotalEnergies des obligations climatiques et des orientations de la politique étrangère de la France

 

Le Drian y défend tout naturellement les intérêts de TotalEnergies en Arabie Saoudite dans le cadre de la politique de rapprochement de la France de Macron avec son nouvel employeur, Mohammed ben Salmane." Il y soutient, En particulier, la création par Total "d'un complexe pétrochimique".

 

 

Extrait de l'annonce du projet par Total. Ou comment Total envisage sa participation aux engagements de la France en matière de lutte contre le dérèglement climatique à la COP 21.

 

"En Arabie Saoudite, TotalEnergies et la Saudi Arabian Oil Company collaborent pour développer une plateforme de raffinage et de pétrochimie moderne et performante. Les deux partenaires ont ainsi pris leurs décisions finales d’investissement en décembre 2022 pour la construction d’un complexe pétrochimique adossé à la raffinerie de SATORP. Dénommé « Amiral », ce nouveau projet s'inscrit pleinement dans la stratégie de TotalEnergies de développer durablement la pétrochimie sur charges avantagées en maximisant les synergies au sein de ses grandes plateformes intégrées évoluant dans des marchés en croissance.

 

Présente depuis 1974 en Arabie Saoudite, la Compagnie continue de développer des projets d’envergure dans le pays. Le dernier en date : le projet Amiral, un vaste complexe pétrochimique de taille mondiale, intégré à la raffinerie de SATORP située à Jubail sur la côte est du pays. Amiral est développé et sera opéré par la joint-venture SATORP, détenue par Saudi Aramco (62,5%) et TotalEnergies (37,5%). Il représente un investissement de 11 milliards de dollars. Sa construction doit débuter en 2023 avec une exploitation commerciale prévue pour 2027."

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25 mars 2024 1 25 /03 /mars /2024 14:58

La ligne bleue. La pile, mon village nucléaire. france-3 Société 2024. Diffusion le 25/03/2024 à 23h12 Disponible jusqu'au 25/10/2024

 

Dans le Loir-et-Cher, à Saint Laurent-des-eaux, non loin du château de Chambord, a été construite la deuxième centrale nucléaire en France. Saint Laurent-des-eaux est le berceau de la famille de Cécile Delarue. En quelques années les agriculteurs du village vont côtoyer le progrès technologique, voir leur village évoluer, prospérer et ils vont connaitre l'ascenseur social pour leurs enfants et petits-enfants. C'est aussi à Saint Laurent-des-eaux, qu'ont eu lieu les deux plus gros accidents nucléaires français en 1969 et en 1980. Cécile a découvert ces accidents récemment, elle n'en n'avait jamais entendu parler et elle a voulu comprendre pourquoi en retournant sur place.

 

Réalisé par : Cécile Delarue

 

Maison de production : GIRAF PROD / France 3 Centre-Val de Loire / France Télévisions / Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC)

 

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Voir aussi dans : Entre Hiroshima et Fukushima. Une histoire du nucléaire en France.

 

Avant Tchernobyl et Fukushima, quand la France a frôlé le pire.

 

L'accident nucléaire de Tree Mile Island, en 1979 aux USA, avait largement fait la une des médias internationaux. Il avait donné lieu à une forte mobilisation en France, et en particulier en Bretagne engagée contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff. (voir)

 

 

 

 

Qui aurait pu alors imaginer l'accident survenu le 17 octobre 1969 au premier réacteur de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux.

 

Gardé secret pendant quarante-deux ans, il ne sera connu qu'en 2011 après une enquête du journal Le Point publiée sous le titre "Le jour où la France a frôlé le pire". Une mauvaise manipulation lors du chargement du cœur entraîne la fusion de 50 kilos d'uranium. "Je suis allé ramasser l'uranium fondu sous le réacteur avec une raclette. La radioactivité était tellement forte qu'on ne pouvait pas rester plus de deux minutes. En ressortant, on avait pris la dose autorisée pour un an." rapporte un des nettoyeurs parmi les centaines envoyés sur le site. Mais l'affaire ne s'arrête pas là.

 

Le 13 mars 1980, au moment même où à Plogoff se termine l'enquête publique, une deuxième fusion se produit sur le réacteur n°2. Des centaines de liquidateurs sont à nouveau contaminés, des effluents radioactifs sont évacués dans la Loire. Parmi ceux-ci du plutonium dont on sait que la dose mortelle par contamination se mesure en millionièmes de gramme. Qui alors aurait pu imaginer les accidents de Tchernobyl puis de Fukushima ?

 

centrale de Fukushima après l'explosion.

 

Et qui pourrait imaginer les catastrophes futures, avec des installations nucléaires vieillissantes et mal protégées dans un monde de plus en plus instable ? Pourtant rien ne réussit à faire douter la nucléocratie française qui entend poursuivre son programme.

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24 mars 2024 7 24 /03 /mars /2024 12:20

 

Le 25 mars 2023, une grande manifestation avait lieu à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), pour protester contre une mégabassine en projet. Contestées depuis des années, ces immenses retenues d’eau sont destinées à irriguer de grandes exploitations céréalières. Mais le gouvernement n’entendait pas céder d’un pouce. Pis, il avait préparé une répression d’une ampleur démesurée. Le bilan : plus de 200 blessés, dont plusieurs dans un état tel qu’ils sont restés entre la vie et la mort pendant plusieurs semaines. Cette journée de carnage a aussi accablé le mouvement écologiste, traumatisé par la violence étatique.

 

L’histoire de cette folle journée, il fallait la raconter en images, en vidéo, il fallait en retracer le déroulement, établir les faits. Contrer, aussi, le récit officiel, par lequel le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a prétendu que les forces policières n’avaient fait que leur devoir face à « l’ultragauche ».

 

Ce récit inédit, Off Investigation et Reporterre le présentent, en coproduction, dans une réalisation de Clarisse Feletin et Maïlys Khider. Et parce que la vérité doit être connue de toutes et de tous, nous le diffusons en accès libre :

 

 https://youtu.be/3ymjnILRclQ

Ce sont deux médias libres qui ont produit cette enquête : libres de la pression d’actionnaires, libres du pouvoir, libres de la publicité. Et c’est pourquoi, financés uniquement par les internautes, nous pouvons mener des enquêtes, avec pour seule contrainte la recherche de la vérité. Pour nous soutenir, c’est ici.

 


 

Le 25 mars 2023, la manifestation de Sainte-Soline marquait un tournant dans la lutte écologiste. Un an plus tard, Reporterre consacre une série d’articles aux mégabassines et à leur contestation.

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Ce film me rappelle un autre répression sanglante. Celle de la manifestation de Malville en 1977.

 

Extrait : Que peut faire une population victime d’une telle obstination sinon exprimer publiquement son opposition ? La manifestation de 1976 n’a pas pu arrêter les travaux, il faut donc que celle de 1977 soit réellement massive. Les organisateurs veulent faire de ce rassemblement "une grande manifestation internationale et pacifique qui montrera la volonté massive des populations de s’opposer aux programmes nucléaires civils et militaires".

 

La manifestation sera internationale. La pollution n’a pas de frontières. Pourquoi les Français seraient-ils les seuls à manifester quant les Suisses, les Italiens, les Allemands sont aussi directement menacés ? Déjà les écologistes veulent penser et agir en européens. On leur fera payer cher cette mobilisation transfrontalière mais le mouvement est initié : on retrouvera des Allemands, des Suisses, des Italiens, des Anglais et bien d’autres nationalités aux rassemblements de Plogoff deux ans plus tard.

 

La manifestation sera pacifique. La présence du MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) est le gage de cette volonté. Le rassemblement doit d’abord être un lieu de rencontres. Pour cela il est organisé en deux temps. Le 30 juillet des débats et forums se tiendront dans les différentes localités qui accueillent les marcheurs. Le 31, une marche pacifique se rendra sur le site.

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20 mars 2024 3 20 /03 /mars /2024 17:58
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2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 10:06

 

Après Nicolas Legendre et son "Silence dans les champs",

une vidéo à voir dans sa totalité.

 

 

diffusé le 29/02/2024 à 22h56 Disponible jusqu'au 31/03/2025

 

Ces trois semaines de colère ont-elles fait vaciller 70 ans de règne ou, au contraire, ont elles renforcé la puissante Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles ?

 

Secoué par sa base, challengé par ses concurrents, le syndicat numéro un chez les agriculteurs reste en tout cas au centre du jeu. D'un claquement de doigt, son président a ordonné de suspendre les blocages après les aides annoncées par Matignon.

 

C'est d'ailleurs à l'occasion de cette crise que beaucoup de Français ont découvert le nouveau visage de la FNSEA. Celui de son président, Arnaud Rousseau, 50 ans, céréalier en Seine-et-Marne, mais aussi président du groupe Avril, géant de l'agro-industrie aux neuf milliards de chiffre d'affaires en 2022.

 

Peut-on être tour à tour paysan, leader syndical et businessman ? Enquête.

 

Présenté par : Tristan Waleckx

Maison de production : France 2 / France 2 (FR2)

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22 février 2024 4 22 /02 /février /2024 22:07

 

L'article de Reporterre.

 

Le film :https://youtu.be/f9kCvSwxuyU

 

Gros intérêts financiers, soutien sans faille de l’État... Le documentaire « Mégabassines, histoire secrète d’un mensonge d’État » coproduit par Off Investigation et Reporterre est désormais en accès libre.

 

Depuis plus de trente ans, la zone humide du Marais poitevin — un milieu écologique extraordinaire — est attaquée et asséchée par l’agriculture industrielle. Et non contente d’avoir réduit à presque néant cet écosystème, voilà que, depuis une dizaine d’années, les grands exploitants développent des « mégabassines », accaparant l’eau des nappes phréatiques pour continuer leurs cultures. Pis, ils présentent ce système comme généralisable, et l’on commence à voir fleurir les mégabassines à travers la France, avec le soutien du gouvernement.

 

Dès 2017, comme l’a raconté alors Reporterre, paysans et écologistes se sont battus contre cette appropriation d’un bien commun, et la lutte n’a pas cessé depuis de se développer, jusqu’à la terrible répression de la manifestation à Sainte-Soline le 25 mars 2023.

 

Cette bataille n’a pas été en vain. Des mégabassines sont interdites par la justice, et le mouvement ne faiblit pas. Pour bien en comprendre les enjeux, et les présenter en images, les deux médias Reporterre et Off Investigation se sont associés pour produire une enquête commune : mettre à jour les gros intérêts financiers cachés derrière le discours promouvant les mégabassines. Nous avons ainsi coproduit une enquête fouillée du journaliste Sylvain Lapoix révélant « les vraies raisons des mégabassines » et un film de Clarisse Feletin, Mégabassines, histoire secrète d’un mensonge d’État, reprenant ce travail en l’inscrivant dans l’histoire longue de cette lutte intense.

Le film :https://youtu.be/f9kCvSwxuyU

Avec Off Investigation, nous sommes heureux de vous proposer ce film en accès libre, parce que l’information doit être partagée par toutes et tous.

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19 février 2024 1 19 /02 /février /2024 12:05

Provenant du podcast C'est bientôt demain
 

 

Antoine Chao raconte cette rencontre.

 

Les frères Glinec, Jean- François et Olivier, sont éleveurs de vaches laitières à Saint Urbain au bord de la Mignonne, petit fleuve breton qui je jette au fond de la rade de Brest. Ils ont d’abord souscrit aux canons du productivisme, avant de virer radicalement de bord !

 

Olivier et son frère Jean-François ont repris la ferme de leurs parents dans les années 1990, quelques années plus tard, ils ont dit adieu au maïs, aux pesticides et aux engrais de synthèse.

 

J’ai appris leur existence et leur façon de faire dans le livre « Silence dans les champs » de Nicolas Legendre, qui a reçu le Prix Albert Londres 2023 pour cette enquête sidérante sur l’agro-industrie bretonne qui prospère en balayant ses détracteurs et en détruisant les écosystèmes.
 

La ferme de Trèvarn et la fromagerie de Craig La ferme de Trèvarn et la fromagerie de Craig © Radio France - Antoine Chao

 

Aujourd'hui la ferme de Trévarn accueille, une maraichère, un fromager, deux brasseurs et bientôt une boulangerie. Vente directe à la ferme le vendredi en fin de journée.

 

La Mignonne n'est ni un ruisseau ni une rivière, mais un fleuve, puisque après une vingtaine de kilomètres de méandres depuis sa source elle se jette dans l’eau salée de la Rade Brest. Comme tant d’autres cours d’eau bretons, elle a beaucoup souffert depuis le milieu du XXe siècle de l’usage immodéré de polluants . Une partie de la faune et de la flore a disparu dans la relative indifférence des responsables de cette hécatombe.

 

Merci à  Jean-François et Olivier Glinec de la ferme de Trévarn et à Kristen Falc'hon du média breton d'investigation Splann !

 

Les portes ouvertes de la ferme de Trévarn, en présence de Nicolas Legendre (et sans la Mano Negra ;) se dérouleront le week-end du 29 juin.

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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 13:03
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12 février 2024 1 12 /02 /février /2024 12:34

 

 

Le tournage du film "Nous serons toujours là !" a commencé en septembre 2021.

 

Publié le 12/02/2024 Sur FR3.

Écrit par Quentin Cezard
 

 

Pendant trois ans, à la fin des années 70, les habitants de Plogoff dans le Finistère vont se battre contre un projet de centrale nucléaire à la pointe bretonne. Une révolte environnementale emblématique qui se retrouve au cinéma dans le film "Nous serons toujours là ! Plogoff 1980". Interview de son réalisateur.

 

"On est dans l’éveil environnemental. C’est une lutte de territoire qui est devenue une lutte internationale." Nicolas Guillou est le réalisateur du film "Nous serons toujours là !" Une fiction qui revient sur le combat de Plogoff, cette révolte bretonne emblématique contre le nucléaire. "C’est très actuel. On se pose encore aujourd’hui les mêmes questions."
 

 

Un projet commun avec les gens du territoire

 

"On a construit le projet avec les gens du territoire, explique le réalisateur. Ils ont aidé à l’écriture et à la mise en scène." 40 ans après, il est allé "frapper aux portes des habitants pour réaliser le film avec eux. On a rencontré les anciens, parfois bretonnants pour réécrire l’histoire ensemble." Nicolas Guillou tenait à rester "accroché à l'histoire".

 

Le tournage du film a commencé en septembre 2021. Des figurants locaux ont pu participer. "Il y a eu des moments épiques, se souvient-il. Notamment quand on les a mis en scène devant les gendarmes de l’époque. Certains ont revécu l’évènement et il a fallu les calmer ! C’était assez chaud."

 

 

 

Nous serons toujours là ! Plogoff 1980 Bande-annonce VF

 

 

 

    "Les luttes d’aujourd’hui ressemblent à celle qu’il y avait il y a 44 ans. C’est un peu dommage de voir que beaucoup de problèmes ne sont pas encore réglés."
    Nicolas Guillou.
Réalisateur du film "Nous serons toujours là !"

 

Plogoff symbole de la désobéissance civile

 

À la fin des années 70, les habitants de Plogoff se battent et résistent contre le projet d’implanter une centrale à l'extrémité du Cap-Sizun. Une lutte qui a duré 3 ans et qui a marqué la Bretagne mais pas seulement. "Le film s’appelle "Nous sommes toujours là !" C’est un clin d’œil à la mémoire des humains et à l’engagement qu’on a, développe Nicolas Guillou. Ces luttes sont constantes."

 

"L’environnement n’est plus une question de territoire. Elle est globale. Elle est actuelle. Elle est intéressante pour la France mais aussi pour le monde entier", conclut-il.

 

Le film était projeté en avant-première à Trégueux le samedi 10 février. La sortie officielle de "Nous sommes toujours là !" sera le 27 mars prochain.
 

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4 février 2024 7 04 /02 /février /2024 17:58
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