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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:58

Cicatrice de la science : parfois un mot, un nom, une expression, une règle,  semblent échapper à toute la logique que l'on attendrait des sciences. De quoi irriter l'apprenti scientifique. Un retour sur l'histoire de la discipline est alors nécessaire et nous rappelle que la science est une activité humaine, une activité vivante, qui porte parfois les cicatrices de son passé.

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Une cicatrice de la science. Les deux espèces d'électricité et les deux sens du courant électrique.

 

Un premier cours d'électricité est l'occasion d'une mise en scène classique dans la tradition expérimentale des professeurs de physique : Une tige d'ébonite est frottée, une boule de sureau suspendue à son fil de soie ou de nylon est attirée puis vivement repoussée. Commence alors une série de manipulations à base de chiffon de laine, de peau de chat, de tige de verre ou de règle de matière synthétique, supposée faire découvrir une propriété fondamentale de la matière : l'existence de deux espèces d'électricité.

 

Progressant dans le cours on arrive rapidement à la notion de courant électrique. C'est là qu'apparaît "le" problème. A peine a-t-on défini son sens conventionnel de circulation, du pôle positif du générateur vers son pôle négatif dans le circuit extérieur, qu'il faut ajouter que le fluide électrique est, en réalité, constitué d'électrons négatifs se déplaçant en sens inverse !

 

Une explication s'impose.

 

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Une cicatrice de la science : le nom des premiers alcanes.

 

L'apprenti chimiste débutant dans l'étude des alcanes se trouve soudain devant l'obstacle que constitue le nom des quatre premiers corps.

 

Rappelons que la formule d'un alcane est CnH2n+2. A partir de n=5 la nomenclature ne pose aucun problème. La numération grecque est mise à contribution. Le pentane comprend 5 atomes de carbone, puis viennent l'hexane, l'heptane, l'octane, etc.

 

Formule de l'octane linéaire.

Formule de l'iso-octane (2.2.4-triméthylpentane) qui sert de référence pour l'indice de l'essence pour automobiles.

 

Reste que les quatre premiers doivent être appris par coeur : méthane, éthane, propane, butane !

 

Quatre cicatrices qui méritent explication.

 

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Une cicatrice de la science. Le nom des pôles de l'aimant.

 

 

Si la Terre est un aimant, son pôle Nord géographique qui attire le pôle Nord de la boussole est donc, en réalité, le pôle Sud de l’aimant terrestre !

Une explication s'impose.

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 08:56
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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 10:02

 

 
MEGE est une association régie par loi de 1901. Elle a été créée en 1992 par des agents et anciens agents d’EDF et de Gaz de France. Elle bénéficie du soutien de EDF, de ERDF, de GrDF et de la Fondation EDF.
 
L’objet de l’Association est de promouvoir la recherche, la conservation et la présentation des matériels et documents mis en œuvre pour assurer la distribution de l’électricité et du gaz en région parisienne, la première utilisation de ces énergies ayant été l’éclairage public.
 
Initialement dénommée « Musée de l’Electricité, du Gaz et de l’Eclairage Public », elle a échangé en 2002 « Musée » par « Mémoire » pour indiquer clairement que l’Association se veut support de la mémoire, aussi bien de l’évolution des technologies que celle des organisations et des conditions de travail, et que l’ambition de ses membres est de maintenir un fil conducteur entre le passé et un présent bien vivant.

 

L’Association MEGE, grande conservatrice, est inlassablement à l’affût de tous les documents et matériel d’hier (et d’aujourd’hui) concernant l’éclairage public et les distributions d’électricité et de gaz en région parisienne.
 
Ces « Trésors », glanés de toutes parts, sont rassemblés sur notre site du 18ème arrondissement de Paris, au 29 rue Doudeauville. Sur environ 1 000m², est exposé ce patrimoine historique et technique où se mêlent livres, affiches, outillage et matériels. Ce site accueille des groupes de visiteurs uniquement sur rendez-vous.

 

Le site de l'association mérite la visite.

http://megedoudeau.free.fr/index.html

 

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 08:55

C'est un article de la revue La Nature de 1878 qui nous l'apprend. Le vent a poussé des wagons aux USA et bien plus tôt des voitures en Hollande.

 

 

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 08:26

 

A class of the lycée de l’Elorn, in Landerneau, Brittany, France, has chosen to discover that ancient, rich and varied industry of seaweed, while dealing with different parts of its curriculum. We present the result of that work in the following pages


Northern Finistère, in Brittany, is not really welknown for its chemical industry. Yet, since the 17th century, that is to say when chemistry started to develop, a chemical industry was carried out, non stop, around seaweed.

In the past

The industry of « soda » (sodium carbonate) first developed. This product is extracted from ashes of dried seaweed. It is necessary to make glass and soap. That activity came to an end at the end of the 18th century when new ways were discovered.

It resumed in 1829 after Bernard Courtois, the chemist, had discovered in 1812 a new an useful product in seaweed ashes : iode. It is mainly used in photo-making and medecine. Its production in Brittany stopped in 1952, because of the competition of iodine, extracted from nitrates in Chili.

Today

Today, the extraction of alginates contained in big laminaria has taken over. In 1883, Edward Stanford isolated the algine of seaweed, later Axel Kefting, a Norvegian, extracted algine acid. Its production on a large scale started in 1930. Brittany produces about 2000 tons in its factories in Lannilis and Landerneau. Alginates are thickening and stabilying agents, that are used both in the pharmaceutical industry and food industry, or in that of paper, colouring or moulding products.

The use of seaweed in food, pharmacy or cosmetics is less known., though worthy of interest. Many laboratories in Finistere work in that field for « top quality » products, often meant for export.

The seconde C of the lycée de l’Elorn, in Landerneau, has chosen to discover that ancient, rich and varied industry of seaweed, while dealing with different parts of its curriculum. We present the result of that work in the following pages.


Our work on the seaweed industry


The story of the seaweed industry, that of soda and iodine, is made lively thanks to the museum of seaweed gatherers in Plouguerneau, which supplied us with the ash from ovens, operated for shows during the summer, so as to analyse it.

The « Centre for the Study and Promotion of Seaweed (C.E.V.A) » in Pleubian looks for the properties of seaweed and implements new uses. We contacted them for the food applications (the making of a « flan »)

Today, many factories work on seaweed. It’s the case for DANISCO and TECHNATURE, which agreed to help us.

DANISCO deals with laminar collected in North-Finistere, it’s one of the largest European producers of alginates. We visited the factory. It supplied us with refined alginate of sodium for our experiments.

TECHNATURE packages alginates and other seaweed extracts, to make casting products, cosmetics, or food products. Its customers are in the U.S.A, as well as in Japan, Spain, or France. The company allowed us to test its products and to prepare new ones, following its advice (face creams).

Our school syllabus is well adapted to a study of seaweed. In a first part, the study of ionic compounds can be made on the seaweed ash. In a second part, the study of organic molecules can be made on alginates. The appliances are varied and entertaining.

We have divided the form into four groups, each responsible for a part of the work and for the links with one of the companies concerned.

- Seaweed ashes. Analysis, extraction of iodine.(in connection with the museum of the seaweed gatherers)

- Extraction of alginates. (in connection with Danisco company)

- The use of alginates for castings . (with Technature).

- The making of a new face cream.(with Technature)

- The making of a flan (a pudding) (with C.E.V.A Pleubian)

- Translations into English ( documentation and reports).

- A video report on our project ( and the making of a poster).


Seaweed in the past
Treating the « soda loaves »

The burning of seaweed

Each year, the museum of seaweed gatherers, in Plouguerneau, on the Northern coast of Finistère organises the burning of seaweed in its old furnaces so as to get ashes with a large amount of soda. We went on the spot, to extract a « soda loaf », in a compact shape. The hot cinders seem to be melting, and are cast in the cells of the furnace, while they are cooling.

The mechanical processing of the ashes :

We first roughly broke the « soda loaf » with a hammer. We, then, crushed the ashes in a mortar with a pestel. Then, we sifted them, to obtain a thin powder.

The washing of the ashes

We left to boil 20g of the ashes in 100 cm3 of water for about 5 min. We filtered it. A solid deposit of about 9g was left (weighed after drying). The solution contains soluble substances, mainly carbonate and iodur ions.


The search for carbonate ions

The carbonate ions, CO32- , represent the main active principle of soda and gives it its basic character.(in the present the word « soude » ,in French, refers to sodium hydroxide).

Experimental file

measure of the pH using pH paper and pHmeter : The solution has a pH=11, so that, its basic character is obvious.

Characterisation of the CO32- ions :

(first method) : action of the calcium chlorur. You get a precipitate of insoluble calcium carbonate according to the reaction :

Ca2++ CO32- -> CaCO3

(second method) : action of the concentrate chlohydric acid. You can notice an important emission of carbon dioxide, according to the reaction :

CO32-+ 2H+-> CO2 + H2O

The extraction of iodine

We extracted iodine from the solution, through the action of Hydrogen Peroxide H2O2 in acid surrounding.

experimental File

- Acidification of the solution using concentrated hydrochloric acid : The first result of the acidification of the solution is to let out carbon dioxide coming from carbonate ions.

- Iodine is let out using hydrogen peroxide : The hydrogen peroxide oxidises iodide ions, iodine appears and turns the solution brown. One can also see a light precipitate of iodine.

- Getting the gassy iodine to appear by heating the solution : a light heating lets out purple vapours of iodine.

Measuring the iodine : this experiment is part of the curriculum of the 1ere S form, so we asked them to measure the iodine in the solution. The iodine is measured with the thiosulphate of sodium. They found 1,29g of iodine in 100g of ash.


Seaweed Today

A visit to two factories processing alginates

In the Landerneau area, two firms process seaweed for theit alginates. The Danisco firm has specialized in extracting alginic acid from raw seaweed. The Technature firm uses alginates to elaborate finished goods.

Danisco :

Mr Pasquier, the manager, conducted our guided tour of the factory. Every year the plant (9000 m2 of workshops and laboratories) processes 6000 tons of dried seaweed to produce 3000 tons of alginates.

The alginates supply numerous industries all over the world. Used as binders and thickeners, they can be found in inks, creams, glues, rubbers, toothpastes. As gelling agents they come in useful to make jams, custards, impression powders. These products ar marketed under the brand name SOBALG.

The Danisco firm provided us with a smal quantity of purified alginic acid so that we could study its properties. The danisco manager also explained to us a great length how they extract the alginates from the seaweed.

We conducted that experiment in our scholl laboratory.

Technature :

We were welcomed by the manager, Mr Le Fur, and the commercial manager, Mr Winckler (today manager of Lessonia). The firm packages the alginates for its different uses : casts, cosmetics, foodstuffs.

The firm has clients all over the world (Euope, the USA, Japan...). The breton products ar renowned for their quality and their purity.

The firm gave us some casting alginates so that we could make a cast.

They also offered us to elaborate a new "beauty mask". We will give more details about these two experiments in the following pages.


How to create a beauty mask

Technature entrusted us with the creation of a beauty mask. It is a new product the company wishes to launch. It’s a product made with tropical fruits, based on casting alginate.

The formula of the « tropical fruit » mask.

Product used Quantity properties
Bioprunte (alginate of sodium, sulfate of calcium, salt of phosphorus, neutral charge of diatomees earth.) 30g When in close contact with the skin, it creates a film. The mask sets into action active agents, and also has a mechanical effect ( it eliminates the dead cells of the skin).
Pinaple Pouder 

Papaye powder
0,15 g

0,15 g
The cells of the skin are constantly replaced (every one to two months). With age, the process slows down, and the dead cells accumulate, which cause the skin to thicken. The dead cells are retained by a ciment of proteins ; it has to be hydrolysed to eliminate the dead cells.
Papaye contains papaïn, an enzym, which acts on the hydrolysis of proteins. Pinaple contains bromeline which plays the same role.
yellow pigment n°5
yellow pigment n°6
0,03g
0,03g
Naturel pigments are used to obtain a pleasant colour of fruit.
Flavours : fruit de soleil, papaye 0,015g They are natural extracts from fruit, with very concentrated effects.
Our work

First, we tested an alginate mask, with no additive, so as to watch the « casting » effect of that product. 
We then tried several formulas, by varying the colours and flavours.
At last, we tested the resulting cast.

How to operate

Dose : 30g of powder for 100g of water

Dilution of the product : Pour the water quickly on the powder. Mix briskly until you get a smooth paste.
Important : water must be at 20°C

How to apply it : Apply it immediately over the face, avoid the eyes. It sets after about six minutes.

It takes about 15 mn to use

Résult

your skin is finer

your complexion 
brighter


Agar-Agar and the formation of colloids

Agar-Agar is a Malaysian word. That product used in Malaysia, was also often used in Japon and the Far East. Agar-Agar comes from various seaweed, in particular from the gelidum species. Those seaweed, after frequent washings, are dried and boiled. The colloid we get is then dehydrated and turned into powder.

Agar-agar has a stong gelling power. If you add two gramms into a quarter of a litre of water, and boil it for five minutes, you get a hard gel, if tou leave it to cool.

At the biology laboratory, Agar-Agar is used to prepare nutrient supports for plants.
At the chemistry laboratory, it can be used to prepare conducting electrolytic bridges in the study of batteries.

We prepared Agar-Agar colloid, coloured with helianthine. Agar-agar is also used to prepare pudding, but for that we used a seaweed from Brittany, Pioka, which contains carrageenans.

Agar-Agar : an excellent gelling agent extracted from red algae


« Pioka » and carrageenans

Pioka is the Breton name of a seawweed that is also called sea « lichen ». It is collected at every low tide, its high price attracts seasonal pickers. Its scientific name is chondrus crispus. The active principle extracted from it is made up of carrageenans. It has a real gelling power in milk. In the traditionnal way, it is used by people along the Northern coast of Brittany to make puddings named « flans ».

The préparation of seaweeds.
After the gathering of seaweeds, they are spread on the dunes, and dried by often turning them. They can be also washed with fresh water to clear them of salt at various remains. At the end of treatment, the seaweeds are white and dry, and can then be preserved.

Just before use. 
One can improve the rising process with several soakings ans rinsings. The seaweeds must completely get rid of their « sea » smell.
Seaweeds today, in food

A recipe of pioka pudding

We have prepared the recipe of this dessert. It was given to us by an elderly person from the Brignogan area in North-Finistere. She herself had seen her parents make it.

N.B : carrageenans of pioka easily give a gel with milk, it gives no gel with water. For that, on should use the agar-agar we also tested (it is also used for puddings).

Our recipe

Take a handful of dried seaweeds per quarter of a litre of milk. Rinse them. Make them boil for five minutes stirring them. Filter the hot milk with a strainer or a skimming ladle. Make it boil again for five minutes with the flavour choose, either chocolate or vanilla ( for exemple, three sponfils of Nesquick per quarter of litre of milk). Pour into bowls. Leave it cool and place it into a fridge.


Conclusion

When we started working on this project, we were not aware chemistry had been concerned with seaweed for so long.

We now, know, that here, people make products that are used all over the world.

Our impression is that the chemists who do that work really enjoy it, they extract from nature the best it can offer. The issue will be to increase the stock of seaweed and no doubt to plan its culture.

As far as our school project is concerned, it developed without our knowing it. The theorical study, the search for information, the experiments at the laboratory, the visit of factories, the elaboration of a new product, the test of an old recipe...all that was part of our project.

By writing this project, we intend to keep track of our work.

 

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 14:29
  • La Chute de Montmorency en aval de Québec est célèbre.
  •  

La revue "La Nature" de 1886, nous apprend, sous la plume de l’abbé Laflamme, professeur à l’université de Laval, qu’une usine hydroélectrique y a été installée dans les années 1880 en faisant de la ville une des pionnières dans le domaine.

cliquer sur l’image pour agrandir.

Noter que l’abbé Laflamme, auteur de l’article, premier géologue du Canada français, éducateur et vulgarisateur de talent, est considéré comme l’un des initiateurs de l’enseignement scientifique au Québec. Il a fait connaître dans son milieu les progrès scientifiques et technologiques de l’époque et il a préparé le terrain aux réformes de l’enseignement que connaîtra le Québec au xxe siècle.

Voir :http://www.biographi.ca/fr/bio/laflamme_joseph_clovis_kemner_13F.html

Voir encore :HISTOIRE DE L’ÉLECTRICITÉ AU QUÉBEC

Ou encore.

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Les débuts de l'électricité et l’éclairage des rues de la ville de Québec

Un brin d'histoire avec la Société historique de Québec

 

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Sur la dynamo Thomson-Houston voir la vidéo.

 

https://youtu.be/FBfmmcf8rfo

 

Sur Eluhi Thomson voir :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Elihu_Thomson

 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:15

On connaît Yan D'Argent comme peintre. C'est pourtant comme illustrateur qu'il exprime tout son talent, en particulier dans le domaine des sciences. Chaque dessin est une mise en scène de personnages en mouvement ou dans des attitudes de la vie courante. A notre époque il aurait été un excellent auteur de bande dessinée.

L'essentiel de ces illustration est extrait de : Louis Figuier, Les Merveilles de la Science.

 

William Gilbert dans son cabinet

 

 

Stephen Grey

 

 

Franklin dans son laboratoire.

 

 

Chapeau paratonnerre.

 

 

Mort de Richmann.

 

 

Volta et sa pile.

 

 

Niepce et Daguerre.

 

Salomon de Caus à Paris.

 

 

Expérience de Périer au Puy-de-Dôme.

 

 

Le désespoir de Papin.

 

 

Watt et le "cercle des lunatiques".

 

 

Olivier Evans.

 

 

La mort de John Fitch.

 

 

Fulton à Brest.

Voir encore

 

 

L'Elise premier navire à vapeur entre l'Angleterre et la France.

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 15:55

Dans cette lettre extraite des ses oeuvres, Franklin décrit l'instrument qu'il a inventé et auquel il donne le nom d'Harmonica. Il est constitué d'une série de demi-sphères de verre maintenues en rotation et frottées par le doigt.

Ecouter

Cet instrument faisait partie des mises en scènes de Messmer pour ses séances du "baquet". C'est chez lui que Mozart est supposé l'avoir entendu ce qui l'aurait amené à écrire des compositions pour cet instrument.

 

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 14:34

Un auteur anonyme publie ici un article de Benjamin Franklin extrait de son ouvrage "Essai de morale et d'économie politique" dans lequel il fait l'éternel procès de cette presse "instrument de mensonge, de cupidité et de tyrannie" qui s'instutue en véritable tribunal.

Ne pourrait-on pas aujourd'hui remplacer le mot "presse" par celui "d'internet" devenu à son tour comme la langue d'Esope : le meilleure et la pire de toutes les choses.

L'ensemble du texte mérite la lecture. Voir dans Gallica.

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 15:42

Par Gérard Borvon

"Des épais goudrons noirs de la houille, indésirables résidus des cokeries, tirer le mauve, le fuchsia, le rouge Magenta, le bleu de Prusse, le jaune auramine, le vert acide, l’indigo…, toutes les couleurs qui égayent les trottoirs des grands boulevards, tel est le grand œuvre des chimistes du XIXème siècle." (Bernadette Bensaude-Vincent, Isabelle Stengers, Histoire de la chimie, La Découverte1993)

Le merveilleux goudron.

Lors d’une conférence "Sur les matières colorantes artificielles",faite en 1876 devant l’Association Française pour l’Avancement des Sciences, le médecin et chimiste français Charles Adolphe Wurtz (1817-1884), ne disait pas autre chose :

"Je me propose de vous entretenir d’une des plus belles conquêtes que la chimie ait faites dans ces derniers temps, d’une série de découvertes où se révèle d’une manière éclatante l’influence de la science pure sur les progrès des arts pratiques. Il s’agit de la formation artificielle de matières colorantes qui rivalisent en éclat avec les couleurs les plus belles que nous offre la nature et qui par un effort merveilleux de la science sont toutes tirées d’une seule matière, le goudron.

Quel contraste entre ce produit noir, poisseux, infect, et les matériaux purs qu’on peut en tirer et qu’on parvient à transformer diversement de façon à les convertir en une pléiade de matières colorantes qui possèdent, à l’état sec un éclat irisé, rappelant celui des feuilles de cantharides, et, à l’état de dissolution, les teintes les plus riches de l’arc-en-ciel".

Bloc de houille de 100kg et produits extraits par la distillation, d’après des échantillons apportés par Wurtz pour sa conférence : 1-bloc de houille, 2-goudron, 3-huile légère, 4-huile lourde, 5-graisse verte, 6-Benzine, 7-toluène, 8-phénol, 9-naphtaline, 10-anthracène (La Nature, 1876). Cliquer sur les images pour agrandir. Retour ligne automatique

Depuis Lavoisier, les techniques de purification des corps ainsi que l’analyse chimique se sont perfectionnées. Wurtz dénombre 43 composés différents dans le goudron. En priorité il cite la Benzine, un corps qui, depuis, en France est devenu le Benzène.

Le corps tire son nom du benjoin, un encens importé d’Asie contenant un acide qualifié de benzoïque. En 1833, en distillant cet acide végétal avec de la chaux, le chimiste allemand Mitscherlich (1794-1863) obtenait un liquide odorant auquel il donna le nom de Benzin. Ce même corps a ensuite été retrouvé en distillant la houille et le pétrole.

Sa formule C6H6 pose un problème aux chimistes qui s’interrogent sur la forme de sa molécule jusqu’à ce que le chimiste allemand Friedrich August Kekulé (1829-1896) propose, en 1865, une formule plane hexagonale dans laquelle des liaisons doubles et simples entre carbones alterneraient le long de la chaîne carbonée.

Structure du benzène d’après Kekulé (1865) (la formule a évolué vers une liaison benzénique liant les 6 atomes au lieu des trois liaisons doubles)

Dans le goudron, les chimistes trouvent aussi du Toluène dont Wurtz nous dit que le chimiste Sainte-Claire Deville l’aurait "rencontré autrefois parmi les produits de la distillation du baume de Tolu". Important également, le phénol, un antiseptique puissant et surtout l’aniline "matière première la plus précieuse pour la fabrication des couleurs artificielles".

L’aniline tire son nom d’une plante, l’Indigofera anil, utilisée pour la teinture indigo. On peut aussi la préparer à partir du benzène. Les chimistes ont déjà élaboré une série de réactions de "substitution" qui permettent de remplacer un atome d’hydrogène du benzène par différents groupements. Dans le cas de l’aniline il s’agit d’un atome d’azote lié à deux atomes d’hydrogène (-NH2).

Sur la base de l’aniline, il était possible également de fabriquer la fuchsine, un colorant pourpre découvert en 1862 par le chimiste lyonnais Renard (fuchs en allemand signifiant renard).

Corps extraits du goudron de houille (La Nature, 1876)

Le bleu de Lyon, le violet Hofmann, le violet de Paris, le vert-lumière, le noir d’aniline, la safranine, la fluorescéine, l’éosine… tels sont les colorants issus du benzène ou de l’aniline cités par Wurtz dans sa conférence.

"Mais voici le triomphe de la science dans cette voie pleine de surprises et de merveilles" ajoute-t-il pour conclure son exposé. "On est parvenu à former artificiellement la matière colorante rouge de la garance que Robiquet a découverte et désignée sous le nom d’alizarine".

L’affaire de la garance.

La "garance des teinturiers" est une plante originaire d’Asie utilisée depuis l’Antiquité pour la teinture rouge extraite de ses racines. Sa culture en France a pris un grand développement quand Charles X, en 1829, décida de faire colorer en rouge le pantalon et le képi des hommes de troupe de l’armée française. La plante était essentiellement cultivée dans le Vaucluse qui devint le centre de la production mondiale.

Le 10 mai 1860, Jean-Henri Fabre "Docteur ès Sciences - professeur de physique et de chimie et aux écoles municipales d’Avignon (Vaucluse)" déposait le brevet d’un "Procédé par lequel on transforme la fane de Garance en une matière tinctoriale identique à celle de la racine de la même plante". La méthode devrait permettre d’augmenter le rendement en alizarine qui est le produit actif de la plante.

Moins de dix ans plus tard, le 25 juin 1869, les chimistes Caro, Graebe et Libermann, de la Badische Anilin und Soda fabrik (BASF), entreprise allemande traitant la soude et l’aniline, déposaient un brevet pour la synthèse de l’alizarine à partir de l’anthracène extrait du goudron de houille. Le produit, peu cher, inondait rapidement le marché. Malgré des mesures protectionnistes du gouvernement français la culture de la garance était rapidement abandonnée. Seuls les uniformes des soldats français continueront à l’utiliser jusqu’en 1914. Pendant ce temps l’industrie chimique allemande montait en puissance et se lançait à la conquête des marchés. Bientôt un nouveau colorant allait conforter sa suprématie.

La conquête de l’indigo.

La couleur indigo est intermédiaire entre le bleu et le violet. Newton, pour des considérations de nature ésotérique liées au nombre 7, en a fait la septième couleur de l’arc-en-ciel. Le colorant qui porte ce nom est extrait de l’indigotier plante de l’Inde. A la fin du 19ème siècle l’Angleterre en est la principale productrice et importatrice.

Adolphe von Baeyer (1835-1917) est un ancien élève de Kekulé et le successeur de Liebig en tant que professeur de chimie à l’université de Munich. Après la découverte de la structure du benzène, il entreprend des travaux sur l’indigo. La molécule résiste et il faut attendre 1897 avant qu’un indigo synthétique soit commercialisé par la BASF. L’entreprise allemande, confiante en son produit a d’ailleurs consacré plusieurs millions de marks à la construction d’immenses bâtiments où sera produit l’indigo "artificiel". Les importateurs britanniques, qui se souviennent du sort de la garance, font d’importants efforts pour améliorer le rendement de leur filière mais, eux aussi, devront rapidement jeter l’éponge. Surtout après que de nouveaux procédés plus économes sont mis au point après 1900. La réussite, aussi bien académique qu’industrielle, sera récompensée par un Prix Nobel de chimie attribué à Baeyer en 1905.

Quand commence la guerre de 1914-18, l’Allemagne produit 85% des colorants utilisés dans le monde. Noter que la guerre entraîne une pénurie de ces produits en France ce qui relance l’industrie des colorants naturels (La Nature 1916).

La suprématie allemande.

La guerre est déclarée depuis un an quand la revue La Nature publie, en novembre 1915, un article sur "La fabrication des matières colorantes pendant la guerre". La description qui y est faite de la puissance de l’industrie chimique allemande ne peut qu’étonner à un moment où le conflit est dans une phase active, en particulier avec le début de l’usage des gaz asphyxiants mis au point par l’industrie chimique allemande. Il est vrai que cet article ne parle que des colorants et qu’il parle de stratégie commerciale et non de stratégie guerrière :

"Depuis plus de trente ans, on peut dire que l’Allemagne a en quelque sorte accaparé la fabrication des matières colorantes dérivées du goudron de houille. En se référant à la simple statistique, on y compte vingt-deux usines ; mais ce nombre, qui a priori semble peu élevé, représente une force considérable pour qui veut bien considérer la puissance de ces fabriques, toutes supérieurement outillées, autour desquelles gravitent des milliers d’ouvriers et d’employés, dotées de laboratoires où travaillent des nuées de chimistes tous pourvus de diplômes de l’enseignement supérieur.

Ce qu’il faut en outre retenir dans cet ensemble manufacturier, c’est son organisation commerciale : dans toutes les régions industrielles du monde entier, en effet, d’intelligents dépositaires de colorants allemands, autant que possible nationaux de chaque pays, ont été installés, chargés de faire visiter ou de visiter eux-mêmes la clientèle des contrées qu’ils habitent ; en outre, un service de publicité dont on n’a pas idée, fait connaître partout, à l’aide d’envois de cartes d’échantillons et souvent par la publication de véritables volumes distribués gratuitement et écrits dans la langue du pays, les nouveautés produites et les résultats obtenus dans les laboratoires. Enfin des filiales des maisons-mères allemandes ont été ostensiblement établies dans divers pays, en France notamment, dans les parties du territoire les mieux désignées pour l’emploi de certaines spécialités.

Que peuvent opposer à cette formidable organisation les autres pays producteurs ? La France possède onze fabriques, dont il faut défalquer la moitié qui sont des maisons allemandes, l’Angleterre en a également onze en activité paraissant être soutenues par des capitaux anglais, les Etats-Unis neuf, l’Autriche et la Suisse chacune quatre. En dehors de cela, on en compte deux en Hollande, deux en Russie, une en Bulgarie, une en Grèce et en Italie".

Conclusion des rédacteurs de l’article ? La guerre doit être l’occasion de relancer l’industrie chimique dans tous ces pays qui ont laissé le monopole à l’Allemagne d’ailleurs, aux USA, les industriels ont commencé à "extraire de leurs pétroles bruts le benzol et le toluol, et non plus comme auparavant des résidus des usines à gaz et des fours à coke, et c’est là une innovation d’où peut certainement résulter pour eux une plus grande activité dans leur fabrication nationale de matières colorantes".

L’industrie chimique, celle des USA en particulier, sera la principale bénéficiaire de la guerre. Sans ce conflit, concernant l’ensemble des pays industrialisés du monde, les énormes moyens en hommes, en matières premières et en capitaux nécessaires à son développement n’auraient pas été rassemblés. Bientôt la pétrochimie remplacera la carbochimie. Des groupes comme IG Farben, Rhône-Poulenc, Du Pont de Nemours deviendront de véritables empires qui commenceront à inonder la planète de leurs produits.

Une industrie "précieuse pendant la guerre".

Introduction d’un article de La Nature de janvier 1916 :

"S’il est une industrie également précieuse pendant la guerre et pendant la paix, c’est bien l’industrie des goudrons et des benzols. En temps de paix, elle permet à nos élégantes de revêtir des costumes aux couleurs brillantes et de s’entourer de parfums souvent délicats ; en temps de guerre, elle fournit à nos automobiles un substituant précieux des pétroles exotiques, et surtout elle sert de base à la fabrication des explosifs les plus puissants : mélinite, trotyl, schneidérite, etc."

Phrase terrible. Sur un des plateaux de la balance les robes colorées et les parfums des élégantes. Sur l’autre 9 millions de morts de la guerre, 20 millions de blessés, des pays ravagés. L’industrie chimique, "industrie précieuse", n’aurait-elle vraiment le choix qu’entre futilité et destruction ?

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